Fauve d’Or/meilleur album Angoulême 2018 : Et il n’en resta plus que dix…

    Les membres du “Grand Jury” de la 45e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême viennent d’établir la liste des dix albums en lice pour le “Fauve d’Or” (qui récompense “le meilleur album de l’année, sans distinction de genre, de style ou d’origine géographique”) qui sera décerné lors du festival 2018, dans quinze jours.

    De 45 titres, la liste de la sélection officielle pour le Fauve d’Or 2018 est désormais réduite à 10 titres. C’est donc parmi ces albums ci-dessous que se trouve le “meilleur album” de l’année.
    Du moins selon les membres du jury (à savoir les auteurs Guillaume Bouzard (président du Jury) et Camille Jourdy, les journalistes Clara Dupont-Monod et Lucie Servin, l’acteur et réalisateur Bruno Podalydès, la libraire Peggy Poirrier et le chanteur Marco Prince).

    par ordre alphabétique et avec les commentaires du Festival:

    Alors que j’essayais d’être quelqu’un de bien, Ulli Lust (Ça et Là)
    “Dans le prolongement de Trop n’est pas assez, Ulli Lust, lauréate du Fauve Révélation en 2011, se remet en scène cinq ans plus tard à Vienne avec la même sincérité de ton. Brossée par un trait noir et souple qui s’épanouit dans la volupté d’une bichromie rose, la confession intime de cette artiste en quête d’elle-même chante un hymne à l’émancipation”.

    Ces jours qui disparaissent, Thomas Le Boucher (Glénat)
    “Timothé Le Boucher signe un thriller psychologique captivant dans un style précis inspiré du manga. Il réussit un tour de force narratif, subvertissant l’histoire de science-fiction classique du double identitaire par la mise en scène d’un personnage en lutte, lancé dans une course désespérée à la reconquête de lui même, à la recherche du temps perdu”.

    Dans la Combi de Thomas Pesquet, Marion Montaigne (Dargaud)
    “Marion Montaigne s’est fait connaître il y a près de 10 ans à travers le blog Tu mourras moins bête… mais tu mourras quand même !, décliné en livres et adapté en série animée sur Arte. Avec le même humour ravageur et le plaisir d’expliquer, ce reportage retrace la trajectoire de Thomas Pesquet, le célèbre astronaute français envoyé récemment dans la Station spatiale internationale”.

    Emma G Wildford, Zidrou & Edith, Soleil Éditions (Collection Noctambule)
    “Poétesse anglaise du début du XXe siècle, Emma G. Wildford décide de partir à la recherche de son mari disparu depuis plus d’un an en Scandinavie. entre l’Angleterre et la Laponie, la palette de la dessinatrice se libère à mesure que s’émancipe son héroïne… Un décor d’aventures aux couleurs surannées s’échappe de cet album soigné comme un objet d’époque”.

    Hip Hop Family Tree, Ed Piskor (Papa Guédé)
    “Ce troisième volet de l’histoire du mouvement hip-hop s’intéresse aux années 1983-1984, qui voient éclore une nouvelle génération d’artistes comme Run-D.M.C., LL Cool J ou Public enemy. Du rap au graffiti, la saga d’ed Piskor, distinguée par un Eisner Award, fait revivre les origines d’une culture urbaine marginale devenue langage universel”.

    Istrati ! T.1 Le Vagabond, Golo, Actes Sub BD 
    “Grand voyageur et amoureux des livres, l’écrivain roumain Panaït Istrati (1884- 1935) ne pouvait que séduire cet autre citoyen du monde qu’est Golo. L’auteur réalise une biographie dessinée d’une belle densité, nourrie par un dessin foisonnant et portée par la même passion pour la littérature, la liberté et l’aventure”.

    L’inconnu, Anna Sommer (Les cahiers dessinés)
    “Le jour où Hélène découvre un bébé dans la cabine d’essayage de sa boutique, elle décide de le garder sans en parler à personne… Derrière son trait épuré d’une lisibilité parfaite et d’apparence inoffensive, Anna Sommer cache une redoutable capacité à disséquer les sentiments, à traquer le malaise et à pointer les névroses contemporaines”.

    Megs, Mogg & Owl, Happy Fucking Birthday, Simon Hanselmann (Misma)
    “Difficile d’imaginer personnages plus déjantés que ceux de Simon Hanselmann ! La structure classique des planches et le dessin d’une grande simplicité apparente ne dissimulent pas la dimension « trash » de cette série inspirée par une enfance difficile, qui permet à son auteur de dépasser des traumatismes personnels tout en provoquant le rire doux-amer du lecteur”.

    La saga de Grimr, Jérémie Moreau (Delcourt)
    “Dans l’Islande du XVIIIe siècle, exploitée par le Danemark et confrontée à la misère provoquée par une succession de catastrophes naturelles, un jeune orphelin, Grimr, doit prouver sa valeur. Dessinateur du Singe de Hartlepool et auteur de Max Winson, Jérémie Moreau signe un conte épique dans la lignée des grandes sagas islandaises”.

    La terre des fils, Gipi (Futuropolis)
    “Sur une terre à l’abandon où la violence impose sa loi, un père survit avec ses fils. Chaque soir, il écrit dans un carnet des mots que ses enfants, illettrés, ne peuvent comprendre. Une réflexion sur la transmission, le langage et l’amour, qui marque une nouvelle étape pour Gipi, Prix du meilleur album en 2006 avec Notes pour une histoire de guerre“.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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