Infinity 8 au coeur de la nécropole galactique

    Infinity 8, tome 6: connaissance ultime, Lewis Trondheim (scénario), Franck Biancarelli (dessin). Editions Rue de Sèvres, 96 pages, 17 euros.

    Et c’est reparti pour une sixième boucle temporelle de huit heures au sein du vaisseau YSS Infinity, toujours arrêté devant la gigantesque nécropole galactique inconnue. C’est cette fois l’agent Leïla Sherad, aux méthodes expéditives, qui est envoyée en mission en raison de sa spécialité en antiquités. Car les connaissances ont un peu progressé : l’équipage sait désormais qu’un vaisseau va bientôt surgir au centre de l’amas spatial, mais sans en connaître les  buts.

    Aidé d’un historien alien, Bert Numal, Leïla va se voir confrontée à un organisme végétal endémique, sorte de cancer ne cherchant qu’à s’étendre. Et le duo va aussi parvenir à rencontrer ceux qui sont peut-être bien à l’origine de cette nécropole.

    Dans le dernier numéro de Casemate (juillet-août), Olivier Vatine, co-iniateur de cette série-concept Infinity 8 avouent que les résultats ne sont pas ceux escomptés (mais l’éditeur, Rue de Sèvres, ira jusqu’au bout du projet). De fait, ce sixième opus, paru en début d’année 2018 marque un peu le pas. Le récit ne manque pas d’ambition, entre le rappel de l’impressionnisme de Claude Monet et l’évocation d’une sorte de super-wikipedia rassemblant toutes les connaissances de l’univers. Et le dessin semi-réaliste de Franck Biancarelli est soigné et très imaginatif dans le trait des créatures qui peuple ce nouvel épisode. Mais l’ensemble commencer néanmoins à tourner en rond. Et cette Connaissance ultime manque de la fantaisie plus déjantée qui animait le tome 2 ou le tome 4.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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