Backstage, en coulisses avec les Rolling Stones

    Backstage, la genèse des Rolling stones, James (scénario), Boris Mirroir (dessin). Editions Fluide glacial, 56 pages, 10,95 euros. 

    On les a tant vus courir sur les scènes du monde entier, les joues ridées, la chevelure grisonnante au vent, à jouer leurs tubes éternels devant des foules immenses, que l’on peine à l’imaginer: il exista pourtant une époque où Keith Richards et Mick Jagger n’étaient pas des rock stars planétaires.
    C’était en 1960, à une trentaine de kilomètres à l’Est de Londres, dans la charmante bourgade de Dartford, bordée par la Tamise, et qui ignorait encore qu’un jour, treize de ses rues seraient rebaptisées Satisfaction street ou Stones avenue, en l’honneur de deux de ses rejetons.

    D’un côté, Keith, rebelle en délicatesse avec l’école issu de la classe ouvrière. De l’autre, Mick Jagger, fils de prof, bon élève sans histoire. Ils se rencontrent sur un quai de gare le 17 octobre 1961, et découvrent rapidement qu’ils ont une passion commune: le blues.

    Des ces débuts pas forcément prometteurs, James & Boris Mirroir ont tiré une foule d’anecdotes rigolotes qui permettent de comprendre d’où viennent les Little Boy Blue & The Blues Boys, nom du premier groupe que formèrent les deux inséparables rockers british.

    Les premiers accords, les premières répètes, les plans concert un peu foireux, à jouer La Bamba en boucle dans la rue… Backstage fourmille d’histoires qui parleront à tous ceux qui, un jour, la stratocaster sur les épaules, se sont imaginés sur scène devant un public en délire.

    La plupart des histoires révélées sont véridiques. Il faut d’ailleurs saluer le travail de vérification de l’auteur, James. Une démarche explicitée dans une une interview instructive figurant en fin de tome. Seule légère fausse note, les strips en six cases, dont le format répété confère à l’ensemble un rythme pas toujours rock n’ roll. Qu’importe, ce premier volume a un goût de trop peu et donne vraiment envie de voir les deux jeunes Mick et Keith – parfaitement caricaturés en ados faussement rebelles, les yeux planqués derrière des cheveux trop longs –  remonter sur scène.

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