“Siné mensuel” n’est pas fainéant ce mois-ci

    Toute l’équipe de Siné Mensuel s’est mise au travail pour concocter encore un beau numéro, pour ce mois d’octobre. Pas un numéro de fainéants, mais un salut (à sa manière) à la politique sociale d’Emmanuel Macron

    Tonalité très “sociale”, pour ce numéro de Siné Mensuel d’octobre (qui sort ce mercredi 4 octobre). Manifestement, la fameuse tirade d’Athènes d’Emmanuel Macron sur les “fainéants” continuent de faire son petit effet. En “une” du journal, déjà, grâce à un dessin, disons très expressif – et graphiquement très réussi – de Lacombe. Celui-ci décline à l’intérieur, dans sa page, une typologie dudit “fainéant” (que l’on se permet de reprendre ci-dessous) de la même eau.
    Ses camarades Faujour et Jiho y vont aussi de leurs dessins sur le sujet. Le premier fait un édito graphique cinglant et drôle sur la “vieillesse” (d’esprit) de Macron, né l’année de Germinal. Et le second raconte en images la “merveilleuse histoire du Code du Travail” et la manière dont les gouvernements successifs l’ont fait évoluer. Jusqu’à la réforme macronienne, illustrée par un dessin, également très suggestif (et qui, par un certain côté, renvoie et répond à celui de la couv’).
    Ajoutons à cela, une enquête de Léa Gasquet sur Pôle Emploi “Grande lessiveuse à chômeurs” – illustrée par Berth – et le grand entretien du mois avec Christophe Aguiton (cofondateur d’ATTAC, ex-pillier de Sud et de l’association Agir contre le Chômage, chercheur en sciences sociales et qui vient de publier la Gauche du XXIe siècle.

    Un dessin de Jiho pour illustrer l’entretien avec Christophe Aguitton

    Enfin, il faut encore note le dessin (exhumé fort à propos) de Siné, qui sème toujours sa zone et qui montre un Etat qui “se serre la ceinture” intemporel…

    Pour le reste, les “amuse-gueules” dessinés de la page 2 sont encore largement consacrés à tailler un costume de “président des riches” à Emmanuel Macron, Jean-Jacques Rue rend hommage au “syndicaliste inconnu” Jules Durand (pas totalement dans ces colonnes en tout cas) et son actualité à venir et Carali continue à décliner et dessiner son album de souvenirs personnels. Cette fois, le récit d’une balade africaine à moto avec Ptiluc. Un grand moment fort bien restitué.
    Bien d’autres choses encore à lire dans ce numéro dense, dans lequel on notera, pour conclure le dernier dessin, de la dernière page, signé Bésot + Ponet (nouvelle signature) montrant un employé en train de roupiller et qui, face à l’exhortation de travailler, répond “j’ai un emploi, j’ai pas besoin de travail“.
    Une manière comme une autre de donner le point final au thème dominant du mois.

    Le début de la page sur la typologie des “fainéants” par Lacombe
    Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis !
    0
    J'AIMEJ'AIME
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    WOUAHWOUAH
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Tags:

    • Voir les commentaires

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    comment *

    • name *

    • email *

    • website *

    Vous aimerez également peut-être

    Le retour presque gagnant de Théodore Poussin

    Les aventures de Théodore Poussin, t.13: Le dernier voyage de l’Amok, Frank Le Gall. Editions ...

    F’murrr dans les alpages éternels

      Le dessinateur F’Murr est décédé ce mardi 10 avril. Agé de 72 ans, ...

    Schnock toujours fan de BD

    On a évoqué récemment le dernier numéro de Schnock, consacré à Pierre Desproges. Ajoutons ...

    Un 1er mai à l’heure revendicative

    Petit rappel graphique des enjeux revendicatifs historiques du 1er mai, fête des travailleurs, avec ...

    Les ailes du désir sur fond de guerre d’Espagne

    Double 7, Yann (scénario), André Julliard (dessin). Editions Dargaud, 72 pages, 16,95 euros. Une ...

    Soledad, Elle est unique

    La BD de Soledad, la compile de l’année, Soledad Bravi, éditions Rue de Sèvres, ...