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Posy Simmonds “Grand Boum 2020” de Blois

Suite au second confinement, le festival de bande dessinée de Blois n’a pas pu fêter cette année sa 37e édition. Mais il a néanmoins rendu son palmarès.

Posy Simmonds, “Grand Boum 2020”

Ces 20, 21 et 22 novembre aurait dû se tenir le 37e festival bd Boum à Blois. Comme pour toutes les autres manifestations de cet automne, un sacré virus et un reconfinement ont conduit à l’annulation de l’événement.

Mais l’association organisatrice de cette chaleureuse manifestation a continué son travail éducatif avec en organisant des rencontres d’auteurs et des ateliers itinérants dans 72 classes du département du Loir-et-Cher.

En parallèle, bd Boum a aussi édité deux ouvrages, On se reposera plus tard de Brigitte Luciani et Claire Le Meil (coédition Steinkis) – dont on reparlera plus largement plus tard – sur le fonctionnement d’une Maison d’accueil et de résidence pour personnes agées (MARPA) et Plaidoyer pour les histoires en forme de champ de blé et de flamme d’allumette soufrée, album collectif sous la direction de Frédéric Debomy (coédition PLG), “plaidoyer pour les œuvres en dehors des sentiers battus et pour une véritable place faite au dessin dans la bande dessinée“.

Et bd Boum a également rendu son palmarès 2020. Son “Grand Boum” a distingué cette fois pour l’ensemble de son oeuvre l’autrice britannique Posy Simmonds, autrice notamment de Tamara Drewe ou Cassandra Darke. On la retrouvera donc l’an prochain à Blois dont elle réalisera l’affiche 2021.
‌Le prix Jacques-Lob, remis chaque année à un-e scénariste est revenu à Lucie Durbiano et parmi les autres prix, on notera L’Oasis de Simon Hureau, “Prix Région Centre pour sa portée citoyenne”
L’oasis, Simon Hureau, Dargaud ou le reportage en immersion sur le porte-avion Charles de Gaulle par Titwane et Raynal Pellicer, prix décerné par le journal régional la Nouvelle République. Et le festival a également respecté la rituelle annonce des cinq finalistes du Grand prix de la critique ACBD.

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Festival d’annulation des manifestations autour de la bande dessinée

On s’en souviendra de cette “année de la bande dessinée 2020”. Pas de bol, pour une fois qu’une reconnaissance officielle notable était apportée au “9e art”, il a fallu qu’un pernicieux virus vienne perturber les réjouissances, annulant successivement les grandes manifestations prévues dans ce cadre et les autres rendez-vous rituels du genre.

Fin septembre, on a ainsi eu la confirmation que le Festival d’Angoulême 2021 était annulé (du moins dans sa forme “présentielle”, selon le néologisme hélas à succès du moment).

Plus proche, en cette seconde quinzaine de novembre, ce sont deux autres festivals attachants qui n’auront pas lieu.

Pas de festival, mais une remise de prix à BD Boum Blois

Une lecture rétrospective donne un côté prémonitoire au dessin d’Emile Bravo, affiche du festival BD Boum de Blois de cette année: le pont est coupé et il ne sera pas possible de rejoindre la manifestation du Loir-et-Cher, lors du week-end des 21 et 22 novembre. Pas à cause des stukas nazis mais du confinement induit par la bataille contre le Covid-19.

Après plusieurs tentatives de reconfiguration, les organisateurs ont dû, comme les autres, admettre que le 37e festival de bande dessinée n’aurait donc pas lieu.

En revanche, les expos programmés autour de ce rendez-vous seront accueillies à la Maison de la BD dès sa réouverture. Le grand escalier monumental Denis-Papin, décoré aux couleurs de Mickey de Régis Loisel “est visible lors de votre déplacement quotidien d’une heure” et les différents prix seront annoncés sur le site et les réseaux sociaux, samedi 21 novembre à 19 heures.

Le Salon du livre de Creil remis à fin mars

Autre rendez-vous littéraire, plus général, mais donnant un éclairage accentué sur la bande dessinée lors de ses dernières éditions: le Salon du livre et de la bande dessinée de Creil, dans l’Oise. Celui-ci devait tenir son 40e édition durant ce même week-end des 21 et 22 novembre. Une édition anniversaire qui mettait justement le dessin et l’image à l’honneur à travers le choix du thème de “l’Art” et d’une affiche évocatrice de Xavier Coste (primé l’an passé, en BD, pour A comme Eiffel).

