Pourquoi nous ne parlerons pas du nouvel Astérix…

    (… au matin de sa sortie en librairie)

    Chaque nouvel album d’Astérix est devenu un événement éditorial (et marketing voire quasi-industriel, mais c’est une autre histoire). Et nous aurions donc aimé évoqué La Fille de Vercingétorix au moment de sa sortie en librairie, ce 24 octobre.
    En pareil cas, il est de règle de solliciter un “service de presse” auprès de l’éditeur, c’est-à-dire un album non destiné à la vente permettant aux journalistes de se faire une idée de l’ouvrage avant sa parution et d’en rendre compte à leurs lecteurs au moment de sa sortie en librairies. A défaut, il est de plus en plus souvent le cas de se voir aussi proposé un fichier numérique PDF qui, même s’il manque le contact avec “l’objet-livre”, permet au moins de connaître le récit.

    Le groupe Hachette n’aurait pas les moyens de réserver plus de 100 services de presse sur 2 millions d’exemplaires

    Mais voilà, au vu du tirage limité, faut-il croire, de ce nouvel Astérix (à peine 2 millions d’exemplaires pour le marché français…) et vu les faibles moyens de la maison d’édition (Albert-René aujourd’hui filiale du groupe Hachette, premier éditeur de France, propriété du groupe Lagardère…), il n’a été envisagé que 100 exemplaires pour la presse. Et il n’est pas non plus dans la politique maison de diffuser des fichiers numériques, sans doute à cause des moyens artisanaux de fabrication de cette petite entreprise…

    Or, ironie à part et pour notre malheur, nous aurions été le 190e journaliste à avoir fait la demande, selon les précisions apportés par les attachés de presse…

    Bref, il ne serait pas honnête intellectuellement de parler d’un livre que nous n’avons pas lu. Mais tout cela n’enlève rien au travail effectué par les des deux auteurs, le scénariste Didier Conrad et le dessinateur Jean-Yves Ferri, qui ont plutôt correctement – et non sans courage – repris la suite d’Uderzo. Sans être fracassants, leurs albums précédents étaient tout à fait respectables (surtout Le Papyrus de César).

    Donc, comme sans doute des centaines de milliers de lecteurs, nous allons nous rendre ce 24 octobre dans une librairie spécialisée BD afin d’acheter ledit album. Et, une fois lu, on en dira  ce que l’on en aura pensé.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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