Où vivent les hommes

    [media id=24 width=320 height=240]


    orval_1

    Orval.- C’est par le biais de quelques épisodes historiques choisis que l’auteur nous présente l’abbaye d’Orval. Celle-ci est fondée, en 1070, par des moines bénédictins en quête d’un lieu propice pour vivre dans la simplicité et le silence, loin de la cupidité et de la violence du monde. De sa fondation à la Révolution française, l’abbaye va connaître différentes phases, passant de moments précaires à l’opulence avant d’être pillée et détruite par les armées de la Révolution.

    Le récit, qui évoque tout à la fois l’abbaye elle-même et l’ordre des moines cisterciens, combine tout à la fois histoire et fiction. La démarche est intéressante et les dessins de Servais sont magnifiques, cependant le mariage de l’histoire pure et de la fiction débouche sur une certaine ambiguïté. En près de mille années d’existence, directement ou non, l’abbaye a vécu bien des événements, la partie historique seule aurait pu facilement alimenter cet album.

    Orval, Servais. Editions Dupuis, 54 pages, 14,50 euros.


    Bande dessinée : Lefranc
    Bande dessinée : Lefranc


    Noël noir.- 23 décembre 1955. Un accident vient de se produire dans le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais. Le journaliste Guy Lefranc est envoyé pour couvrir la tentative de sauvetage des mineurs enterrés à plus de 900 mètres de fond. L’inspecteur Renard est également présent pour arrêter un terroriste réclamé par le gouvernement polonais. Le policier désobéira aux ordres car l’homme est le seul à pouvoir sauver les mineurs enterrés vivants.

    En forme de course contre la montre, une histoire sombre, dure, intense et prenante. Un véritable huis clos où les acteurs révèlent les démons qui les rongent. Plutôt que d’embarquer leur héros dans une banale histoire d’aventure, les auteurs ont décidé de l’ancrer dans la réalité. Alors qu’il est ballotté par des événements qu’il ne maîtrise pas le personnage de Lefranc acquiert véritablement une épaisseur nouvelle. Avec une tonalité humaine et sociale particulièrement riche, cet album est l’un des meilleurs de la série.

    Noël Noir, Jacques Martin, Michel Jacquemart, Régric. Editions Casterman, 48 pages, 10€.

    Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis !
    0
    J'AIMEJ'AIME
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    WOUAHWOUAH
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Tags:

    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

    • Voir les commentaires

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    comment *

    • name *

    • email *

    • website *

    Vous aimerez également peut-être

    Ekhö à l’heure du thé à Londres

    Ekhö monde-miroir, tome 7: Swinging London, Christophe Arleston (scénario), Alessandro Barbucci (dessin). Editions Soleil, ...

    Quand l’instinct maternel devient mortel

    Les liens du sang, tome 1, Shuzo Oshimi (scénario et dessin). Editions Ki-oon, 216 ...

    Tout le monde en prend un autre d’Alex

    Le recueil d’Alex 2013 paraît aujourd’hui. Compil’ des meilleurs dessins publiés dans le Courrier ...

    Le passé de Valerian a encore un sacré avenir

    Valérian, l’avenir est avancé: volume 2, Pierre Christin (scénario), Jean-Claude Mezières (dessin). Edition Dargaud, ...

    Encore du très bon temps avec Azimut

    Azimut, tome 2: que la belle meure, Jean-Baptiste Andreae (dessin), Wilfrid Lupano (scénario). Editions ...

    Un grand album intemporel

    LES DERNIERS JOURS D’UN IMMORTEL, Gwen de Bonneval et Fabien Vehlmann, éd. Futuropolis, 152 ...