Côté bande dessinée, le festival annonçait notamment deux table-rondes sur, justement, « La BD, le 9ème des Arts » avec Olivier Berlion, Serge Le Tendre et Timothée Leman, ainsi que « Quand la BD évoque les artistes », avec Alice Chemama (dessinatrice des Zola), Xavier Coste (auteur d’Egon Schiele ou Rimbaud l’indésirable) et David François (pour son récent Chaplin en Amérique). Et d’autres auteurs étaient annoncés en rencontres-dédicaces, dont Dawid, Renaud Dillies, Erroc, Kokor, Greg Tessier, etc.

Accusant le “coup dur pour la culture, et en particulier pour le monde du livre que nous représentons. Un monde pourtant indispensable pour combattre la barbarie, lutter contre l’obscurantisme et tenter, coûte que coûte, de faire société“, les organisateurs ont décidé de reprogrammer ce festival du 26 au 28 mars 2021.

Et, comme le dit encore Sylviane Leonetti, directrice de La Ville aux livres, l’association organisatrice: “Tentons de faire en sorte que cette épreuve, que nous traversons tous, soit source de recommencement, de résilience. La Culture est « consubstantielle » de notre Liberté. Et parce que le livre et la lecture sont et demeureront des socles incontournables pour bâtir une démocratie libre, nous allons prendre ensemble un nouveau départ. Espérons de tout cœur que la situation sanitaire nous permette de poursuivre cet engagement.

Des propos et un souhait qui peuvent être généralisés pour tous les salons.

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La bande dessinée s’installe au Mémorial de la déportation à Compiègne

Le Mémorial de l’internement et de la déportation de Compiègne s’ouvre de nouveau à la bande dessinée cet été. Avec cette fois deux expositions, toujours en lien avec la thématique du lieu et la Seconde Guerre mondiale. Prémices d’un temps fort à venir à l’automne

A l’automne dernier, la bande dessinée faisait son entrée dans l’enceinte du Mémorial de l’internement et de la déportation de Compiègne, à travers une belle exposition Stalag II-B de Tardi (et la venue de l’auteur). Après cette première initiative réussie, le mariage paraît se poursuivre sous les meilleurs auspices.

En lien avec “2020, l’année de la BD”, initié par le ministère de la Culture, le Mémorial proposera cet été deux expositions en parallèle, toujours en lien avec la Seconde Guerre mondiale et la thématique du lieu. Et toutes deux visibles du 18 juillet au 31 octobre.

Le “Rapport W” et “La Déconfiture” à partir du 18 juillet…

Premier angle, “le Rapport W, infiltré à Auschwitz”, autour de l’album de Gaëtan Nocq, racontant cette histoire aussi réelle que stupéfiante d’un emprisonnement volontaire d’un résistant polonais au camp d’Auschwitz. De ces 947 jours d’enfer de Witold Pilecki, capitaine de cavalerie, membre de
l’Armée secrète polonaise, une trentaine de planches originales et les carnets préparatoires de l’auteur seront exposés, en partenariat avec la galerie Daniel Maghen.

Comme le note le Mémorial dans sa présentation, “L’univers graphique très personnel de Gaétan Nocq mêle à la beauté onirique de ses dessins la précision clinique de l’enfer concentrationnaire nazi qui est décrit au travers de l’histoire vraie de ce héros de la Résistance polonaise“.
Cette exposition sera l’occasion pour le Mémorial de l’internement et de la déportation de rappeler
la place du travail forcé au camp de concentration d’Auschwitz I pour les prisonniers politiques, vers lequel des milliers d’internés de Compiègne ont été déportés, et qui fut distinct, dans un premier temps, du camp d’extermination d’Auschwitz II.

Seconde expo, dans l’air du temps en cette année du 80e anniversaire de 1940, La Déconfiture, d’après le diptyque de Pascal Rabaté consacré à la débâcle du printemps 1940 vue à travers le destin d’un pauvre “bidasse”. L’exposition présentera les planches originales – et pour certaines inédites – de sa série publiée de 2016 à 2018, ainsi qu’un ensemble de planches d’étude.

La encore, un lien peut vite être fait avec le Mémorial de Compiègne, puisque cette période du printemps 1940 est aussi celle de la mise en place dans l’urgence par l’armée allemande des camps de prisonniers, d’abord de fortune, puis au sein de Frontstalag, comme ce sera le cas à Compiègne avec le Frontstalag 170, avant leur transfert vers l’Est.

