Kamisana, la mélodie du bon air

    Kamisana_couvKamisama, La mélodie du vent, Keisuke Kotobuki. Editions Ki-oon, 112 pages, 11,10 euros.

    Voici une jolie série que les enfants devraient adorer et leurs parents leur piquer. De prime abord, ce petit manga semble gentillet, sans plus. Mais à s’y pencher plus sérieusement cette suite de petites histoires est une véritable invitation à la rêverie à la réflexion.

    Dans la première histoire, Lucie, une fillette, rencontre au cours d’une balade solitaire un chien qui parle. Celui-ci l’emmène voir un chat géant qui mange des fleurs… au goût de pâtée pour chat, un pommier-animal… Puis, comme elle s’inquiète de rentrer chez elle à temps pour le dîner, un chat l’avale pour la recracher dans sa chambre de jeune fille avant de disparaître ! Mais ces péripéties ne sont qu’une mise en bouche. Les histoires suivantes sont plus substantielles…

    Une jeune fille marche sous la pluie quand soudain un chat noir lui parle. Il lui révèle qu’elle se trouve dans un “Hazama”, un endroit qui se situe entre le monde des vivants et celui des morts. C’est ici que finissent ceux dont personne ne se souvient. Un endroit qui peut se révéler dangereux pour les humains. En effet, attirés par l’odeur de chair fraîche, de gros monstres mis en appétit se pointent. Mais le matou veille sur la fillette. Pourtant, il sait qu’un jour il deviendra comme ces monstres. Ces créatures de l’oubli. Il lui donne une pierre bleue en guise de porte bonheur. Celle-ci devrait l’aider à prendre confiance en elle pour emprunter une route qui n’est pas toute tracée pour s’enfuir du “Hazama”.
    Semée de petites phrases et d’images à méditer, ce récit offre mine de rien à méditer sur le courage et la confiance en soi pour trouver sa propre voie et avancer même si le chemin n’apparaît pas comme tracé. Pour ne pas rester enfermé et errer à jamais dans l’oubli.
    Dans la troisième histoire, la petite pierre bleue se retrouve autour du coup d’un minou tigré. Celui s’éprend d’affection pour une fillette pour laquelle il bravera bien des dangers et finira par donner sa vie. Encore une fois, le dénouement donne à cogiter sur la vie, la mort, l’entre-deux qu’est le coma, l’inconscient, le rêve, la divagation etc.

    Onirisme enveloppé de mystère, échappées vers d’autres réalités. Une belle manière d’aborder toutes ces éternelles questions philosophiques auxquelles nous n’aurons jamais de réponse. Espérons-le…
    Les dessins aux tons pastels et à l’ambiance très dessin animé sont tout en légèreté. Et laissent la part belle à l’imagination du lecteur. Ce qui est indispensable pour ce genre d’histoire.

    Par Gaëlle Martin

    Kamisana-planche

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