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Bulles Picardes Les albums à ne pas rater sports

Naviguer autour du monde avec Thomas Coville

 Thomas Coville, la quête de l’ultime, Alexandre Chenet (Scénario), Renaud Garreta (Dessin, Couleurs), préface de Jacques Gamblin. Editions Dargaud, 112 pages, 18 euros. 

A quinze jours du départ du Vendée Globe 2020, pourquoi ne pas se plonger dans l’univers de la course au large et de la circumnavigation. Embarquer avec Thomas Coville, à travers les pages d’un album dense, signé Alexandre Chenet et Renaud Garreta, a quelque chose d’immersif.

Après avoir déjà signé deux ouvrages sur le Vendée Globe, cette course autour du monde en solitaire et sans escale ni assistance, les auteurs ont suivi plusieurs années le parcours de Thomas Coville, détenteur du record du tour du monde en solitaire et en multicoque depuis 2016 (49 jours et 3 heures).

La préparation du bateau, les doutes, la collaboration avec l’équipe restée à terre pour le routage (en partie assuré par les navigateurs Jean-Luc Nélias et Samantha Davies), l’ouvrage de 112 pages dévoile les coulisses d’un record. Il fait aussi la part belle aux explications techniques tant sur le trimaran géant Sodebo que sur les stratégies de navigation.

Thomas Coville lui-même a reconnu qu’il ne s’attendait pas « à un telle réalité dans le travail » des auteurs avec lesquels il a échangé des heures durant pour les laisser ensuite retranscrire le récit.
On y découvre aussi une préface du comédien Jacques Gamblin, navigateur amateur qui aime « hisser la voile et partir sur les iles d’en face » en se prenant « pour un aventurier ».

Proche de Coville, Gamblin interroge sur le pourquoi de telles aventures. Chacun trouvera peut-être une partie de réponse dans les dessins de l’album.

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Bulles Picardes Les albums à ne pas rater sports

Nino découvre la concurrence à l’OM

 Droit au but, tome 17: Challenge, Agnello et Davoine (scénario), Garréra et Colombo (dessin).  Editions Hugo BD, 48 pages, 10,45 euros. 

Et de 17 ! La série Droit au but, fiction pour les jeunes consacrée à l’Olympique Marseille via son héros, Nino, déjà vendue à plus de 550 000 exemplaires en douze ans de carrière, connaît un chapitre de plus. Le nouveau tome est paru en ce début octobre. Challenge, comme son nom l’indique, va mettre Nino, remis de sa blessure, dans une situation difficile, lorsqu’il découvre l’arrivée d’un nouveau jeune joueur à Marseille, Ryan, jouant au même poste et avec les mêmes aptitudes que lui.

Pas évident pour notre jeune joueur d’accepter cette arrivée. Mais divers événements vont faire évoluer les choses. La suite va se jouer jusqu’au final en forme “d’Olympico”, selon le terminologie officieuse qui accompagne les matches entre l’Olympique lyonnais et l’Olympique de Marseille. Soit, ici un Marseille – Lyon au stade Vélodrome parfaitement raccord avec l’actualité – puisque le calendrier de la Ligue 1 proposait, trois jours avant la sortie de l’album, le véritable duel OL – OM (1-1).

Du bon boulot signé de Thierry Agnello et Charles Davoine pour le scénario, et de Jean-Luc Garréra et Pedro Colombo pour les dessins fidèles aux stars marseillaises, en l’espèce Dimitri Payet et Steve Mandanda, ou le coach AVB (André Villas-Boas) est ainsi mis à l‘honneur.

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Ellis Island, cauchemar du rêve américain

 Ellis Island, tome 1: Bienvenue en Amérique, Philippe Charlot (scénario), Miras (dessin). Editions Grand Angle, 64 pages, 14,90 euros.

