Le coronavirus a eu raison d’un des pères des Méta-barons

    Juan Gimenez (photo ed.Glénat)

    Le monde de la bande dessinée, à son tour, est atteint par les effets du coronavirus (même si, objectivement, la cause en soi d’un décès n’est pas vraiment l’élément le plus important).

    Les éditions Glénat annoncent en effet ce matin la mort de Juan Gimenez, cette nuit, “emporté par le Covid-19 à l’âge de 76 ans en Argentine, à Mendoza”. Il était né dans cette même ville en 1943.

    Il avait publié  ses première planches, dans son pays dès ses seize ans, avant de franchir l’Atlantique C’est en 1981 qu’il publie son premier album en France, l’Etoile noire (aux éditions Glénat). Cette même année, il participe au storyboard du film Heavy Metal (plutôt une bonne évocation, rétrospectivement, de l’esprit du magazine).

    Les années suivantes, il publiera plusieurs albums chez divers éditeurs comme La Véritable Histoire de Léo Roa, Mutante, Le Quatrième Pouvoir ou Le Regard de l’Apocalypse.

    Gratifié de plusieurs prix en Espagne, c’est en 1992 qu’il débute la collaboration qui le fera plus particulièrement connaître et apprécier comme un des meilleurs dessinateurs réalistes de science-fiction : La Caste des Méta-Barons avec Alejandro Jodorowsky (aux éditions Humanoïdes associés). Reprenant le personnage évoqué dans l’Incal et dessiné par Moebius, Gimenez donne une dimension mythologique à cette histoire de la généalogie des ancêtres du Méta-Baron, par un dessin à la fois esthétique et puissant. Une série qui va l’accompagner jusqu’en 2000 avec sept albums qui marqueront incontestablement le genre (et qui donne lieu à une belle reprise depuis cinq ans).

    Par la suite, en parallèle à un important travail d’illustrateur (de romans, de disques, etc.), il réalise la série Le Quatrième pouvoir (en auteur complet cette fois), puis dessine Le regard de l’Apocalypse (scénarisé par Dal Pra’, aux éditions Soleil) et le space opera Segments (avec Richard Malka au scénario, éditions Glénat), achevée en 2014.

    Enfin, en 2015, il publie toujours chez Glénat, Moi, Dragon, “l’un de ses albums les plus personnels, une somptueuse épopée de chair et métal“, souligne le communiqué nécrologique de son éditeur.

     

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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