Des bulles de mémoire pour se rafraîchir les idées sur l’histoire d’Amiens, en avant-première dans le Courrier picard

    A partir de ce lundi et jusqu’à la mi-août, les lecteurs du Courrier picard pourront retrouver cinq épisodes de l’histoire d’Amiens, du Ier au XVIIe siècle. En partenariat avec les éditions Petit à Petit et en avant-première de la parution de l’album, en octobre.

    Une bande dessinée racontant l’Histoire d’Amiens avec un grand « H ». C’est ce que propose le scénariste Guillaume Magni en collaboration avec dix dessinateurs et coloristes locaux, au style très différent, tels Nicolas Hitori de (auteur de la série Mia and co) ou Greg Blondin (le dessinateur de Philippine Lomar, que l’on retrouve aussi dans le Courrier picard cet été).

    Le premier tome d’Amiens, allant de l’antiquité jusqu’au XVIIe siècle paraîtra le 2 octobre aux éditions rouennaises Petit à petit via sa collection Les Villes en BD. Mais, en avant-première, les lecteurs du Courrier picard pourront découvrir plusieurs chapitres de cet album dès cet été. Et dès aujourd’hui, plus précisément.

    Des histoires et des hommes d’Amiens
    Révélé par les éditions de la Gouttière, Guillaume Magni a fait des œuvres collectifs sa spécialité. Dans La crise, quelle crise ?, un collectif de 18 auteurs nous faisait partager leur regard sur cette fameuse crise omniprésente en France depuis des décennies et recyclée par toutes les idéologies. Dans Mon histoire de migration entre France et Angleterre, édité par Amiens Métropole, les auteurs avaient choisi de donner la parole et aux souvenirs de migrants à travers des histoires poignantes.

    On connaît également Magni pour sa participation éclairante au sein de l’éphémère mais marquante revue de bande dessinée picarde Pierre Papier Chicon fondée de David François et David Périmony.

    Des histoires et des hommes, c’est encore et toujours le credo de Guillaume Magni qui nous plonge, cet

    Communs, communes… Quand ils se battaient pour la Commune… d’Amiens (dessin Nicolas Hitori De)

    te fois, dans le passé d’Amiens, de Samarobriva aux guerres de religion. « L’idée, c’est de raconter Amiens à travers des faits historiques mais en gardant un soupçon de fiction dans les chapitres, notamment durant les périodes où l’on ne sait pas grand-chose. Ce n’est pas, à proprement parler, de la BD documentation », confie le scénariste.

    En ouvrant l’album, le lecteur remontera le temps à travers neuf chapitres indépendants les uns des autres. Il ira à la rencontre des gallo-romains qui ont façonné la capitale picarde, assistera aux terribles raids vikings, au développement du commerce de la waide (l’or bleu) ou encore à la construction de la cathédrale Notre-Dame. Une manière très ludique de raconter l’histoire de France en passant par celle des cités. Nul doute que les Amiénois apprendront des choses, assure Guillaume Magni. « En préparant la bande dessinée, j’ai appris qu’Amiens était régulièrement attaquée par les vikings qui voulaient en faire leur base arrière pour attaquer Paris ».

    Une dizaine de Dessinateurs et des textes historiques
    Au dessin, on retrouve des auteurs assez expérimentés comme Nicolas Hirori ou Alex-Imé et d’autres un peu moins comme Juliette Charlot (directrice de la Maison de l’architecture d’Amiens) pour qui il s’agit d’une première et qui s’est chargée, avec un talent certain, du terrible épisode de la peste noire qui clôture le premier tome.

    « Ce type de BD collective permet de lancer de jeunes auteurs comme Juliette mais aussi Lucio Merckaert qui a obtenu le DU Création de bandes dessinées à l’UPJV. On a la chance d’avoir un beau vivier en Picardie, ce serait dommage de ne pas en profiter ! », se réjouit le scénariste.

    Hormis l’Espagnol Ignifero, qui s’est occupé du chapitre sur la cathédrale, tous les auteurs sont effectivement issus de la région. « C’est très enrichissant de travailler avec autant d’auteurs, apprécie Guillaume Magni. Il n’y a pas une seule façon de collaborer, certains préfèrent être piloté, d’autres aiment bien mettre leur grain de sel dans les histoires (rire). »

    On notera également les textes historiques très éclairant de Stéphane Cuvillier, frère du dessinateur Damien Cuvillier (auteur dernièrement de Mary Jane ou Eldorado). Ceux-ci sont accompagnés de photos de vestiges, de statues, de peintures à l’image de celle montrant la Vénus de Renancourt découverte en 2019.

    Le deuxième volet devrait sortir en 2021 ou 2022, selon la maison d’édition. Il abordera la période allant de la Révolution française à aujourd’hui.

    La Cathédrale d’Amiens, resplendissante sous le trait de l’Espagnol Ignifero (et la mise en couleurs de Luigi Zitelli)
    Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis !
    0
    J'AIMEJ'AIME
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    WOUAHWOUAH
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Tags:

    • Voir les commentaires

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    comment *

    • name *

    • email *

    • website *

    Vous aimerez également peut-être

    Partir en bande dessinée à Amiens, d’aujourd’hui à samedi

    Pour la deuxième fois, l’opération Partir en livre va mettre à l’honneur, à Amiens, ...

    Double jeu dans le Belfast de la guerre

    Mon traître, Pierre Alary, d’après le roman de Sorj Chalandon. Editions Rue de Sèvres, ...

    Le Petit Nicolas en picard dans le texte

    Les éditions IMAV, dirigées par Anne Goscinny poursuivent leur politique d’éditions en langues régionales ...

    La Saga de Grimr s’expose chez Octopus

    Pour ceux, nombreux, qui ont apprécié La Saga de Grimr (Fauve du meilleur album d’Angoulême ...