« Tu y débarques un Italien, un Allemand, un Irlandais, un Juif, un Russe et il en sort un Américain! ». Si la formule a du sens et si sa finalité incarne un rêve, avec Tonio, Guiseppe et Vitto, trio disparate malgré des racines communes et une destinée qui va les regrouper, l’angélisme fait long feu dans ce premier tome d’Ellis Island, un diptyque dont l’histoire raconte l’Histoire. Celle du boom de l’immigration américaine, et ce « sas » d’admission qu’est Ellis Island, voisin de la statue de la Liberté, à l’embouchure de l’Hudson.

De 1892 à 1954, douze millions de personnes venus chercher meilleure fortune aux Etats-Unis y ont débarqué. Le point de départ de quelques “success-stories” et d’une multitude de désillusions.

Du rêve au cauchemar, il n’y avait souvent que des heures d’attente interminables dans une file humaine hétéroclite où, au fil des ans, les plus faibles étaient de plus en plus rapidement éjectés.  Handicapés, mal portants, soupçonnés de tout et de rien, les malvenus passés sous le panneau « Welcome » étaient aussitôt placés en quarantaine, voire remontés de gré ou de force dans le bateau en partance pour le voyage retour.

Cette atmosphère, les auteurs, le scénariste mélomane Philippe Charlot, et le dessinateur polonais Miras, la traduisent parfaitement, même s’il faut quelques pages pour s’adapter au graphisme exposé et inattendu à l’aune du traitement d’un sujet historique. Mais l’on s’y fait et certaines bouilles, un tantinet caricaturales, viennent finalement appuyer là où ça pourrait faire mal.

En d’autres termes, la joyeuseté initiale des migrants rêveurs, traduites par ces rougeurs, ces « gros nez » ou ces corps sortis de bandes dessinées légères, s’écrasent sur la dureté des faits. Impossible de passer à travers un tel contraste qui renforce Tonio dans son rôle de héros, Guiseppe dans celui de zozo et Vitto dans son costume de mafioso.

Au fil de l’album, tout s’imbrique et tout s’explique pour ces personnages fiction qui dépeignent une triste réalité au devenir incertain. Le second tome la révèlera. Du moins l’espère-t-on.
A ce titre, attendre la suite, voire l’imaginer, c’est toujours bon signe pour un album. Alors si cet Ellis Island I n’est pas un chef d’œuvre, il n’en demeure pas moins réussi.

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Bulles Picardes historique Les albums à ne pas rater

“La Bombe” ou le récit détaillé de l’élaboration de l’horreur

 La Bombe, Alcante et Laurent-Frédéric Bollée (scénario), Denis Rodier (dessin). Editions Glénat, 472 pages, 39 euros. 

Le 6 août 1945, le monde découvrait, horrifié, les ravages de la bombe atomique. Ou plutôt allait apprendre – la communication étant aux antipodes de celle d’aujourd’hui – au fil du temps et au constat des dégâts apocalyptiques créés, ce que l’homme venait d’inventer de pire. Soit une bombe d’une puissance inouïe (quinze kilotonnes) largué par les Américains sur Hiroshima, pour obtenir la reddition des Japonais – pourtant déjà chancelants et fatalement voués à la capitulation – que seul le sens exacerbé de l’honneur nippon empêchait de concrétiser. Au point de poursuivre une guerre devenue vaine, et même plus mondiale depuis la défaite actée quelques mois plus tôt d’Hitler et du régime nazi. Pour autant fallait-il en arriver à ce massacre dont le bilan incertain avoisine les 200 000 morts, et certainement plus au vu des séquelles irréversibles dont ont vite souffert des générations de Japonais?

C’était il y a 75 ans et c’est formidablement raconté et conté par Didier Alcante, Denis Rodier et Laurent-Frédéric Bollée dans un lourd et impressionnant roman graphique publié chez Glénat, sobrement intitulé La bombe.

Ce trio international (Alcante réside en Belgique, Bollée en Ile-de-France et Rodier au Québec) a travaillé durant quatre ans pour livrer ces 472 pages d’une force incroyable, dont le noir et blanc conforte l’intensité. 472 pages et pas une de superflue, tant les détails de l’élaboration de cette bombe qui a bouleversé la face du monde, jusqu’à son explosion finale, nous sont offerts avec une rare précision dans le strict respect de l’Histoire.

