Les héros de Marini et les sumos de David Prudhomme, rencontre de poids à la Maison de la culture d’Amiens

    Comme il y a deux ans, c’est à la Maison de la culture d’Amiens qu’a été donné, ce jeudi soir, le coup d’envoi des Rendez-vous de la bande dessinée. Avec le vernissage de deux expositions conséquentes consacrées à Enrico Marini et aux Sumos de David Prudhomme.

    Enrico Marini et David Prudhomme, des Sumos contre Batman, le super-justicier de Gotham. Une telle rencontre, de poids, méritait bien un événement particulier. Cela s’est traduit, devant un public admiratif par une performance dessinée en direct (et en moins de 30 minutes !), au pinceau d’un combat entre un sumo de David Prudhomme et le Batman d’Enrico Marini, peint en live sur un des murs de la Maison de la culture.

    Point d’orgue et bonne introduction aux deux expositions réalisées conjointement par l’association On a marché sur la bulle et la MCA et accueillies en ses murs à l’occasion des 24e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens. Des expositions qui resteront visibles, pour leur part, jusqu’à cet automne.

    Sobre et classique dans son accrochage, la rétrospective Enrico Marini, dans la salle d’exposition du rez-de-chaussée, présente une petite série de planches originales des principales séries de l’auteur : Le Scorpion, Les Aigles de Rome, Olivier Varèse, Gipsy et Batman. Chaque espace étant introduit par un dessin à taille humaine d’un personnage emblématique de chaque univers. Effet garanti.

    Au premier étage, occupant tout l’espace d’expo du hall Matisse, les Sumos de David Prudhomme peuvent prendre leur aise. Là encore, des tirages géants attirent l’oeil et marquent de leur masse l’espace. Quelques éléments en volume apportent amènent aussi un contraste ludique. De quoi joliment mettre en scène la série de dessins originaux, fruit de l’immersion japonaise du dessinateur ; dessins accompagnés de cartels pédagogiques très détaillés sur les différents aspects de ce sport ou art de vivre particulièrement dépaysant et qui apparaîtra un peu moins hermétique après avoir déambulé au milieu des quelque 200 dessins originaux de David Prudhomme.

    Ajoutons que la MCA accueille aussi deux “salons de lecture”, conçus par la scénographe Alexandra Maringer, permettant de lire tranquillement des albums des deux auteurs exposés mais aussi des titres des éditions de la Gouttiere.

    Enfin, la MCA héberge aussi, jusqu’au 9 juin, les “Lignes vivantes”, sélection d’illustration et de planhces de bande dessiné de 14 étudiants de la Licence BD de l’Université Picardie Jules-Verne. Oeuvres – sur lesquelles on reviendra plus en détail prochainement – qui ne manquent pas non plus d’impact, à l’image de celle choisie pour illustrer l’expo.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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