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    En Turquie, Nicolas de Crécy sur la route de Soi

    Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

     Visa Transit, volume 2, Nicolas de Crécy. Editions Gallimard BD, 136 pages, 22 euros.

    On avait laissé, à la fin du volume 1, Guy et Nicolas, quelque part au bord la Mer noire, au bout de la Bulgarie. Ciel dégagé, eaux tranquilles. 1986. L’Europe respire l’air de Tchernobyl, les deux cousins ne s’en soucient pas. Ils poursuivent un but bien plus essentiel. Tracer leur route, destination inconnue.Seul défi: rouler tant que la Citroën Visa hors d‘âge de leur grand-père le peut.

    Le tacot les amène en Turquie. Istanbul, déjà immense, s’offre à eux. Elle grouille, tonne, fulmine, inquiète. Les deux cousins, empreints de liberté, s’extirpent de là. La route, encore. Toujours. Direction Anakara.

    Dans ce deuxième tome, Nicolas de Crécy reprend son récit là où il l’avait laissé: dans la rêverie insouciante de de ses deux personnages, jeunes hommes à l’aube de leur vie d’adulte, en quête de sens.

    Rompu au récit de voyage, l’auteur navigue toujours entre oeuvre documentaire – on imagine l’Europe de l’est des années 80 conforme à la description qu’il en donne – et conte absurde. Michaud, Kafka, Turner… Autant de figures artistiques tutélaires que Nicolas de Crécy invoque en chemin, apparitions fantomatiques et poétiques qui ramènent le narrateur à ce qu’il est, à ce qui le définit.

    Une notion essentielle dans un périple sans but apparent, sinon la découverte de soi et du monde, exercice cathartique salutaire dans un monde incertain, où le ciel de demain semble bien sombre. 1986-2020. La route n’est pas si longue.

    On remontera volontiers dans la Visa, quitte à se trouver une petite place sur la banquette arrière, entre les piles de livres et les paquets de clopes vides. Histoire de tourner le dos à l’époque et de filer tout droit…

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