Brûlez moscou : flamboyant !

    Brûlez Moscou, Kid Toussaint (scénario), Stéphane Perger (dessin). Editions Le Lombard, coll.Signé, 72 pages, 14,99 euros.

    Septembre 1812, Napoléon et son armée impériale sont aux portes de Moscou. Et ils paraissent invincibles. Plutôt que de mener un combat jugé sanglant et perdu d’avance, les autorités russes décident alors d’abandonner la capitale. Mais avant, ils font ouvrir les prisons et libérer les criminels – histoire de compliquer un peu plus la tâche aux Français – leur enjoignant de défendre la ville et, à défaut, de la brûler.
    C’est ainsi qu’Anatoli Vassili, capitaine de régiment, dégradé et emprisonné après un acte de rébellion jugé inacceptable, retrouve la liberté. Avec comme unique objectif de retrouver la trace de sa femme et son fils. D’autant plus menacés qu’un sinistre détenu, Kolia “l’Ogre de Moscou” est lui aussi à leur recherche. Début d’une course-poursuite dans le chaos de la déroute et une ville bientôt en proie aux flammes.

    Album choc. En tout cas, album marquant. Et qui embarque le lecteur dès les premières planches, ou le réalisme flamboyant de Stéphane Perger impose son rythme et son atmosphère. Les descriptions de Moscou enflammées sont dantesques, la ville devenant bien plus que le cadre de l’histoire mais un vrai sujet en soi. L’intrigue, justement, ne baisse jamais d’intensité et le récit, au départ d’apparence très classique acquiert une autre dimension, plus tragique encore à la fin.
    Si Napoléon n’a pas réussi à conquérir Moscou, il a au moins maintenant un bel album de bande dessinée pour évoquer sa déroute.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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