Vincent Rossi, la trajectoire d’un futur grand pilote français

    Trajectoires, tome 1 : Deux tours d’horloge. Roger Seiters, Johannes Roussel. Editions Glénat, collection Plein Gaz. 48 pages, 13,90 €

    Aujourd’hui il y a Sébastien Loeb, voire en F1 Romain Grosjean. Et demain ? Sébastien Ogier ? Eric Vergne ? Jules Bianchi ? Rien n’est moins sûr. Et moins certain que le destin désormais tout tracé de Vincent Rossi, si l’on en croit le premier tome de Trajectoires, dont le point de départ est la dramatique édition 1955 des 24 heures du Mans. La pire tragédie de l’histoire du sport auto, quand la Jaguar de Mike Hawthorn est percutée en ce 11 juin par la Mercedes de Pierre Levegh, et termine une folle embardée dans le public. Bilan : plus de 80 morts (et plus de 100 blessés) ! Dont, ici, le gentil – forcément – papa de Vincent, François Rossi, garagiste sans histoire et père exemplaire, qui s’était fait une joie d’emmener son fils assister à la plus prestigieuse course automobile du monde avec les 500 miles d’Indianapolis et le GP de Monaco.

    En cette terrible circonstance Vincent, lui, sera sauvé… par la commande de son papa qui l’avait envoyé tout sourire chercher une bière pour lui et une limonade pour son fils ! A partir de là, une belle histoire se développe. Du classique, sans trop de surprises, mais du bon. Que du bon. Grâce à la reconstitution d’une époque et d’une atmosphère parfaitement dépeintes par Roussel. Grâce à une trame à laquelle on a envie de croire. Grâce aux personnages authentiques et encore, là aussi, bien dans leur époque.

    Manifestement l’alchimie scénariste-dessinateur fonctionne à la perfection et nous attache à ce Vincent Rossi dont on plaint d’abord la destinée et cette trajectoire injustement brisée au décès de son père, avant d’apprécier sa revanche sur la vie. Une nouvelle trajectoire. Dont papa aurait été fier. Celle d’un futur pilote de course. Promis au plus bel avenir.

    Le nouveau Michel Vaillant ? En moins lisse, en plus « vrai », avec un patron autoritaire, un petite amie volage, des blousons noirs, une Bugatti à restaurer, un comte sympa et sa femme superbement attirante… Des ingrédients qui devraient nous valoir plusieurs autres tomes. Et c’est bien.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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