Le lecteur rencontre ainsi au fur et à mesure tous les protagonistes du carnage le plus terrifiant de tous les temps. Roosevelt puis Truman, qui se sont succédés à la présidence des Etats-Unis d’Amérique, les plus éminents scientifiques, Einstein, Fermi ou le redoutable Robert Oppenheimer, et des personnages clés dont les noms sont pourtant moins passés à la postérité, tel le Général Groves ou le physicien Léo Szilard. Deux (très) forts caractères qui se sont opposés jusqu’au bout.

Le Hongrois devenu citoyen américain en 1943, est en ce sens le personnage principal de l’ouvrage, sachant qu’il fut à la fois à l’origine de l’élaboration de la bombe (projet Manhattan) et au fil du temps un opposant farouche à son utilisation concrète.

Les auteurs ont accumulé une telle documentation qu’ils auraient pu, de leur propre aveu, augmenter encore la pagination de ce véritable pavé qui irradie nos consciences chahutées par la violence d’un propos n’éludant aucune atrocité. Chacun prend sa part, tels ces savants exportant fièrement leurs terribles découvertes, en les explicitant dans des revues scientifiques dont le Diable fasciste fait sien, ces militaires d’une rigidité cadavérique, ces apprentis sorciers usant de cobayes humains lâchement réquisitionnés ou ces politiques dépassés par leurs idéaux.

Le tout est accompagné d’une lugubre voix off, celle de l’uranium, qui nous rappelle sans cesse sa destinée. Une sorte de prédicateur fantomatique, devenu l’espace d’une gigantesque course à l’armement un demi-Dieu pour lequel tous les sacrifices sont possibles.

Dans ce contexte, un seul personnage de fiction, Naoki Morimoto, vient s’ajouter à la dramaturgie pour l’incarner dans toutes ses dimensions. Il représente à lui seul les milliers de victimes civiles d’Hiroshima. Dépeint avec beaucoup d’humanité, pacifiste dans l’âme, Morimoto va perdre son fils, inutile kamikaze volontaire, et sera finalement désintégré par la bombe, en léguant ad vitam eternam son ombre sur les marches conduisant à une banque – phénomène véridique qui repose désormais au musée de la paix à Hiroshima. Un musée que l’on a désormais envie d’aller visiter. C’est aussi la réussite d’un livre que les auteurs ont su rendre à la portée de tous. Merci Messieurs !

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Bulles Picardes Les albums à ne pas rater sports

Warm up, acte III

Warm Up, tome 3: In loving memory, Renaud Garetta. Editions Dargaud, 64 pages, 14 euros.

Après trois ans d’attente, voici la suite des aventures de Chad Neves, pilote moto doué aux fréquentations peu recommandables. Après la mort de Nathan, son frère aîné, des suites d’une chute lors d’un grand prix à Macao, et après avoir fait échouer un braquage dans lequel l’avait entraîné Pep le mafieux, Chad Neves essaye de faire son deuil et de se faire oublier de la mafia. C’est alors qu’on lui propose une place de pilote dans une équipe qui doit courir le Bol d’Or. Une chance inespérée pour lui de se remettre en selle.

Mêlant toujours polar plutôt noir, histoires familiales pas moins sombres et action sur le circuits de moto de compétition, Renaud Garreta poursuit avec Warm Up III ‘’In loving memory’’ le récit du parcours sinueux de son jeune héros.  Faisant ses preuves guidon en main, celui-ci finit par hériter d’une place dans un team pour disputer le Bol d’Or.

L’action des courses, toujours bien décrite et bien mise en image, reprend le pas au fil des pages. Chad y gagne ses galons de pilotes jusqu’au dénouement du championnat de France… et de ses démêlés avec les gangsters ?