… Et un festival de bande dessinée historique en octobre

Pour les deux expos, des objets issus des collections du Mémorial de Compiègne et d’autres institutions patrimoniales viendront enrichir les différents parcours de visite, tout en faisant écho aux dessins exposés. Et cette implication du site va aussi se concrétiser, cet automne, par un autre événement: la première édition du festival « Traits de mémoire », organisé par le Mémorial de l’internement et de la déportation et auquel s’associe, cette année, le musée Antoine-Vivenel (qui expose cet été, pour sa part, des planches de Rahan).

Ce  festival mettra à l’honneur, tous les ans, la bande dessinée historique, en proposant des rencontres et des séances de dédicaces avec les auteurs exposés. En l’occurrence, Gaëtan Nocq et Pascal Rabaté seront notamment présents lors du week-end du 10 et 11 octobre.

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Emile Bravo entre dans l’histoire de Blois et celle de la débâcle de mai 1940

En 2019, le prix “Grand Boum – Ville de Blois”, qui consacre un auteur pour la qualité de son oeuvre, ayant été attribué à Emile Bravo, ce dernier se doit de réaliser l’affiche du festival suivant. L’auteur du Journal d’un ingénu vient de terminer son oeuvre.

On y retrouve, sans trop de surprise bien sûr, Spirou et Fantasio, en pleine débâcle de mai 1940… à Blois. Une affiche qui, au-delà de ses qualités historiques, est aussi une vraie illustration historique. Elle évoque en effet le pont Jacques-Gabriel, qui enjambe la Seine dans la préfecture du Loir-et-Cher, dynamité le 18 juin 1940 par les forces françaises afin de tenter de réduire l’avancée allemande.

Un dessin en tout cas en parfaite adéquation aussi avec les travaux en cours d’Emile Bravo.

Après son Journal d’un ingénu, qui montrait Spirou dans l’immédiat avant-guerre, il s’attache à raconter la guerre du jeune groom et de son ami Fantasio. Le second tome de cette saga, L’espoir malgré tout,  est paru à l’automne dernier. Une exposition lui sera consacrée, à la Maison de la BD de Blois et au Centre de la Résistance, de la déportation et de la mémoire de ville lors du prochain festival, du 20 au 22 novembre prochains.


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Un trio pour diriger le Festival d’Angoulême

C’est un trio qui a été désigné pour succéder à Stéphane Baujean (parti en mars dernier aux éditions Dupuis) à la direction artistique du festival international de bande dessinée d’Angoulême.

Sonia Déchamp
Frédéric (Franky Baloney) Felder
Stéphane Ferrand

Après la période exceptionnelle du coronavirus, Angoulême fait le pari de “l’intelligence collective” et met donc en place une direction artistique collégiale. Sonia Déchamps s’occupera du domaine de la jeunesse, Fréderic Felder de la bande dessinée francophone et Stéphane Ferrand pour le domaine manga-Asie. Quant au reste du monde (Comics US, bande dessinée africaine) et aux autres genres, ils seront suivis collectivement par les trois nouveaux responsables.

Fédérés au sein d’un Comité Artistique, ils agiront en lien avec le Délégué Général, Franck Bondoux, et ce en toute indépendance dans leurs choix programmatiques. Un process d’interface sera défini afin de fluidifier la relation avec les interlocuteurs du Festival concernés par les questions artistiques” assure  le communiqué de presse diffusé cet après-midi pour annoncer la nouvelle.

Au-delà, l’idée est “d’adapter la Direction Artistique du Festival au développement exponentiel qu’a connu la bande dessinée au cours des dernières décennies“. Et déjà de mettre sur pied la prochaine édition, prévue du 28 au 31 janvier 2021.

Une journaliste, un éditeur… et Franky Baloney

Formée à la radio (Europe  1, puis le Mouv’ et désormais France Culture), Sonia Déchamps collabore également aux Cahiers de la BD et à Casemate, et anime des rencontres littéraires dans différents salons et festivals, dont le cycle Les jeudis de la bande dessinée au centre Pompidou. Comme autrice, elle a collaboré avec Alain Kokor dans La Revue Dessinée et publié Sumographie avec David Prudhomme (le travail sur les sumos que l’on avait notamment pu voir l’an passé à Amiens). Habituée du FIBD, Sonia Déchamps animait en 2019 et 2020 la webtélé du festival et avait par ailleurs en charge, en janvier dernier, de la programmation du quartier BD-Ciné-Séries.

