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Au mérite et bien mérité!


La joie de Bodmer après le but inscrit face à Lyon
(Photo Fred Haslin

 

Après une bonne seconde mi-temps, l’Amiens SC a arraché un nul mérité face à Lyon grâce à Bodmer, auteur du second but dans le temps additionnel (2-2).

 

À 36 ans, Mathieu Bodmer a permis à l’Amiens SC de prendre un point précieux et mérité, vendredi soir face à l’OL (2-2), au regard de la seconde mi-temps. L’ex-Lyonnais, tout comme Christophe Jallet, auteur du premier but, a été décisif dans le temps additionnel face à une équipe lyonnaise suffisante en deuxième période et inefficace offensivement à l’image de Terrier.

Après quatre défaites, lors des deux dernières saisons en Ligue 1 face à l’OL, Amiens a accroché une deuxième équipe de Ligue des champions après le LOSC (1-0). Ce point a conforté l’entraîneur amiénois dans ses choix et ses principes de jeu. C’est aussi la meilleure des réponses aux questions, aux critiques formulées par des personnes qui n’ont aucune compétence au niveau de la préparation physique.

Bernard Joannin et son vice-président estimaient qu’il fallait absolument que l’équipe retrouve son ADN mais au risque de se répéter, c’est nécessaire mais cela ne suffit pas. Les Lyonnais auraient pu, voire dû mener plus largement à la mi-temps et Luka Elsner le reconnaît: «S’il y a 3-0 à la mi-temps, il n’y a pas grand-chose à dire. Régis (Gurtner) nous maintient dans le match sur certaines situations. On offre sur un plateau d’argent des occasions. On était trop relâchés mais on a su recadrer ça à la mi-temps et on a fait ce qu’il fallait.»

En seconde période, les Lyonnais ont donné l’impression de s’économiser et le comportement de certains cadres relève de la faute professionnelle mais les Amiénois ont fait aussi ce qu’il fallait pour les bousculer. «J’ai envie de croire que nous avons fait une bonne deuxième mi-temps, confirme Luka Elsner. Parce qu’on avait envie, parce qu’on a serré, parce qu’on a mis de la qualité technique en occupant un peu mieux l’espace. Le rapport de force est toujours dépendant de l’une ou de l’autre équipe et je pense que la seconde mi-temps ne dépendait que de nous et on a fait ce qu’il fallait.»

«Ce n’est pas mon coaching mais celui

de l’équipe»

Cette seconde période est l’une des plus abouties depuis le début de saison et certains joueurs, dont Kakuta notamment, ont donné l’impression d’avoir élevé leur niveau de jeu et d’être beaucoup mieux physiquement. Jusqu’au bout, les Amiénois y ont cru et Mathieu Bodmer a fait la différence après avoir remplacé Diabaté en fin de match. «C’était une discussion assez intense avec mes adjoints, raconte l’entraîneur amiénois. Ils m’ont persuadé que sa rentrée pouvait être intéressante et heureusement que je les ai suivis. Ce n’est pas mon coaching mais celui de l’équipe qui a fait en sorte que Mathieu rentre. Ce n’est pas que je n’y croyais pas mais on s’interrogeait sur la nécessité de passer en 4-3-3 ou de changer poste pour poste. Mathieu a apporté ce qu’il apporte constamment à l’équipe. Un souci du collectif, une vraie qualité technique, une présence et on a vu qu’à son âge, il avait envie de jouer, même cinq minutes. Il était présent et quel magnifique message de sa part en toute modestie et en toute humilité. C’est un exemple pour les jeunes.»

