“Traces de la Grande Guerre”, un projet de dimension internationale pour le souvenir d’une guerre mondiale

    Né du partenariat entre le Festival de comics de Kendal (Grande-Bretagne) et l’association amiénoise On a marché sur la bulle, Traces de la Grande guerre, ce qu’il en reste est l’ouvrage marquant de cette fin de centenaire en matière de bande dessinée. Marquant aussi pour son élaboration.

    Détail d’une planche de “Sans une trace” (Charlie Adlard / Robbie Morrison), première des 18 histoires courtes de l’album.

    Référent national en matière de bande dessinée de la Mission du centenaire 14-18, l’association amiénoise On a marché sur la bulle a depuis cinq ans réalisé plusieurs expositions sur le sujet et oeuvré notamment à l’installation de la fresque monumentale de Joe Sacco sur la bataille de la Somme à Thiepval.

    En matière éditoriale, il y a eu en 2014 la parution des Chroniques de Notre Mère la Guerre, aventure collective venant prolonger la saga de Kris et Maël (coéditée avec les éditions Futuropolis), puis en 2016 le spectacle suivi de l’album Black Dog, les rêves de Paul Nash de Dave Mc Kean (édité ensuite chez Glénat). Cette année, pour conclure le centenaire, ce sera donc Traces de la Grande Guerre, ce qu’il en reste, un projet d’envergure et une très ambitieuse anthologie internationale. Internationale à plus d’un titre, d’ailleurs.

    Le projet est en co-réalisé avec le Lakes International Comic Art Festival (LICAF) de Kendal, dans le nord de l’Angleterre et le soutien de 14-18 NOW (l’équivalent de la Mission centenaire française). Il s’inscrit dans la suite directe de la collaboration fructueuse établie autour du projet de Dave Mc Kean. À l’origine, les Picards avaient amené à leur partenaire britannique l’idée d’un projet collectif autour du trajet d’un soldat anglais durant la Première Guerre mondiale.

    Au final, ces traces se sont multipliées avec des récits et des auteurs du monde entier. 41 auteurs d’une douzaine de nationalités et dix-huit histoires (lire page suivante). Le « casting » a ainsi construit par le mélange des propositions des deux partenaires. 14-18 NOW a aussi fait jouer ses antennes au sein du Commomwealth. Si l’Australien Shaun Tan (primé à Angoulême pour Là où vont nos pères) n’a finalement pas rejoint le projet, Traces accueille ainsi un auteur indien, vraie découverte pour beaucoup d’amateurs, Orijit Sen. Celui-ci sera à Albert ce week-end, lors du Salon du Livre – qui sert de support événementiel au lancement français – puis à Amiens mardi, comme une bonne partie des membres du collectif.

    L’ouvrage doit aussi paraître simultanément en français et en anglais. Un vrai double événement littéraire qui place la Somme, et la Picardie, au centre du monde de la bande dessinée et du centenaire.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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