Stéphane Ferrand, lui, a accompagné l’arrivée du mangas en France depuis le début des années 1990 (bref, depuis quasiment le départ, donc). Libraire, journaliste (à AnimeLand ou Le Virus Manga), il a été également co-auteur d’un livre sur le manga “Le Manga” (Milan éd., coll. Essentiel) et rédacteur pour le dictionnaire encyclopédique du manga en France (Fleurus).
Engagé dans l’édition, il créé en 2006 les collections Kanko et Dragons (Milan éd.), puis a dirige l’éditorial manga chez Glénat. Depuis 2015, il gère la maison d’édition de manga Vega, dont il est le créateur.
On lui doit aussi le premier espace manga du festival d’Angoulême en 2005 et il organise et programme les activités de l’espace Manga City depuis, assurant notamment des commissariats d’expositions (Fairy tail, Tsutomu Nihei…).

Enfin, troisième tiers du trio et peut être le plus surprenant à ce poste, Frédéric Felder est un “local de l’étape” puisqu’il habite en Charente. C’est aussi l’un des piliers de la maison d’édition indépendnate (et pas mal déjantée) des Requins marteaux… où il est plus connu sous l’illustre pseudonyme moustachu de Franky Baloney et fut à la tête de la célèbre revue Ferraille. Il se définit avant tout comme un amoureux de la bande dessinée. Et puis, quelqu’un qui a eu l’un des rôles principaux de Villemolle 81 (de Vincent Paronnaud, alias Winshluss) ne peut être qu’un homme très estimable !

 

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La bande dessinée est quand même au rendez-vous d’Amiens ce week-end.

Les 25e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens ayant dû être annulés, à cause du coronavirus, le festival se transpose néanmoins ce week-end sur le web… mais aussi en ville.

Une partie de l’équipe du festival en situation, devant le chalet Place Gambetta (photo On a marché sur la bulle)

 

Ce vendredi aurait dû être celui du coup d’envoi des 25e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, sur la lancée des deux précédentes éditions à la Halle Freyssinet. Un virus mondial, digne d’une bonne dystopie d’anticipation aura contraint à l’annulation du festival.

Mais, ces 6 et 7 juin, la bande dessinée sera quand même au rendez-vous, à Amiens. Ce sera même la première manifestation “post-confinement” dans la ville. Certes dans une configuration inédite… mais dont certains aspects pourraient amener une forme de diffusion à conserver.

Une présence physique dans la ville

La manifestation sera présente, a minima, “physiquement” en ville, avec un de ces chalets symboliques installé place Gambetta. Là, des bénévoles offriront des affiches de cet étrange festival. Celle, magnifique, d’Alexandre Clérisse, qui a confiné avec humour une bonne douzaine de héros du 9e art, et celle, plus jeunesse et pleine de tendresse, de Dav – qui illustre le cahier spécial “mag des jeunes”, avec des coloriages mais aussi des leçons pédagogiques et ludiques sur la BD. Car, l’association On a marché sur la bulle, organisatrice du festival amiénois a réalisé cette année, en quelques semaines, un magazine de 54 pages, nourri de dessins et de textes de pas mal d’auteurs qui auraient dû être présents à la manifestation.

Un vrai magazine de 54 pages, réalisés avec des contributions inédites de la plupart des 86 auteurs de BD initialement invités cette année à Amiens. Disponible en ligne… et diffusé en ville dans sa version papier.

Plus que le traditionnel “programme”, il s’agit là d’une vraie revue, associant des dessins sur le ressenti du confinement (avec, pour ne citer qu’elle, une belle bande dessinée allégorique de Dawid, sur la manière de contenir ce satané virus), mais aussi des évocations variées de la ville d’Amiens et de son festival de BD. Plusieurs membres de l’association y vont aussi de leur réflexion et Thierry Smolderen (le complice d’Alexandre Clérisse notamment sur Une année sans Cthulhu, l’été Diabolik ou l’Empire de l’Atome) expose sa théorie du “stéréo-réalisme”, sur le sentiment d’immersion éprouvé à la lecture de certains romans et albums de bande dessinée.

