Ce qu’aime l’ACBD, c’est les monstres d’Emil Ferris !

    Au terme d’un troisième tour de vote, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée (ACBD) a couronné Moi ce que j’aime, c’est les monstres — livre premier d’Emil Ferris (ed. Monsieur Toussaint-Louverture) de son Grand Prix 2019.

    Il y a parfois des livres qui s’imposent comme une évidence (ce qui n’enlève rien aux qualités des autres titres en lice, de bonne voire d’excellence facture cette année). C’est le cas, cette année, avec Moi ce que j’aime, c’est les monstres, le premier roman graphique époustouflant de l’Américaine Emil Ferris. Celui-ci vient de se voir décerné, à l’issue du troisième et dernier tour de vote, le Grand Prix 2019 de l’ACBD (Association des critiques et journalistes de bande dessinée, dont – pour une transparence totale – l’auteur de ces lignes est membre).

    L’ACBD a jugé que “cet album puissant, au dessin ébouriffant, brasse les époques et les récits“. D’inspiration autobiographique, il conte – au premier regard – l’enfance d’une fillette des années 1960 dans un quartier miséreux de Chicago. La jeune Karen, qui fait chaque jour face à l’horreur et à la souffrance et se représente en monstre. Quand sa voisine meurt dans d’étranges circonstances, elle décide d’enquêter…  Mais derrière cette enquête adolescente, c’est toute une réalité sociologique et historique mais également artistique qui va émerger, le tout retranscrit de façon très singulière, tout au stylo, avec un trait unique, parfois jeté parfois ultra-réaliste.

    Un grand album qui succède à La Terre des fils de Gipi, Grand Prix 2018. Les quatre autres finalistes étaient L’Âge d’or de Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, Dupuis, Courtes distances de Joff Winterhart, Çà et là, Malaterre de Pierre-Henry Gomont, Dargaud et Servir le peuple d’Alex W. Inker, Sarbacane.

    Rappelons enfin que ce Grand Prix de la Critique ACBD a pour ambition de « soutenir et mettre en valeur, dans un esprit de découverte, un livre de bande dessinée, publié en langue française, à forte exigence narrative et graphique, marquant par sa puissance, son originalité, la nouveauté de son propos ou des moyens que l’auteur y déploie. »  Autant dire que Moi ce que j’aime c’est les monstres répond assez justement à tous ces critères.

    Le prix sera remis officiellement à Emil Ferris lors du prochain festival d’Angoulême, fin janvier 2019

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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