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Bulles Picardes humour Les albums à ne pas rater

Gaston, c’est (toujours) le champion !

Lagaffe champion ! André Franquin. Editions Dupuis, 48 pages, 12,50 euros.

Le 5 janvier, cela fera vingt-deux ans que l’un des maîtres de la BD franco-belge, André Franquin, génial géniteur de Gaston Lagaffe, entre autres, nous a quittés. Mais son personnage phare, l’antihéros par excellence, continue de nous faire rire, de nous attendrir, de nous éblouir.

Le filon est trop bon pour que le monde de l’édition ne nous dégote pas régulièrement un album reprenant une série de gags éculés mais succulents, de ce personnage inclassable apparu en catimini pour la première fois dans le Journal Spirou en 1957. Sans imaginer un seul instant la fabuleuse carrière qui l’attendait.

Ce sixième tome hors-série a ainsi sélectionné les meilleurs gags de sport de Gaston Lagaffe. Fumiste évident ou athlète caché, ce Gaston ? Vous seriez surpris !

Pas franchement un as du sport, le roi de l’invention, du bricolage et de mille et une choses aussi peu indispensables que drôles, arrive néanmoins aujourd’hui – suprême exploit pour lui – à passer pour un champion le temps d’une compilation ! Il est vrai que le bougre s’est quand même essayé à de nombreuses disciplines sportives avec plus ou moins, et surtout moins, de succès. Aussi, les éditions Dupuis proposent opportunément un hors série qui regroupe les principaux faits d’armes « sportifs » de Gaston. C’est donc du vu, du revu, voire du re-revu… mais ça fonctionne toujours.

Lagaffe champion ! Le titre ne nous ment pas ; champion de l’illusion et du bonheur de vivre. Franquin était un magicien et son art est intemporel.

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L’OM au sommet

Droit au but, tome 15: le foot au sommet, Thierry Agnello et Charles Davoine (scénario), Jean-Luc Garrera et Alexandra Colombo (dessin). Editions Hugo BD, 48 pages, 10,45 euros.

« Droit au but », c’est la devise de l’Olympique de Marseille. C’est aussi une série en bandes dessinées lancée en 2006, dédiée au club phocéen (au même titre que PSG Academy pour Paris) qui rencontre un joli succès auprès des très jeunes fans de l’OM (plus de 500 000 exemplaires de la série vendus!).

On suit ici les aventures de Nino, jeune apprenti footballeur sous le maillot de son club préféré. Dans ce nouvel album,  son rêve de devenir pro se rapproche puisqu’il est retenu pour suivre la préparation d’avant-saison de l’équipe première. Rudi Garcia, Adil Rami, Florian Thauvin, Steve Mandanda, Dimitri Payet ou Luis Gustavo font ainsi leur apparition à ses côtés au fil des pages de cet album qui ravira encore les fidèles de la série, auquel on pardonnera quelques incohérences. Comme la neige omniprésente durant ce stage en montagne  alors qu’il se déroule… en plein été.

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Bulles Picardes Les albums à ne pas rater sports

Poulidor avant Poulidor

Raymond, Jeff Legrand (scénario), Christophe Girard (dessin). Editions Mareuil, 143 pages, 19,90 €.

Encore un livre sur Poupou ? Oui, mais celui-là est différent. Vraiment. D’abord parce qu’il s’agit d’une BD « XXL » (143 pages), déjà. Et ensuite parce qu’il ne revient justement pas sur l’histoire de Poulidor. Non, il détaille la vie de Raymond. Autrement dit la jeunesse de la légende française du cyclisme, Raymond Poulidor. Soit un solide récit racontée et bien racontée. Une histoire de famille et d’ascension sociale empreinte d’abnégation, de rêve, de déceptions et marquée par la (et les, avec celle d’Algérie) guerre pour cet enfant de 1936, natif de la Creuse.
Deuxième meilleur élève de son canton, ce jeune paysan fan de Marcel Cerdan n’était pourtant absolument pas prédestiné à la gloire.

