We stand on guard, de foi trempée, Brian K.Vaughan (scénario), Steve Skroce (dessin). Editions Urban comics, coll. Indies, 176 pages, 17,50 €.

    Un attentat sur le sol américain, l’accusation d’un pays via des preuves douteuses, suivi de l’invasion de ce dernier qui possède une ressource naturelle rare et liquide. La guerre en Afghanistan ? Perdu : dans un futur proche, les USA envahissent le Canada ! Mais pas pour son pétrole, tombé en désuétude dans les prochaines décennies, pour son or bleu : l’eau douce.
    Evidemment un groupe de résistants s’est formé et tente tant bien que mal de vivre en dessous du radar ennemi. Leur plan ? Anéantir les projets des Américains qui cherchent à s’approprier les réserves d’eau douce et retourner la situation avec les maigres moyens du bord.
    Sans surprise, l’occupant est supérieur militairement et possède des technologies bien plus avancées ce qui leur permet d’écraser une rébellion qui peine à exister. C’était sans compter sur Ambre et Tommy, frère et sœur dont les parents ont été tués lors de la riposte américaine suivant l’attentat, et qui feront tout pour assouvir leur vengeance.

    Ce scénario, que nous propose Brian K. Vaughan (à qui l’on doit, entre autre, les excellents Saga, Les seigneurs de Bagdad ou le récent The Private Eye), reprend les thèmes classiques du genre : résistance, théorie du complot, patriotisme. Et pour une fois c’est sans eau de rose, mais plutôt entrecoupé de séquences sanglantes et violentes tournées en dérision. Comme le plus célèbre des orphelins Bruce Wayne, les héros veulent venger leur famille, et niveau références, prenez Starship Troopers, pour les quelques planches gore et les uniformes de soldat, filtrez la pulp(e) de science-fiction qui les caractérisent en utilisant le drapeau canadien, ajoutez une pincée de Un homme de trop pour la résistance, mélangez le tout avec de l’eau douce et vous obtenez un cocktail original et rafraichissant.

    En revanche, le style du dessin de Steve Skroce est très classique dans le genre comics et n’offre pas particulièrement de nouveautés. On est trop peu surpris par les planches, à part sur les scènes trash où la chair humaine est mise à mal et où il s’est particulièrement appliqué à livrer une quantité de détails  dans le but de nous prendre aux tripes. De même, les couleurs sont un peu ternes et pas de surprises à l’horizon.

    Reste que dans l’océan de comics sortant toutes les semaines aux USA, on comprend pourquoi Urban Comics a décidé de traduire et publier cet album : le scénario suffit à lui-même pour porter cette œuvre, intégrale des 6 tomes en format comics publiés chez Image et qui forment une histoire complète. Histoire qui plus est, comme le précise le dossier, basé sur un postulat véridique. Dans les années 1920, les Etats-Unis avaient effectivement conçu un plan d’invasion du Canada…

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