Final Fantasy en mode manga 

Final Fantasy, Lost Stranger, tome 1, Hazuki Minase (scenario), Itsuki Kameya (dessin). Editions Mana Books, 228 pages, 7,90 euros.

Célèbre jeu vidéo écoulé à plus de 100 millions d’exemplaires, Final Fantasy vient d’être décliné, pour la première fois, en manga. Une assez bonne idée proposée en France par Mana Books, un tout jeune label spécialisé dans les beaux livres (art books), les bandes dessinées, les guides ou les essais ayant trait à l’univers du jeu vidéo.

Le récit de Final Fantasy, Lost Stranger (étranger perdu) débute dans le Japon contemporain. On suit Shogo et sa sœur Yuko employés chez Square Enix une société qui édite et développe des jeux vidéo dont le fameux Final Fantasy, référence du jeu de rôle (RPG). Tous les deux n’ont qu’un rêve : pouvoir travailler un jour sur un opus de la série. Un rêve qui tourne au cauchemar quand, au détour d’une rue, ils sont percutés par un camion. A leur réveil, ils découvrent qu’ils ont été projetés dans un village peuplé de Mogs et de Chocobos, ces drôles de créatures et de bestioles qui peuplent les contrées imaginaires de leur jeu vidéo favori.
Si Yuko semble s’adapter parfaitement à ce nouveau cadre, en témoigne son appétit retrouvé, Shogo éprouve, lui, toutes les peines du monde à s’y faire et à comprendre comment ils sont arrivés là.

Sur place, ils se font très vite des compagnons : la guerrière Rei Hagakure, le mage noir Duston Volta ou encore le mage blanc Sharuru Linkinfeather. Pris sous leurs ailes, Shogo et Yuko acceptent  (un peu contraints et forcés) de faire partie de leur équipe d’aventuriers qui gagne sa vie en chassant des monstres et en accomplissant des missions de la guilde. Comme dans le jeu vidéo. L’Aventure avec un grand A débute pour les deux frères et sœurs mais rien ne se passe comme prévu lors de la première mission face au terrible « dragon ténébreux blanc ». Yuko perd la vie et Shogo apprend, la mort dans l’âme, que le sort-vie n’existe pas dans ce monde… Désespéré, le jeune homme se reprend bien aidé par ses compagnons. Il se relève et se décide à percer les mystères de ce monde et, qui sait, à exhumer un hypothétique sort de résurrection…

Fans de bandes dessinées et de jeux vidéo, ce manga est résolument pour vous. On se demande d’ailleurs pourquoi l’adaptation de FF en manga (plutôt shonen) a tant tardé, trente ans après la sortie du premier opus. Le filon semblait pourtant prometteur après le succès de plusieurs films (Les Créatures de l’esprit, Advent Children, Last Order…).

Dans la lignée de La Légende de Zelda (chez Soleil Manga) ou de Resident Evil (chez Kurokawa), Final Fantasy, Lost Stranger se prête finalement bien à une adaptation manga.
S’inscrivant dans la tendance très à la mode en ce moment de l’« isekai tensei », c’est-à-dire la réincarnation des personnages dans un autre monde, le scénario bâti ici par Hazuki Minase n’est pas très original (quoique) mais il a le mérite de rester fidèle à l’univers de FF. Les fans de la première heure retrouveront tous les ingrédients qui ont fait le succès planétaire du jeu vidéo : énigmes à résoudre, jeux de piste, duels épiques, rencontres, alliances… Le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour évidemment.
Pas de panique néanmoins pour celui ou celle qui n’a jamais joué à FF, le manga reste accessible. Le récit est servi par de beaux dessins d’Itsuki Kameya. Les paysages « fantasy » sont merveilleusement dépeints, parfois très crédibles. Tout comme les personnages dans leur spécificité et leur diversité (mages, guerriers, etc.) et les nombreuses créatures à chasser.

Réagissez avec Facebook comments ou en cliquant sur un emoji (ci-dessous)
0
J'aimeJ'aime
0
J'adoreJ'adore
0
HahaHaha
0
WouahWouah
0
TristeTriste
0
GrrrGrrr
Merci d'avoir voté !

Tags:

  • Voir les commentaires

Your email address will not be published. Required fields are marked *

comment *

  • name *

  • email *

  • website *

Vous aimerez également peut-être

Brèves de comptoir philosophiques

La philosophie dans la pisicine, Ted Benoît. Editions la Boîte à bulles, 96 pages, ...

Cafardman, en vert et contre tout… sauf la rigolade

Cafardman, l’Abbé. Aaarg! Editions, 94 pages, 17,50 euros. Dans ce futur proche, dévasté par ...

Le fantôme amoureux

Hôtel particulier, Guillaume Sorel. Editions Casterman, 104 pages, 17 euros. De nos jours, lassée ...

Saga africa et humour noir

Jeux sans frontière, Ptiluc. Editions Paquet, 48 pages, 10,50 euros. Cette histoire aura connu ...

L’histoire du chevalier La Barre en picard et en bande dessinée

Le 250e anniversaire de la mort du Chevalier La Barre (décapité le 1er juillet ...

Stéphane de Groodt aime le mot dit

Qui ne dit mot, Stéphane de Groodt (scénario), Grégory Panaccione (dessin). Editions Delcourt, 146 ...