Tout n’est pas encore gagné pour la Résilience

    Résilience, tome 2 : la vallée trahie, Augustin Lebon, avec la participation au scénario de Louise Joor, Hugo Poupelin (couleurs). Editions Casterman, 64 pages, 15,50 euros.

    Adam, son amie Agnès et Ellen, la rebelle rencontrée dans la cité, ont finalement réussi à monter dans le train des “résilients”. Direction la mythique vallée préservée des méfaits de Diosyanta, la multinationale qui domine toute l’Europe en cette année 2069. Mais, passés les premiers émerveillements de cette nature retrouvée, l’angoisse réapparaît vite. Un espion se serait glissé dans l’expédition, mettant en péril la vallée. Nouvellement arrivé, Adam est vite considéré comme un suspect, tandis que sa relation avec Agnès se tend sérieusement, depuis que cette dernière a compris la nature des liens sentimentaux qu’il éprouve pour Ellen.
    Alors que les troupes de choc de Diosynta approchent, Adam va se montrer prêt à tout pour tenter de sauver la Résilience.

    A l’issue du premier volet de cette série d’anticipation, l’interrogation demeurait sur la manière dont elle éclore ces pousses de la révolte. Ce deuxième volet ne permet pas totalement de trancher, sinon pour constater que la floraison n’est pas encore totalement épanouie.
    Comme dans le tome précédent, ce monde dystopique de 2069 renvoie bien, de façon exacerbée, à notre monde de 2018. La description de la vallée décrit ainsi une sorte de “ZAD” du futur qui pourrait sembler la réplique future de celle de Notre-Dame-des-Landes… Et l’assaut des troupes de choc pas forcément si éloignée de celle potentiellement à venir en Loire-Atlantique. On retiendra également la belle et insolite illustration de la résistance enclenchée par Adam,  dans un dessin semi-réaliste fin et agréable à l’oeil.
    Mais, pour le reste, le récit apparaît une fois encore assez caricatural et surtout simpliste s’agissant des développements psychologiques des personnages, et ce malgré une pagination relativement conséquente.
    Si les pousses de la contestation continuent à éclore, c’est encore bien de façon souffreteuse, en cette fin d’un premier cycle mitigé. L’annonce d’un troisième tome et d’une “mer de plastique” peuvent laisser espérer de nouveaux développements plus stimulants.

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    • Journaliste de profession, rédacteur en chef adjoint (du Courrier picard) de fonction et amateur de bande dessinée par passion, je préfère parler ici d'albums que j'apprécie (avec éclectisme) plutôt que de ceux que je n'aime pas (et qui peuvent plaire à d'autres). Et ce en toute liberté. Cet espace est aussi l'occasion d'évoquer la vie (régionale en premier lieu) de la bande dessinée et parfois au-delà celle du graphisme, du dessin de presse ou des journaux et revues en lien avec l'un ou l'autre. Précisons que la plupart des illustrations utilisées dans ce blog ont pour copyrights leurs auteurs et éditeurs respectifs. Celles-ci visant à présenter leurs œuvres. A leur demande éventuelle, elles seront retirées.

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