Ce quatrième point va permettre à son équipe de gagner en confiance mais Luka Elsner évite de bomber le torse: «Il faut rester à notre place, garder nos valeurs et notre identité. Sur ce match, on a su mettre en adéquation notre ADN et notre jeu. C’est la voie à suivre et il ne faut jamais oublier d’où l’on vient et où on va. Il faut s’appuyer et construire sur ce point. Sur des valeurs qu’on n’avait pas montrées jusqu’à maintenant sur 90 minutes. On a été récompensés pour toutes les galères qu’on a vécues jusqu’à maintenant en réalisant une deuxième mi-temps aboutie contre une très bonne équipe. Cela veut dire qu’on a des capacités et des possibilités, mais ce ne sera pas facile et cela ne veut pas dire qu’à Metz samedi, ça va se faire tout seul. Maintenant, j’ai senti un vrai groupe. Tout le monde était impliqué et les joueurs qui sont rentrés ont apporté énormément. Il y avait une vraie osmose dans l’équipe.»

Osmose à conserver dans un climat un plus serein après ce nul. Rachid Touazi

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Homophobie: Elsner et Jallet se positionnent

 

 

Si Luka Elsner prône une meilleure communication sur le sujet, Christophe Jallet ne se fait pas trop d’illusions.

 

Après la surenchère dans les tribunes, le football français a tenté mercredi de recentrer le débat sur l’homophobie dans les stades, en commençant par mettre autour d’une table les acteurs concernés.

Ces derniers jours, plusieurs d’entre eux – supporters, associations de lutte contre l’homophobie, dirigeants sportifs – ont continué à travailler dans l’ombre et sont restés optimistes sur une avancée des discussions, bien loin de la tension affichée mardi entre le patron du foot français Noël Le Graët et la ministre des Sports Roxana Maracineanu.

Les deux responsables ont également souhaité apaiser le climat mercredi soir, dans un communiqué commun où ils se sont dits tous deux favorables à une «action qui doit être aussi résolue qu’adaptée et pragmatique», invitant «les associations de supporters et les clubs à s’unir» pour «lutter solidairement contre toutes les formes de discrimination».

Une bonne initiative selon Luka Elsner, l’entraîneur amiénois, favorable à une meilleure communication sur le sujet: «C’est toujours le meilleur des moyens et je pense qu’on avait débuté de manière inverse. Par une répression au lieu d’avoir une communication à la base. Ce sont des choses ancrées dans la culture footbalistique depuis très longtemps et tout d’un coup, cela crée un problème… Je suis tout à fait conscient de l’évolution de la société et du besoin absolu de régler ce genre de problème. Si on se met autour d’une table et qu’on en discute, il y a des choses qui peuvent se régler très facilement mais notre société doit protéger toutes ses composantes et si on peut arrêter ce genre de discours ou de méfait, il faut absolument le faire mais cela passera forcément par la communication.»

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Roulez jeunesse !

 

Après un sans-faute pendant quatre saisons avec Christophe Pelissier, l’Amiens SC a décidé de choisir le plus jeune entraîneur de Ligue 1. Un pari audacieux mais sans doute calculé.

Une fin est toujours un début. Après quatre saisons intenses sportivement et émotionnellement – deux montées et deux maintiens en Ligue 1 – Christophe Pelissier et Bernard Joannin étaient arrivés au bout de leur histoire.

L’entraîneur amiénois voulait des garanties dans le temps et un contrat sur la durée, eu égard à ses résultats, mais son président avait le sentiment, même s’il prétend qu’il aurait aimé prolonger l’histoire, qu’il fallait passer à autre chose.

Intuitif mais aussi chef d’entreprise, il avait le choix entre son entraîneur et John Williams, chargé du recrutement. Le premier coûtait, le second rapporte et il a du flair. Depuis quatre saisons, son recrutement a porté ses fruits et Christophe Pelissier a su l’optimiser en disposant à chaque fois d’un groupe de joueurs capables de se prendre en mains dans les périodes difficiles.

