L’ultime Oracle della Luna

    L’oracle della Luna, tome 5: Esther et Elena, Frédéric Lenoir et Rodolphe (scénario), Griffo (dessin). Editions Glénat, 56 pages, 14,50 euros.

    Après bien des périples et ayant surmonté bien des dangers, Giovanni l’ancien petit paysan calabrais semble avoir enfin avoir atteint la félicité à Jerusalem. Il a même réussi à surpasser la haine, graciant le chef des “hommes en rouge” qui le poursuivaient sans relâche. Et il a trouvé le bonheur dans les bras d’Esther, la fille du sage juif Eleazar Ben Yaacov, qu’il va épouser et qui est enceinte de lui. Mais la décision d’Eleazar de retourner à Alger va déclencher une série d’événements dramatiques.
    Craignant de se faire aborder par des pirates, le navire qui ramenait la famille vers l’Algérie a dû faire halte à Chypre. Et ce alors même qu’un pogrom se déclenche, mettant en danger Eleazar et Esther. Giovanni entame alors des démarches pour faire libérer ses amis. Mais le gouverneur de l’île n’est autre que le père d’Elena, la flamboyante jeune femme rousse dont Giovanni était tombé amoureux et qui avait été, malgré elle, à l’origine de son périple.

    La quête de Giovanni a atteint sa fin, tragique et romanesque. Avec un cinquième et dernier album qui rebat les cartes, à la suite d’un enchaînement de circonstances qui pourra certes apparaître un peu trop facile – dans sa succession d’heureux (ou malheureux) hasards – mais qui dans son déroulement relève aussi de l’Effet papillon. Ou comment une décision anodine – le retour vers Alger – va aboutir à un drame total. Ce tome boucle également bien les derniers zones d’ombres de l’intrigue (comme le contenu de la fameuse lettre qui devait être remise au pape) et, sur un plan plus “philosophique”, il s’achève sur une belle leçon de pardon croisé, d’amour maternel et de perpétuation du souvenir et des traces laissées par une vie.

    Rehaussé par le trait réaliste, limpide et clair, de Griffo, cette saga s’achève donc sur une note apaisée et un petit clin d’oeil qui boucle bien la boucle et termine de jolie manière la saga.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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