Si Versailles m’était conté…

    Versailles, tome 1 : le crépuscule du roy, Eric Adam, Didier Convard, Eric Liberge. Editions Glénat, 48 pages, 13,90 euros.

    De nouveau un album-tribut à un grand monument du patrimoine national. Une thématique dans laquelle Didier Convard semble s’être spécialisé ces derniers temps. Non sans un certain bonheur. C’est encore le cas ici, en collaboration avec Eric Adam. Eric Liberge – lui-même ayant déjà participé à une autre opération patrimoniale, dans la collection Le Louvre – Futuropolis – se charge du dessin, mais avec un résultat (notamment dans les couleurs et un choix de petites cases) qui emballe moins que dans sa célèbre trilogie de Mardi-Gras Des cendres ou de sa balade nocturne au Louvre. Encore que les apparences puissent être trompeuses…

    S’il s’agit bien ici du premier de trois albums coédités par le Château de Versailles et les éditions Glénat et si l’action se déroule bien dans l’enceinte de l’illustre palais, ce Crépuscule du roy n’est pas un récit historique sur l’édifice ou ses royaux occupants, mais relève plutôt de la science-fiction.

    Si la première planche plonge dans une ambiance de marivaudages très “grand siècle”, dès la dernière case de la seconde page, le glissement s’effectue, avec un serviteur doté d’un oiseau mécanique… GPS ! Ces majordommes, dénommés les “Roberts” révéleront vite leurs autres capacités cybertroniques et leur rôle, plus proches de surveillants que de serviteurs, au service d’une puissance cachée dans les tréfonds du château et qui en règle l’existence. Deux jeunes amants, Nicolas et Mahaut vont s’émanciper de ce sytème et, parvenant à s’enfuir du parc, ils seront confrontés à une incroyable vérité… que l’on se gardera bien de dévoiler ici.

    Précisons juste que l’histoire est rondement menée, nullement décevante et qu’elle n’est pas si éloignée, dans sa démarche, de celle de Panthéon, du même Convard, en terme de préservation d’une certaine nature humaine…

    Dans cette première case, tout semble normal. Ou presque.
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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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