Ickx, l’inconnu de la génération Y

    Jacky Ickx, tome 1: le raimnaster, Dugomier (scénario), Jean-Marc Krings (dessin). Editions Glénat, Coll. Plein gaz, 48 pages. 13,90 €. 

    La génération Y (les personnes nées entre les années 80 et 90) et a fortiori les suivants, méconnaissent, voire ne connaissent pas du tout Jacky Ickx. Or, contrairement à la signification phonétique de son nom, ce Ickx-là est tout sauf un inconnu. L’un des plus grands sportifs belges de tous les temps était même une véritable star du sport automobile dans les années 70, par son talent bien entendu, mais aussi ses attitudes et son éclectisme.

    Sa carrière, durant laquelle il fut un as de la Formule 1, un champion du monde d’endurance, un roi des 24 heures du Mans (avec six victoires, il détint durant 22 ans le record de succès dans l’épreuve), un incontournable du Dakar (vainqueur en 1983), en fait un pilote de légende, comme en témoigne sa nomination en 2002 au temple international de la renommée du sport automobile (Hall of fame) aux Etats-Unis, où il est l’un des rares européens à bénéficier d’une telle considération…

    Alors qui est ce Jacky Ickx, dont le formidable palmarès souffre juste de l’absence d’un titre en F1 (il fut vice-champion du monde en 1969 et 1970), faute d’avoir été au bon endroit au bon moment ? Dugomier et Krings répondent parfaitement à la question dans la biographie en bandes dessinées qu’ils lui consacrent chez Glénat. On y apprend notamment qu’un certain Ken Tyrrell, illustre constructeur britannique de l’époque et découvreur de talents hors-pair, fut l’un des premiers à le repérer et lui donner sa chance.

    Mais Ickx ne peut pas se raconter en quelques pages. C’est donc en deux tomes que son histoire sera résumée. Le premier, « Le rainmaster » rappelle qu’il était effectivement le maître du pilotage sous la pluie, comme peut-être depuis, seul Ayrton Senna a pu l’égaler.

    Cette première partie de sa carrière, où il a aussi été surnommé « Ringmaster » (maître du mythique circuit allemande, le Nurburgring),fut notamment marquée par son départ « marché » aux 24 heures du Mans 1969, pour contester ostensiblement le rituel de l’époque, qui consistait à aligner les pilotes sur une ligne face à leurs voitures garées en épi, et les laisser partir en courant vers celle-ci au top départ pour démarrer le plus vite possible. Avec toute l’insécurité, impensable de nos jours, que cela recelait, certains « oubliant » de boucler leur harnais de sécurité pour partir devant ! Or, en 69, Ickx a néanmoins gagné la course, prouvant ainsi que le sprint du départ, s’il était spectaculaire, était un gadget éphémère qui ne pesait pas sur le résultat final… L’année suivante, ce départ spécifique estampillé « Le Mans » a été définitivement abandonné.

    Fils d’un journaliste sportif spécialisé en sport automobile, le destin de Jacky Ickx étant sans doute tracé. Même si, initialement, ce futur immense champion, semblait détester la compétition auto…

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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