L’Apocalypse fait tapisserie

    La bête de l’apocalypse, Lucien Rollin, Rodolphe, éditions Glénat, 48 pages, 13,90 euros.

    Moins connue que celle de Bayeux, la tapisserie (ou tenture) de l’apocalypse est également une oeuvre tissée monumentale ayant traversé les siècles, avant d’être exposée dorénavant dans le château d’Angers. Conçue au XIVe siècle par Hennequin à la demande du frère du roi Charles V, celle-ci est au coeur du nouvel album de la collection co-éditée par Glénat et les Editions du patrimoine, sur les monuments nationaux, avec déjà notamment en catalogue Carnac ou le Panthéon revisité façon SF humaniste par Convard.

    Une relecture du patrimoine qui se fait, ici, sur le mode du thriller policier mêlé d’ésotérisme. De nos jours, en effet, le château d’Angers connaît la visite récurrente et nocturne d’un mystérieux visiteur, masqué tel le Belphégor du Louvre et qui semble s’intéresser de très près à la gigantesque tapisserie. Une oeuvre qui recélerait aussi, depuis sept siècles, une terrible révélation… Passant du contexte de création de l’oeuvre à l’enquête policière contemporaine, Rodolphe tisse ici un récit plutôt malin, même si l’intrigue policière ne va pas très loin. Tout comme le mystère de la révélation. Et le dessin réaliste de Lucien Rollin, sans charme particulier, n’enrichit pas particulièrement l’album. Mais l’histoire est correctement conclue, et elle a le mérite de donner vraiment envie d’aller voir de plus près, in situ, cette fameuse tapisserie. Ce qui doit quand même être un des objectifs premiers de cette collection.

    Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis !
    0
    J'AIMEJ'AIME
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    WOUAHWOUAH
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Tags:

    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

    • Voir les commentaires

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    comment *

    • name *

    • email *

    • website *

    Vous aimerez également peut-être

    La France libre de Londres à l’Afrique

    Une génération française, tome 4: Ici Londres, Thierry Gloris (scénario), Eduardo Ocana (dessin). Editions ...

    No Direction, road trip à tombeaux ouverts

     No direction, Emmanuel Moynot. Editions Sarbacane, 160 pages, 24 euros. Jeb et Bess n’auront jamais ...

    L’amnésie du tueur

    Minas Taurus, tome 1 : Ordo av  chaos, Thomas Mosdi et David Cerqueira. Editions le ...

    Porsche, la petite histoire de la grande Histoire

    Les grandes victoires Porsche, tome 1: 1952-1968. Denis Bernard (scénario), Johaness Roussel (dessin). Editions ...

    Mangin et Civiello rayonnent sur Sidar

    Rayons pour Sidar, tome 1: Lorrain, les univers de Stefan Wul, Valérie Mangin (scénario), ...