Namibia, tome 3, Leo, Rodolphe, Bertrand Marchal, éditions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.
    Antarès, tome 4, Leo, éditions Dargaud, 48 pages, 11,99 euros.

    « Leo bête à part », vous vous souvenez ? C’était une série humoristique phare, sur une planche, de l’illustre Pif gadget, version grande époque. Rien à voir avec ce Leo-ci. Ben non… Sauf que l’on peut adapter l’intitulé à ce formidable scénariste brésilien « Leo » (Luis Eduardo de Oliveira), véritable « bête » de la BD qui nous offre un univers bien « à part » depuis les premiers Aldébaran, auxquels ont succédé les Bételgeuse et autres Antarès, tandis qu’apparaissait parallèlement Kenya puis Namibia. Pour ne citer que ses séries à (grand) succès. Ou l’art d’être populaire en étant innovant. Ce n’est pas donné à tout le monde !

    Dans tous les cas, les ingrédients sont pourtant les mêmes : de grands horizons, du mystère, de monstrueuses créatures, de belles héroïnes, des personnages étranges, et une quête constante de découverte et de liberté.

    Le quatrième épisode d’Antarès, publié fin 2011 et le troisième de Namibia, qui vient de sortir, épousent, comme leurs devanciers ces caractéristiques.

    Petite précision utile, les deux albums n’ont absolument rien à voir et s’inscrivent chacun dans la continuité de leur séries respectives, « futuro-futuriste » (Antarès, une des nouvelles planètes que l’homme voudrait coloniser) et « rétro-futuriste » (Namibia, autrement dit la Namibie au lendemain de la seconde guerre mondiale).

    Il n’empêche, la patte de Leo, qu’il ait en charge l’album à 100% (Antarès) ou qu’il soit simplement co-scénariste (Namibia) transpire à chaque page, pour ne pas dire à chaque case. Question d’atmosphère sans doute. Avec de l’angoisse, du suspense, du rebondissement.

    Sur Antarès, Kim, son héroïne au caractère bien trempé, n’est ainsi pas franchement sortie de l’auberge. Et en Namibie, si l’on réjouit que Kathy Austin, soit sortie miraculeusement (enfin, pas vraiment…) du coma, celle-ci n’est pas au bout ses surprise, et nous avec.

    Quoi qu’il en soit, difficile de classer précisément ces albums, hormis dans la catégorie « réussite ». De celles qui poussent à la consommation. Tant un Antarès absorbé ou un Namibia dévoré, l’envie d’aller découvrir les autres tomes et même les précédents cycles (Aldébaran et Bételgeuse d’un côté ; Kenya de l’autre) est aussi irrésistible que les mondes de Leo, vraiment pas bête, mais tellement à part.

    Une planche du début du quatrième tome d'Antarès, avec toujours les fabuleuses créatures nées de l'imagination de Leo.
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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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