Egalement offert ce week-end, ce magazine des “Rendez-vous 2020”, tiré à 100 000 ex sera aussi diffusé dans toutes les boîtes aux lettres des foyers amiénois la semaine prochaine. Une manière d’ancrer la présence de la bande dessinée et d’en diffuser pédagogiquement les possibilités et les richesses.

Un festival en ligne

La deuxième dimension du festival sera, elle, virtuelle, à travers des cours de dessins, des vidéos de création, des interview et des rencontres et table-ronde. Un “festival qui s’invite chez vous” diffusé sur les réseaux sociaux et le site de l’association On a marché sur la bulle.

Lancement de l’opération – comme, traditionnellement, le festival en temps normal – ce vendredi à 18 heures. Avec un discours introductif du président de l’association, Thierry Cavalié, suivi par une “battle de dessins” en direct avec David Périmony, Olivier Frasier, Greg Blondin et Hardoc.

Demain, samedi 6 juin, Valérie Mangin (prolifique auteure des Chroniques de l’antiquité galactique ou d’Alix Senator) et Denis Bajram (Universal War) fortement impliqués sur le sujet interviendront sur le statut des auteurs (à 11 heures), puis les bénévoles feront part de leurs “coups de coeur” BD dans des mises en scène parfois étonnantes (à 13 heures). L’après-midi se poursuivra avec des “cours” à la fabrique de la bande dessinée par Laurent Lefeuvre (Fox Boy, l’artbook Atelier Workshop…) ou Dav, mais aussi un dessin un live réalisé par Aude Mermilliod (15 heures) et un entretien avec Cyril Pedrosa, l’auteur de l’Âge d’or (dont le second tome, qui devait sortir en avant-première à Amiens est repoussé à novembre) et parrain des 25e Rendez-vous d’Amiens… de 2021 donc.

Dimanche 7 juin, ce sera au tour de Catel (Le Sang des ValentinesKiki de Montparnasse…) de proposer la réalisation d’un dessin en live et d’accorder une interview (10 heures). à 14 heures, Thomas Priou et Marc Lizano, deux auteurs bien connus notamment des Editions de la Gouttière donneront des cours de dessin. Et à 16 heures, Dav fera une lecture en langue des signes de son album Sous les arbres – L’automne de Monsieur Grumpfh. Avant de nouveaux coups de coeur des bénévoles (à 18 heures).

Et durant tout le mois de juin, la page Facebook d’On a marché sur la bulle diffusera d’autres vidéos de dessinateurs et dessinatrices, des interviews interactives et bien d’autres choses.

le beau chalet du festival, installé place Gambetta, en centre-ville, côté face…

 

… et du côté du côté, avec un beau dessin de Dawid.
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La bande dessinée donne des Rendez-vous virtuels (et physiques) en juin à Amiens

Les 25e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens auraient dû se tenir les 6 et 7 juin prochains. S’ils sont annulés, comme toutes les grandes manifestations prévues ce printemps et cet été, la bande dessinée sera quand même présente à Amiens, en juin avec un “autre festival de l’autre ville de la bande dessinée”

Dans quelques semaines, les auteurs qu’on se faisait une joie recevoir à la Halle Freyssinet et dans la ville d’Amiens seront rassemblés autour de créations originales, textes, dessins, pages, vidéos, jeux et activités à découvrir sur notre site, sur les réseaux sociaux et dans les pages imprimées d’un journal collector des Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens 2020, révèle ainsi Pascal Mériaux, directeur de l’association On a marché sur la bulle, organisatrice de l’événement, sur sa page facebook. Nous vous y parlerons des livres qu’on avait envie de vous faire découvrir, de ces artistes qui nous ont donné envie de créer une manifestation en 1996, et qui nous donnent chaque année de partage inlassablement nos coups de cœur de lecture, nos coups de cœur graphiques, nos coups de cœur amicaux.”
L’idée est donc de faire exister un temps fort BD dans la ville lors du premier week-end de juin. Cela devrait se traduire par plusieurs actions.

Un journal du festival avec les 86 auteurs invités

Tout d’abord, les 86 auteurs prévus au festival 2020 vont être invités à proposer des dessins inédits, des strips, des planches, mais aussi des textes ou des interviews vidéo sur leur rapport avec le festival d’Amiens ou le contexte actuel. Toute cette production alimentera un “journal des Rendez-Vous BD d’Amiens 2020”, sous forme papier et numérique, qui pourrait être diffusé en toutes boîtes aux lettres dans Amiens et présent chez les commerçants habituellement partenaires du festival.