A cet égard, le récit de Jean-François Legrand associé au dessin de Christophe Girard nous éclaire sur “La pouliche”, son premier surnom de cycliste sous lequel perçait déjà “Poupou”.
C’est parfois émouvant, parfois drôle, parfois étonnant. C’est juste “Raymond”, selon le titre, et c’est chouette !

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Jaguar, du luxe et du sport

24 heures du Mans, 1951-1957 : le triomphe de Jaguar, Denis Bernard (scénario), Christian Papazoglakis (dessin). Editions Glénat, coll. Plein gaz, 48 pages, 13,90 €.

Détenu par le constructeur indien Tata Motors, la marque anglaise Jaguar, qui fêtera son centenaire en 2022, représente une certaine idée du prestige et du luxe automobile, dont les plus beaux triomphes en compétition datent des années 50, aux 24 heures du Mans, quand l’épreuve française était une référence internationale absolue.

Cette période où les constructeurs rivalisaient d’ingéniosité avec en corollaire un solide sens du système D, et où les pilotes faisaient preuve d’une incroyable bravoure en piste, est parfaitement racontée en bande dessinée dans ce nouveau tome, ainsi consacré à Jaguar (après des récits sur l’épopée Ford, celle de Matra ou la décennie fabuleuse des années 60), dans cette très belle et très riche collection des éditions Glénat, « Plein Gaz ».

Mais au-delà, c’est l’histoire de la marque qui est relatée grâce au scénario habile, fort de nombreux flashbacks, de Denis Bernard, et aux dessins toujours saisissants, dès lors qu’il s’agit de compétition automobile, de Christian Papazoglakis, passé par l’école Michel Vaillant.

Un récit qui rappelle notamment le choix aussi judicieux qu’impérieux des dirigeants britanniques d’abandonner au sortir de la guerre le nom de la marque, Standard Swallow, réduit à « SS »,  au profit de Jaguar. Le fauve pouvait alors courir et rugir avec succès.

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Bulles Picardes humour Les albums à ne pas rater

Gai-Luron en petite forme

Les nouvelles aventures de Gai-Luron, tome 3 : Gai-Luron est complètement 2.0, Sti (scénario), André Amouriq (dessin). Editions Fluide glacial, 48 pages, 10,95 €.

Le troisième tome de la version post-Gotlib des aventures de Gai-Luron est une petite souffrance.
La reprise de ce personnages des fabuleuses années Pif Gadget du siècle précédent était déjà un sacré pari, honorablement relevé par Pixel Vengeur et Fabcaro (tome 1) puis Felder (tome 2), auteurs de deux albums parus depuis 2016, dont le mérite fut par certains côtés de nous ramener, à défaut de nous faire songer, à la belle époque de maître Marcel. Mais là, malgré tout leur enthousiasme, Amouriq et Sti, ne parviennent pas à nous faire rêver.

Le thème choisi, l’aspect has been de Gai Luron et son comparse Jujube, semblait pourtant une bonne idée. Un moyen idéal pour créer un trait d’union entre le Gai Luron d’avant et celui de maintenant. Oui mais voilà, ça ne fonctionne pas. Trop de gags éculés (le coup du plongeon en dehors de la piscine…), trop de jeux de mots “perchés”, trop de chutes abruptes…  L’absurde, force naturelle du personnage, doit s’imposer au lecteur quasiment naturellement pour devenir savoureux et non pas exagérément au risque de devenir malheureux.

Conquérir un nouveau lectorat est évidemment compliqué pour une série culte restée en sommeil si longtemps, et autant imprégnée de l’esprit d’un des plus grands génies du 9e art de tous les temps. Ne pas décevoir les inconditionnels nostalgiques de leur enfance où ils se régalaient des facéties de l’atypique Gai-Luron, l’est tout autant. En l’espèce Pixel Vengeur, Fabcaro et Felder avaient un tant soit peu contenté plus ou moins les anciens. Finalement c’était déjà bien. Parce que là, personne n’est satisfait.