Mattotti creuse dans l’eau de Venise

    Une vision inédite de Venise par le grand auteur Lorenzo Mattotti. A voir à la Galerie Martel, à Paris, jusqu’à début février 2012.

    Les albums de Lorenzo Mattotti sont, déjà, de purs tableaux et de vraies oeuvres picturales. A partir du 16 décembre (vernissage la veille en présence de l’artiste), on pourra découvrir ses peintures de Venise – une ville qu’il connaît bien mais qu’il peint pour la première fois ici. Une initiative de la Galerie Martel, à Paris, qui se propose de “mettre en évidence les aspects méconnus de l’oeuvre de graphistes d’exception” ; et qui a, en matière d’auteurs de bandes dessinées, un joli palmarès : elle a ainsi déjà exposé les oeuvres d’Alberto Breccia, Art Spiegelman, José Muñoz, Robert Crumb, Charles Burns, Fred, Mariscal, Blutch ou encore Aline et Robert Crumb.

    En creusant dans l’eau” – du nom de cette expo – il décape la ville mythique de ses lieux-communs et de ses clichés habituels pour en proposer une autre vision.

    « Je n’ai pas pensé un instant dessiner les gondoles et la place Saint-Marc, j’ai essayé de comprendre en profondeur la structure de la ville », précise-t-il dans le dossier de presse.

    Cette exposition parisienne est le fruit d’une commande d’une fondation vénitienne d’art contemporain, lui donnant carte blanche et lui permettant de s’immerger dans la cité des Doges pendant six semaines.  « J’ai pensé à travailler sur les reflets, ou sur la brique des murs détruits et la pierre tendre, très blanche, des façades. Ou même sur ces foules de petits dragons sculptés qui parsèment les rues et les quais… Mais seule une mise à nu pouvait m’apporter la réponse.»  D’où une ville quasi-déserte, sans hommes ou presque, avec peu de monuments emblématiques, mais une cité faite d’escaliers, de rues, d’églises et de canaux plus ou moins anonymes.  « J’ai pensé à travailler sur les reflets, ou sur la brique des murs détruits et la pierre tendre, très blanche, des façades. Ou même sur ces foules de petits dragons sculptés qui parsèment les rues et les quais… Mais seule une mise à nu pouvait m’apporter la réponse», explique encore Lorenzo Mattotti. Une manière de se perdre pour mieux se retrouver.  Et peut-être même de quoi nourrir son oeuvre future, puisqu’il lâche que « Maintenant, je sais comment la dessiner. J’ai enrichi mon alphabet. Je pourrais y dérouler une BD. »

     

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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