La Première Guerre mondiale, version gonflée

    ZeppelinWar-couvZeppelin’s War, tome 1: les raiders de la nuit. Richard D.Nolane (scénario), Vicenc Villagrasa (dessin), éditions Soleil, 56 pages, 14,50 euros.

    L’uchronie a le vent en poupe, notamment au sujet des deux conflits mondiaux, avec des séries comme WW2  qui revisite la Seconde Guerre après la mort d’Hitler en 1939 ou Wunderwaffen, qui prolonge le conflit après 1945. Zeppelin’s War, prévu en diptyque, se présente d’ailleurs comme un faux spin-off de cette dernière série.

    Cette fois, Nolane (auteur des séries Harry Dickson, les Tigres volants ou l’ésotérique et réussie Corpus Hermeticum) s’attaque à la Première Guerre mondiale. Mais toujours dans les airs.

    Fin 1916, la guerre est enlisée sur le front occidental. Mais fort de ses innovations technologiques, l’Allemagne mène des raids massifs de zeppelins pour bombarder Paris. Parmi leurs pilotes se trouve un certain Adolf Hitler, qui supporte mal l’autorité du vieux commandant prussien qui le dirige. Et l’escadrille de protection du convoi est dirigée par Herman Goering, qui rêve d’enfin pouvoir combattre le pilote français Guynemer (basé à Beauvais, dans l’Oise !), qui à la tête de la chasse française tente de sauver la capitale. A l’issue de leurs premiers exploits, contés dans cette première partie, ils vont être amenés à croiser un autre personnage hors norme, Raspoutine…

    L’avantage de l’uchronie, c’est de pouvoir se jouer de l’Histoire et de jouer avec elle. Manifestement, Richard D.Nolane a pris du plaisir à mettre en scène les deux futurs dirigeants nazis, effectivement combattants durant la Première Guerre (même si Hitler était dans l’infanterie), tout comme le moine russe fou (ou visionnaire ?) dévoilé en espion allemand. Mais les vrais héros sont bien sûr les dirigeables de combat, dont les séquences de combat donnent lieu aux planches les plus spectaculaires. L’Espagnol Vicenc Villagrasa se montre, en revanche, un peu moins à l’aise dans les scènes plus intimes.

    Clairement fantaisiste, bien rythmé et distrayant, ce premier volume privilégie l’action, tout en esquissant une dimension plus originale pour la suite.

    Zeppelin's War T1.indd

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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