Tout pour rien dans Infinity 8

    Infinity, tome 7: Et rien pour finir, Lewis Trondheim (scénario), Boulet (scénario et dessin). Editions Rue de Sèvres, 

    L’ère des analyses et des enquêtes est terminée sur l’Infinity, désormais, comme le souligne le capitaine du vaisseau: “Le cerveau a fait son travail, place au muscle“. Et place donc au Sergent Mastard, un colosse baroudeur vaguement saurien, et à son équipe, au sein de laquelle se trouve présentement Douglas, agent de sécurité à la prison du bord. Celui-ci va être bien malgré lui à l’origine d’événements qui vont bouleverser l’YSS Infinity, manipulé qu’il est depuis le début de sa vie par des robots à l’intelligence supérieure, maîtrisant le voyage temporel et peut-être bien effectivement à la source de la nécropole géante.

    Pas de panique, s’il n’y a “rien pour finir“, il devrait bien y avoir un huitième et dernier tome dans cette drôle de série-concept, une ultime aventure signée Trondheim et Killoffer et qui fera enfin éclater la vérité. En attendant, Boulet (au dessin, à la “continuité dialoguée” et à la conversation préalable avec Lewis Trondheim) s’est permis une certaine fantaisie avec cet avant-dernier épisode. En substituant déjà aux habituelles héroïnes envoyées découvrir les secrets de la nécropole géante un guerrier plus féroce que futé. En débutant hors du vaisseau par un long flash-back avec running-gag sur le passé du pauvre Douglas. En s’offrant un épisode d’action pure (un peu comme Aliens de Cameron succédant à Alien de Ridley Scott), mais aussi une petite histoire romantique éternelle et, surtout une profonde réflexion quasi-métaphysique sur le sens de la vie, de l’univers et du reste… Et cela avec un récit fort bien maîtrisé malgré sa complexité, qui s’étoffe aussi d’un second degré assez tordant, renforcé encore par un dessin très expressif.
    Enfin, chose promise, après le début de révélations du tome précédent, on commence à entrevoir la vérité et la lumière au tréfonds de cet amas sépulcral.
    Bref, un épisode au niveau et de haut niveau avant le très attendu bouquet final.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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