Jules Verne comme dans un de ses romans

    Jules Verne et l’astrolabe d’Uranie, tome 2/2, Esther Gil (scénario), Carlos Puerta (dessin). Editions Ankama, 48 pages, 14,90 euros.

    La première partie de ce diptyque séduisait par l’imbrication de la fiction dans le réel et de la réalité biographique de Jules Verne avec ses romans. Et il intriguait par les mystères soulevés par cet astrolabe fugitivement aperçu dans son enfance par l’auteur. Ce deuxième volet se montre, assez logiquement, plus convenu et classique, avec sa cité secrète masquée sous les chutes du Niagara, son savant plus ou moins fous et la destruction prévisibles des deux. Après le temps des questions, c’est en effet celui des réponses.

    Laissé en aux portes de cet univers mystérieux, Jules Verne est projeté cette fois, accidentellement et brutalement dans le monde souterrain où s’active le savant Orpheus, sous la coupe d’un industriel aux rêves de grandeur planétaire. Maîtrisant des technologies futuristes, voire à la limite du magique – avec le fameux astrolabe d’Uranie – ce dernier, Hartmann, entend les mettre en application au service de sa Prusse natale. Pendant que Jules Verne découvre les secrets de la cité, son frère Paul cherche à la retrouver. Un concours de circonstances le mettra en contact avec une tribu d’Iroquois, dont une partie des membres a été “embauchée” secrètement pour travailler aux projets d’Hartmann.

    S’il surprend donc moins, ce deuxième tome séduit néanmoins encore par la beauté graphique des planches et du dessin très pictural de Carlos Puerta. Et par les multiples et amusantes références verniennes distillées au fil des pages (on comprend notamment où Jules Verne est allé chercher son capitaine Nemo et son Nautilus).

    Après Victor Hugo en exil, avec ce Jules Verne en Amérique, Esther Gil réussit décidément fort bien à s’immerger dans l’univers des grands noms de la littérature classique française pour en tirer une fiction plus vraie que nature.

    Enfin, un album qui s’achève sur un dessin pleine planche d’un Jules Verne à sa table de travail, dans son bureau amiénois en 1890, ne peut forcément laisser indifférent !

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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