Saga, tome 3, Brian K.Vaughan (scénario), Fiona Staples (dessin). Editions Urban Comics, 146 pages, 15 euros.

    Saga confirme son statut, sinon de “véritable phénomène éditorial” – tel que le vante la quatrième de couverture – mais assurément déjà de référence en matière de space fantasy. Avec une inflexion plus psychologique dans ce troisième épisode.

    La mort de son père ayant secoué Marko, Klara, sa mère prend les choses en main et accompagne la petite famille jusque sur Quietus, à la rencontre du romancier Oswald Heist, qui a inspiré, jadis, l’attitude d’Alana. Dans le phare de Heist, perdu dans les brumes, les différents protagonistes vont être amenés à mieux se connaître et à s’apprécier. Avant que la tragédie ne frappe encore. Car les chasseurs de prime ne relâchent pas leurs efforts pour retrouver le “couple sacrilège”. Traque renforcée, pour le Testament et Gwendolyne, l’ex de Marko, par un profond désir de vengeance personnelle. A moins que cette union inédite entre une ailée et un cornu, ayant enfanté Hazel (lequel continue, en voix off de se faire le récitant de toute l’histoire), ne cache une plus machiavélique manipulation encore, comme vont le découvrir, à leur détriment, deux reporters de la presse people…

    Deux journalistes people font leur entrée dans la Saga.

    N’étaient-ce de fugitifs requins volants et colorés et une planète générant des images mentales dans la psychée de ses proies afin de mieux les conserver à sa merci, cet épisode pourrait être qualifié de “classique”. Unité de lieu, puisque l’essentiel du récit se déroule sur Quiétus et se centre sur les relations entre les personnages principaux.
    Quasi-unité de temps, avec nettement moins de flash-back, le récit et les personnages étant désormais bien posés. Et ce troisième épisode fouille et restitue bien les différents caractères.
    De leur côté, les récits parallèles – qui participaient à la richesse de la série et accentuaient son côté “serial” – tendent à converger, même si le duo de paparazzi vient rajouter un nouvelle dimension à l’intrigue (et ces histoires de “couples” donnent une tonalité très familiale, et familière, à cet épisode). Dimension appelée, peut-être à se développer… tout comme Hazel, dont la dernière planche nous la révèle en train de faire ses premiers pas de toute petite fille. Et comme elle, on marche dans cette Saga toujours aussi brillamment menée par Brian K. Vaughan et Fiona Staples !

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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