Les femmes et les flingues d’abord

    Gunblast Girls, tome 1: dans ta face, minable ! Crisse. Editions Le Lombard, 56 pages, 13,99 euros.

    Nouvelle série pétaradante signée Crisse. Et très féminine et féministe aussi.
    Dans un avenir et une planète plus ou moins éloignés, Zdenka cherche à reformer son groupe de mercenaires, uniquement composé de femmes n’ayant pas froid aux yeux. Et pour cela, il lui reste à convaincre “la Guêpe”, le meilleur pilote de la galaxie recyclée danseuse dans un bordel d’une planète minière. Après une bagarre avec des mineurs qui scelle le destin de cabaret de la Guêpe, le gang des Gunblast Girls reformé a une première mission: mettre en lieu sûr la fille – ado passablement irritante – d’un grand patron de multinationale planétaire, Burbanks. Mais en parallèle, les filles en profitent pour faire dérailler le train qui amène la paye du consortium des mineurs. De quoi pimenter un peu plus la vie du groupe qui va se retrouver aussi pourchassé par les hommes de Spalletti, un mafiosi intergalactique qui cherche lui-aussi à mettre la main sur la fille de Burbanks. Cette dernière paraît détenir un pouvoir qui la dépasse. Et intéresse beaucoup de monde…

    Vingt ans Kookaburra et une éclipse de plusieurs années, Crisse revient à la bande dessinée avec un nouvel space-opera détonnant. Né, dixit l’auteur, d’un simple dessin (sans véritable histoire) qui avait tapé dans l’oeil de l’éditeur, Gunblast Girls se montre étonnement foisonnant: des “bombasses” sexy, mauvaises filles au grand coeur, une ado aux pouvoirs surprenants, des mafiosi interstellaires, un ordre féminin supérieur faisant songer (un peu) au Bene Geserit de Dune, des tensions intergalactiques, des vaisseaux de l’espace “qui tuent leur mère tellement ils sont beaux”, des sauts spatio-temporels à la Guerre des Etoiles, des aliens aux airs de spectres blancs et pour finir un sorte de mage mélange de Gandalf et de Panoramix. Et tout ça en seulement un album (de 56 pages, certes) !
    Pas de temps mort, ni de séquence d’exposition, l’histoire débute directement par une grosse séquence d’action et le lecteur est embarqué dans une aventure qui ne se relâche jamais. Portée par un dessin semi-réaliste enlevé et des dialogues tout aussi haut en couleur, c’est peu de dire que ces Gunblast Girls ont la pêche. Et autant d’énergie que de charme, pour une série B vraiment très réjouissante.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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