En effet, souligne le document présentant le projet, “Être présents physiquement, ne pas se limiter au virtuel est pour nous primordial pour faire vivre la bande dessinée, d’une part et pour ne pas tomber dans la surenchère de propositions virtuelles d’autre part (avec le risque de saturation qu’elle comporte)“.

Web et réseaux sociaux seront néanmoins de la partie, en complément de diffusion des formats numériques récoltés dès le week-end des 6 et 7 juin avec un temps fort animé par l’équipe, et au-delà tout au long du mois de juin.

Et c’est Alexandre Clérisse (l’un des dessinateurs phare invité du défunt festival 2020, auteur notamment de l’Empire de l’Atome ou de l’été diabolique) qui réalisera l’affiche de cette proposition alternative – dessin qui sera également la couverture du journal.

L’affiche des Rendez-vous de la BD 2020 (qui ne sont donc pas les 25e mais le premier à venir chez nous), signée Alexandre Clérisse.
Une présence visuelle en ville

Autre idée, si les conditions le permettent, l’association la bande dessinée aimerait que les Rendez-vous soient présents, visuellement, comme les années passées, à travers des affiches dans les vitrines et sur les panneaux publicitaires, des banderoles dans la rue des Trois-Cailloux, etc. A cet effet, l’association proposera aux commerçants de mettre leurs vitrines aux couleurs de la bande dessinée en leur distribuant des packs gratuits (stickers pour vitrines, affiches, goodies…).

Cette initiative répond à notre souhait de faire vivre visuellement et physiquement la bande dessinée en ville. Elle interviendra dans un contexte de première phase de déconfinement qui aura sans nul doute besoin de vitalité, de couleur et de gaieté”, souligne On a marché sur la bulle qui vise particulièrement les quatre librairies indépendantes d’Amiens, “maillon de la chaîne du livre terriblement fragilisé par le confinement et la fermeture des commerces“.

Les bénévoles sollicités

En parallèle, les 120 bénévoles habituellement mobilisés sur la manifestation ont été sollicités pour proposer des chroniques d’albums, leurs coups de cœur dans la production des auteurs invités, mais aussi des animations jeunesses, des vidéos de lectures…

Des prix remis 

Temps forts habituels des Rendez-vous, les différents prix des concours scolaires seront quant à eux également remis. Avec des modalités inédites.

Le Prix Bande Dessinée des collégiens de la Somme et la BD c’est Woua’z (pour les collégiens de l’Oise) a été décernée cette année, par les élèves des deux départements à Amazing Grace de Ducoudray, Bessadi et Alquier.

La remise du prix de la Somme aura lieu en visio-conférence entre les auteurs et certains jeunes du projet jeudi 4 juin à 14 heures, avec diffusion sur les réseaux sociaux. Celui de l’Oise sera remis le jeudi 11 juin, dans des conditions similaires.

Le Prix Révélation Bande dessinée des lycées techniques, professionnels et agricoles des Hauts-de-France (30 lycées concernés, une sélection de 9 titres, 7 mois de travail dans chaque classe) se poursuit dans le cadre de la continuité pédagogique. Le lauréat sera connu prochainement, et le prix remis officiellement dans le cadre d’une vision-conférence et jeunes concernés par le projet, à une date à préciser.

Des pistes pour l’édition 2021

D’ores et déjà (sauf nouvel impondérable majeur, mais positivons…), l’édition 2021 du festival est fixée aux 5 et 6 juin, toujours à la Halle Freyssinet. L’idée est d’y retrouver la majorité des auteurs invités de l’édition 2020.

D’ici là, On a marché sur la bulle entend continuer à faire la promotion de la BD et à soutenir ses auteurs, grâce notamment aux Rendez-vous de la Bande Dessinée des Hauts-de-France qui alimenteront cette année de la Bande Dessinée (exceptionnellement prolongée jusqu’en juin 2021).

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Les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens 2020 annulés

Les 25es Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens, prévus les 6 et 7 juin, sont purement et simplement annulés. Malgré, à nouveau, un alléchant programme, avec notamment Cyril Pedrosa en invité d’honneur…

C’était une date spéciale. Elle le sera encore plus. Car il n’y aura pas de 25e Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens cette année.

