Black Clover, quand la magie opère

    Black Clover, tomes 1 à 4, Yûki Tabata (scénario et dessin). Editions Kazé, 192 pages, 6,79 euros.

    Dans un monde où la magie est omniprésente, deux orphelins sont abandonnés le même jour devant une église. Différents l’un de l’autre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, Asta et Yuno grandissent pourtant avec le même rêve : devenir empereur-mage. Une ambition démesurée, surtout pour Asta, dénué de tout pouvoir magique. Épris de justice, l’adolescent au sang chaud compense par une force physique hors du commun et une volonté à toute épreuve. L’année de ses 15 ans, il rejoint le taureau noir, l’une des compagnies de chevaliers-mages de la cité royale.
    Le discret Yuno intègre de son côté celle de l’aube d’or et semble prédestiné à faire de grandes choses au moment où il reçoit le légendaire grimoire du trèfle à quatre feuilles. Comme le premier empereur… Objet de moqueries, Asta repart bredouille de la cérémonie mais continue de croire en son étoile.
    Sur le chemin du retour, les compères sont attaqués par un ancien chevalier-mage devenu bandit de grand chemin qui vise le grimoire du trèfle à quatre feuilles. Yuna est dominé, pas Asta qui finit par remporter le combat bien aidé par l’apparition (surnaturelle) d’un grimoire anti-magie. Une rareté. L’aventure peut débuter pour les deux amis et…rivaux. Ils enchaînent les épreuves et multiplient les rencontres lorsqu’un mystérieux groupe lance une attaque sur la cité royale de Clover. À sa tête un nécromancien cruel et revanchard…

    Destiné, de prime abord, aux enfants et adolescents, Black Clover est un manga shonen du sous-genre nekketsu (« sang bouillant » en japonais). On suit le parcours initiatique de plusieurs héros qui vont braver tous les obstacles pour atteindre leur objectif (parvenir au titre suprême d’empereur-mage pour Asta et Yuno).
    La scénographie choisie n’est pas sans rappeler celle du très populaire Naruto où plusieurs clans ninjas s’affrontent au gré des tomes. Comme pour le manga de Kishimoto, on retrouve une multitude de personnages répartis dans des groupes au pouvoir bien spécifique (ici les compagnies du lion flamboyant, du taureau noir, de l’aube d’or, de l’aigle d’argent et de la rose bleue).

    Combats perdus d’avance, ennemis devenant amis, niveaux et grades à passer, etc., Black Clover utilise toutes les ficelles du genre. Et ça marche ! L’histoire est rythmée, les dialogues faciles à lire même si certaines pages sont parfois un peu trop chargées.
    La touche comique apporte beaucoup de légèreté au manga. On esquisse un sourire devant certaines scènes décalées à l’image de la gloutonne Charmy qui défend coûte que coûte ses repas en pleine guerre de sorciers dans le tome 4.
    Outre les multiples fiches-personnages, on apprécie aussi l’interactivité proposée au lecteur via les rubriques disséminés entre les chapitres. On y retrouve des questions posées par les fans et surtout une sélection étoffée de dessins envoyés à Kazé Manga. Côté dessins justement, ceux de Yûki Tabata sont de qualité et accentuent le dynamisme du scénario. L’ancien assistant d’Iwashiro (Psyren) éprouve néanmoins quelques difficultés à sortir des sentiers battus et peine parfois à nous ensorceler, mais sa première œuvre s’avère au final divertissante.

    Par Bakhti Zouad

    [youtube]http://youtu.be/I0giQHaKCnU[/youtube]

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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