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    Le Petit Spirou arrive dans le “Courrier picard”

    Après notre intermède estival, et après Titeuf, rendez-vous, dèsormais avec un autre gamin terrible de la BD dans le Courrier picard : le Petit Spirou. Présentation

    Spirou fête ses 75 ans cette année. Et s’il a évolué au travers des huit dessinateurs qui l’ont successivement croqué, il reste un dynamique jeune homme. Le « petit Spirou », lui, affiche 26 ans au compteur et au bas mot un peu moins de dix ans d’âge. Magie de la bande dessinée et d’un personnage qui n’a cessé de se réinventer depuis trois quarts de siècle. Après Titeuf, l’an passé, c’est donc un autre garnement célèbre de la BD que les lecteurs du Courrier picard pourront retrouver chaque dimanche (à compter de ce 15 septembre) dans leurs pages dominicales. Ce qui mérite bien une petite présentation.

    Depuis 1987, le Petit Spirou est déjà le héros de seize albums. Et son succès ne se dément pas, éclipsant même parfois les aventures du « grand » Spirou (le tome 15 a été, pour l’anecdote, la deuxième meilleure vente BD jeunesse en 2010). Pourtant, il n’était pas vraiment prédestiné à un tel succès. Voire même pas prévu du tout…

    Ses créateurs, Tome et Janry sont les sixièmes auteurs de la « franchise » Spirou. Ils reprennent la série en 1984, après la période Fournier et l’intermède assuré par Nic et Cauvin. C’est leur rubrique « Jeuréka » dans Spirou magazine qui a décidé l’éditeur à leur confier sa série-phare. Ils l’assureront pendant vingt ans et quatorze albums, orientant le petit groom vers des aventures humoristiques et passablement potache (sauf la dernière, plus réaliste, et déroutante pour les lecteurs). Cette ambiance qui éclatera vraiment donc avec le Petit Spirou, créé pour un récit parodique dans lequel les deux auteurs avaient imaginé l’enfance de Spirou et Fantasio. L’accueil chaleureux reçu en a décidé autrement.

    Lancé donc comme un dérivatif, le Petit Spirou va prendre une vraie indépendance et, après avoir abandonné (à Morvan et Munuera) Spirou, en 2000, Tome et Janry ne semblent pas se lasser des péripéties désopilantes et insolentes de leur petit héros. Pour le grand bonheur d’un public de plus en plus vaste. Même désormais plus important que pour la série principale.

    À la différence du « grand », porté sur l’aventure au long cours, le Petit Spirou est, lui, héros d’histoires courtes et majoritairement des gags d’une page. Des histoires de gosses, donc… De gosse plutôt déluré dans une ambiance un peu rétro, type années 50/70. Logique, puisque le personnage est censé représenter l’enfance d’un personnage adulte au milieu des années 80. Mais, en prenant son autonomie progressive – a fortiori après 2000 – la série va aussi se moderniser au fur et à mesure des albums. Ce qui ne changera pas, en revanche, c’est l’image du groom (avec sa petite toque et son habit rouge à boutons dorés). Elle est même poussée ici à l’extrême, puisque toute sa famille porte les mêmes habits !

    Enfant, il a donc les préoccupations de son âge, bonne occasion pour s’attaquer aux «tabous» de l’enfance comme les mystères de l’éducation sentimentale, des rapports compliqués avec l’école, les bonnes blagues entre copains, les animaux, la religion. Bref un drôle de petit chenapan entouré de sa petite bande : Vert’, alias Antoine Vertignasse, le meilleur ami du petit Spirou, Suzanne Berlingot : Dite Suzette, fille de pâtissier et amoureuse du héros, Cyprien Futu dit Cassius, un black rasta adepte de la magie africaine, Nicolas Ponchelot dit « Boule-de-gras », grand sensible et gros mangeur, Jean-Henri dit Masseur, lymphatique et pas très futé, etc. De quoi parler à beaucoup de monde, jeune (son premier public cible), et moins jeune.

    Enfin,  comme le précisent les auteurs en préface de leurs albums : « Même si le Petit est plus petit que le Grand, le Petit n’est pas le petit frère du Grand. Le Petit Spirou est tout simplement le Grand quand il était petit. » Et, autre précision : « Le Petit Spirou est aussi bien pour petits et grands que le Grand (qui a déjà conquis grands et petits ».

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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