L’événement était programmé les 6 et 7 juin prochains. Ce qui peut sembler encore un peu éloignés. Mais tous les bénévoles commencent à travailler à la scénographie des expos (souvent très riche) en ce moment. « Et puis surtout, on ne se voyait pas faire venir 4 000 personnes et faire déplacer une centaine d’auteurs dans ce contexte de crise sanitaire, précise Pascal Mériaux, directeur du festival et de l’association On a marché sur la bulle, qui l’organise. La question de maintenir le festival ne s’est, en réalité, pas posée. »

Le choix de la raison. Mais un choix d’autant plus déchirant qu’il s’agissait des derniers Rendez-vous à la halle Freyssinet avant un probable déménagement dans l’ex-centre de tri postal en 2021.

L’idée d’un report à l’automne a été assez vite abandonnée. Difficile en septembre, car il aurait fallu parvenir à mobiliser durant les vacances d’été. Quant à octobre et novembre, ils comptent déjà des festivals de BD marquants, à Saint-Malo et Blois notamment. Et la halle, pas chauffée n’est pas franchement adaptée pour accueillir du public en hiver.

En revanche les différents concours organisés avec les lycéens des Hauts-de-France et les collégiens samariens mais aussi le concours pour amateurs sont maintenus. Et en ce mois de juin, l’association réfléchit à une opération différente, virtuelle mais pas que. Et On a marché sur la bulle participera aussi à la sixième opération estivale Partir en livre, du 8 au 19 juillet. (D.Mz. avec Bakthi Zouad)

L’Association a annoncé l’annulation du festival cet après-midi, notamment (ici) sur Twitter

 

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Le Festival d’Angoulême perd son directeur artistique… et Dupuis trouve un nouveau directeur éditorial

Stéphane Beaujean, directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême quitte son poste. Le communiqué officiel est tombé ce 19 mars après-midi. Ce 20 mars, les éditions Dupuis annonçaient son recrutement comme directeur éditorial.

Stéphane Beaujean, nouveau directeur éditorial des éditions Dupuis (photo Céline Villegas)

Après une édition 2020 qui aura eu un retentissement assez fort, avec une visite présidentielle et une programmation globalement saluée, et après quatre années de fonction, Stéphane Beaujean “a pris la décision de donner une nouvelle orientation à sa carrière en s’impliquant, à l’avenir, dans le secteur de l’édition“, précise le festival, qui souligne aussi  que “L’organisation du Festival respecte naturellement son choix. Elle tient à remercier tout spécialement Stéphane pour l’engagement sans faille qui a été le sien en faveur de l’événement phare du 9e Art qu’il a toujours considéré avec le plus grand respect et un sens élevé de ses responsabilités. Il aura notamment apporté à celui-ci, au-delà de sa force de travail exceptionnelle, sa vision à la fois artistique et industrielle de la bande dessinée et plus particulièrement un développement international”.

Et de préciser encore que “La relation entre Stéphane et le Festival ne prend pas fin pour autant, car tous deux conservent des attachements mutuels. Ils seront par conséquent amenés à se retrouver pour d’autres formes de collaborations“. Bref, tout se termine bien.

Début février, le journaliste Didier Pasamonik, toujours très bien informé sur tout ce qui touche à la bande dessinée portait un regard légèrement plus discordant sur la situation, dans un article du site ActuaBD, pointant notamment des problèmes de gouvernance générale de la manifestation et des limites de l’organisation en place.

En tout cas, l’incertitude sur l’avenir de Stéphane Beaujean aura été de courte durée. Ce vendredi, les éditions Dupuis annonçaient sa nomination comme directeur éditorial. Il succède à Sergio Honorez, depuis treize ans en poste et qui devient responsable du développement audiovisuel pour Belvision.
Libraire, puis critique de bande dessinée, Stéphane Beaujean avait fondé en 2012, le magazine trimestriel Ka Boom et en avait assuré la rédaction en chef jusqu’en septembre 2016, date à laquelle il prit la direction artistique du Festival d’Angoulême après trois ans de conseil stratégique et artistique pour ce dernier.
Sa mission, chez Dupuis sera, selon le communiqué de presse de l’éditeur de “renouer avec une création de bande dessinée ancrée en Europe mais tournée vers les lecteurs et lectrices du monde entier, pour relever le défi de la lecture, regagner des parts de marchés et ainsi faire rayonner plus largement le talent de nos auteurs“.  
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2020, l’Âge d’or des Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens

Depuis deux ans et son installation dans la grande halle Freyssinet, les Rendez-vous de la bande dessinée d’Amiens connaissent une nette croissance, marquée par les expos Zep puis celle sur le Dernier Pharaon, de Schuiten and co l’an passé.

