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La der des ders pour l’Ambulance 13 aussi

L’ambulance 13, tome 9: Pourquoi ? Patrice Ordas (scénario), Alain Mounier (dessin). Editions Grand Angle/Bamboo, 48 pages, 14,50 euros. 

Depuis 1915 et Verdun, le jeune chirurgien Louis-Charles Bouteloup a été de bien des batailles avec son ambulance hippomobile et son équipage de vieux briscards, frondeurs mais courageux et solidaires. l’Ambulance 13 s’est même retrouvé sur le front d’Orient en cette fin de guerre. Après un retour épique vers l’Hexagone, on les avait laissé à la veille de l’ultime attaque, sur la Meuse, le 11 novembre. Attaque inutile, à quelques heures de l’armistice, mais Clemenceau voulait être en position de force. Alors même que Foche signe à 5 heures du matin, dans la forêt de Compiègne, le traité qui fixe à 11 heures le cessez-le-feu, le 415e Régiment est encore engagé au combat à 9 heures. A 10h45, Augustin Trébuchon, conscrit de 1914 qui a réussi à traverser toute la guerre se fait abattre pat un sniper allemand. La bande à Bouteloup est encore là pour récupérer les blessés. C’est ensuite la “quille” pour eux. Mais l’immédiat après-guerre ne sera pas paisible. La rancœur qu’entretient l’ex-quartier maître Dervilly (devenu inspecteur de police), à l’encontre des survivants de l’Ambulance 13 (depuis le retour d’Orient) va s’exercer sur l’un d’eux, “l’Ecaille”. Bouteloup va tout mettre en oeuvre pour tenter de sauver son ancien camarade de combat, qui risque la peine de mort après une rixe en prison.

C’est donc l’heure de la quille pour l’Ambulance 13 ! Après neuf valeureux albums, cet ultime tome n’est pas forcément le plus marquant, cherchant sans doute à vouloir trop en mettre dans sa première partie et réduisant la seconde partie, civile, à une portion un peu trop congrue qui aurait pu mériter un plus long développement. En revanche, les atmosphères, l’ambiance de la fin de la guerre et les traits des personnages sont toujours aussi efficaces. Et la dernière séquence, au cimetière de Fleury-devant-Douaumont, bouclant la boucle là où la série avait commencé, est graphiquement très réussie et mélancolique à souhait. Et le dossier qui complète l’album, consacré aux progrès techniques opérés pendant la Première Guerre mondiale, est une autre manière de rendre hommage aux “chirurgiens, médecins, pharmaciens, infirmiers, brancardiers inconnus” auxquels l’album.

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By Daniel Muraz

Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté.
Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre.

Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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