Mapple squares, bonbons sanglants

    Mapple squares, Doggybags one shot, David Hasteda (scénario), Ludovic Chesnot (dessin). Editions Ankama, Label 619, 160 pages. 14,90 €.

    Les agents fédéraux Benedict et Shaw débarquent dans le Nebraska pour enquêter sur une série de disparitions inquiétantes. Ils rencontrent les habitants de Mapple, une ville paumée anciennement connue pour ses bonbons au gout d’érable. La confiserie a depuis été remplacée par un asile psychiatrique réservé aux criminelles, le Mapple Institute. En parallèle nous allons suivre les aventures de Verna, pensionnaire de cet asile, incarcérée suite à un quintuple meurtre. Son profil schizophrène et ultra-violent devrait la condamner à une vie sous camisole et médicaments, mais elle a décidé de se soumettre au directeur pour profiter de quelques privilèges. Les agents Benedict et Shaw se rendent vite compte que les habitants de la ville ont une attitude… particulière. Ils suivent le shériff du coin jusqu’à la maison de leur principal suspect. Auraient-ils dû commencer par cet asile pour prendre la mesure du carnage qui s’est déroulé à Mapple?

    Réservé aux lecteurs avertis (scènes de sexe et de violence), cet album est dans la lignée des Doggybags précédent. Une histoire originale avec des changements de point de vue, des flashbacks et des entrelacements de récits bien ficelés qui se retrouvent sur la fin de l’intrigue. On est clairement dans le registre de l’escalade de la violence, avec une belle montée en puissance.
    Dans le genre village glauque avec des habitants timbrés, on se rapproche de Hot Fuzz, sans l’aspect comique évidemment.

    Le dessin très expressif de Chesnot et les différentes ambiances de couleurs proposées collent parfaitement au récit d’Hasteda, un habitué de Doggybags. Le sang gicle quasiment une planche sur deux, les bagarres sont d’une violence rare, c’est agressif et ça ne laisse pas de marbre.

    Comme d’habitude dans les Doggybags, des petits dossiers d’une page relatifs au thème de l’album viennent entrecouper le récit. Cette fois, on nous parle des grands serial killers américains, Charles Manson et Jim Jones entre autre. A noter aussi l’excellent rapport qualité/quantité/prix, avec cette histoire en un volume de 160 pages et d’une belle densité. En bonus, une planche de stickers en cadeau à la fin de l’ouvrage ravira les fans.

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