Pour 2020, le pré-programme commence à s’affiner. Pour ce qui devrait être le dernier rendez-vous avec la Halle Freyssinet, promise pour sa part à un avenir commercialo-culturel privé, tandis que le Festival et son association pourraient, eux, émigrer dans l’ancien site désaffecté du tri postal.

Une grande rétrospective et une parution en avant-première pour Cyril Pedrosa

Après Titeuf et Blake et Mortimer, c’est Cyril Pedrosa qui sera à l’honneur cette année. Moins “grand public”, mais auréolé d’une belle réputation critique et d’une notoriété indéniable dans le petit monde du 9e art, notamment avec ses gros romans graphiques Portugal (2011), Equinoxes (2015) et le tout récent l’Âge d’or (2018), réalisé avec Roxanne Moreil, considéré comme l’un des albums les plus marquants de l’année – tous trois publiés dans la prestigieuse collection Aire libre aux éditions Dupuis.

A noter que, comme l’an passé avec Le Dernier pharaon, le festival amiénois devrait bénéficier en avant-première du très attendu tome 2 de l’Âge d’or !

Mais l’auteur sait aussi pratiquer l’autodérision, comme il le montre avec bonheur avec la bande de l’Atelier Mastodonte (toujours chez Dupuis). Et il fait aussi partie des artistes impliqués dans les problématiques de leur époque, comme l’environnement – comme il nous l’expliquait en 2014, alors que le Courrier picard s’apprêtait à pré-publier son album satirique Autobio.

Ces trois dimensions, et le reste de son oeuvre, forte d’une vingtaine d’albums déjà, seront présentes à Amiens, début juin. Avec une rétrospective dans la Halle Freyssinet et deux expos plus spécifiques, sur son engagement citoyen d’une part, sur l’Âge d’or d’autre part. Une triple exposition accentuée par l’impossibilité de monter une expo Calvin & Hobbes comme envisagé au départ (les Américains étant apparemment frileux au vu de l’état de guerre civile permanente qu’ils semblent voir en France…).

Ishizuka, Clérisse – Smolderen ou Charles Burns à l’honneur

Autres auteurs à l’honneur, le Japonais Shinichi Ishizuka et son manga Blue Giant, le duo Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen et leurs jubilatoires L’été Diabolik et Une année sans Cthulu ou encore l’Américain Charles Burns avec une expo auteur de son album Black Hole.

A cela s’ajouteront des expositions collectives, sur la condition féminine (“Libres”) et sur “Archéologie et bande dessinée”. Cette dernière installation, en lien avec le musée du Louvre, le musée de Picardie et le service archéologie d’Amiens présentera des originaux de Joann Sfar, de Manara ou de Richard Corben, le tout en lien (et avec la présence) de quelques unes des “vénus”, ces statuettes préhistoriques découvertes dans l’agglomération amiénoises.

De nouvelles oeuvres sur et pour la cathédrale

Enfin, dans le cadre de l’années des “800 ans de la cathédrale d’Amiens”, le festival réédite l’opération initiée entre 2000 et 2004 ou plusieurs grands auteurs (de Boucq à Manara) avaient produit des dessins originaux en lien avec l’édifice. Une douzaine de nouvelles commandes ont été passées, notamment à Ishizuka, mais aussi à Zeina Abirached (auteur de l’expo Beyrouth en 2019), Virginie Augustin, Chloé Cruchaudet ou Catel. Toutes ces oeuvres, plus les anciennes et sans doute des affiches du festival en rapport avec la cathédrale (comme l’affiche “séquentielle” de Marc-Antoine Mathieu) seront exposées, in situ, au coeur du chef d’oeuvre de l’art gothique picard.

Et, bien entendu, la dimension jeune public sera toujours bien présente, avec un pôle jeunesse qui s’étoffera même, avec plusieurs expos souvent très ludiques, autour des oeuvres de Dorothée de Monfreid, Jérôme Hamon et Lena Sayaphoum, Oriane Lassus ou consacré au nouvel album du duo Dawid – Delphine Cuveele A l’unisson (dans la lignée des géniaux Passe-Passe ou Dessus-Dessous).