Les deux ont cohabité difficilement et ils étaient animés par la même envie, le même but: la réussite de l’équipe, du club en étant continuellement écoutés et soutenus par leurs dirigeants. Tous rêvaient de la Ligue 1 et grâce à un bon alignement des planètes, de la chance et beaucoup de travail, le rêve est devenu réalité. Mais après quatre saisons intensives, il n’était plus possible de repartir sur les mêmes bases.

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Thomas Monconduit : “Ses idées sont bonnes”

Le milieu de terrain de l’Amiens SC pense que Luka Elsner est un bon entraîneur et il se reconnaît dans ses principes de jeu. Reste à les mettre en place avec un effectif étoffé notamment au milieu.

Dernier joueur de l’époque des «Braqueurs», avec Jordan Lefort et Régis Gurtner, ayant connu les deux montées de National en Ligue 1 et deux maintiens, Thomas Monconduit a tout de suite accroché avec Luka Elsner dont il partage la même philosophie de jeu.

Vous étiez très proche de Christophe Pelissier, comment avez-vous vécu son départ ?

Nous étions très proches et j’étais forcément un peu triste. Après, je sais que dans le foot, c’est comme ça. C’est toujours la valse des coaches des joueurs et on l’a plutôt bien pris et il a vite retrouvé un club, un projet. Je suis content pour lui.

L’idée de le rejoindre à Lorient vous a-t-elle traversée l’esprit ?

Oui à un moment donné car on s’entend très bien. On sait comment l’un et l’autre, on fonctionne. J’y ai pensé et lui aussi. Je l’ai eu pendant les vacances mais je suis en Ligue 1 et j’ai envie d’y rester.

Est-ce à cause de la différence de niveau entre la Ligue 1 et la Ligue 2 ?

Oui mais il y a aussi un beau projet à Lorient. Ils ont une belle équipe pour monter mais on est quand même mieux en Ligue 1.

Avez-vous été surpris par le choix de Luka Elsner et sa jeunesse ?

Oui surpris! Cela n’a pas circulé dans la presse. Je ne m’attendais pas à lui mais à autre chose. Au coach de l’équipe B du Barça ou à Antoine Kombouaré ou Pascal Dupraz mais Elsner, je ne m’y attendais pas. J’ai été surpris et ravi aussi car mon premier échange téléphonique avec lui s’est super bien passé. Je pense que c’est un bon coach.

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Bernard Joannin : “À nous aussi de le protéger”

 

Bernard Joannin, le président de l’Amiens SC revient sur le choix de Luka Elsner, qu’il entend protéger, et le départ de Pelissier.

Pour quelle raison Bernard Joannin a-t-il décidé de choisir Luka Elsner, la jeunesse à l’expérience du ticket Dupraz-Tanchot en concurrence? «Ce qui m’a plu chez lui, c’est son discours innovant, sa jeunesse, le fait qu’il ne soit pas encore impacté par le milieu, sa fraîcheur et son envie de construire quelque chose.» Une fois de plus, le président amiénois a pris tout le monde à contre-pied alors qu’il avait annoncé qu’il souhaitait un entraîneur expérimenté. «C’est un compliment, dit-il, car dans le football, c’est important l’art du contre-pied. Il a envie de construire un projet. Il est fédérateur et la mayonnaise commence à prendre. Il y a vraiment un projet de jeu qui se met en place mais après, c’est au pied du mur qu’on voit le maçon.» Les 37 ans et l’inexpérience de Luka Elsner au haut niveau n’ont pas été un frein. Bien au contraire, il a tout de suite «matché» avec lui: «Ma décision était prise mais je voulais avoir l’avis de personnes différentes au sein du club pour être sûr de ma décision.»

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Thomas Monconduit : “Ses idées sont bonnes”

 

 

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Roulez jeunesse !

 

((Photo Fred DOUCHET)

Après un sans-faute pendant quatre saisons avec Christophe Pelissier, l’Amiens SC a décidé de choisir le plus jeune entraîneur de Ligue 1. Un pari audacieux mais sans doute calculé.

Une fin est toujours un début. Après quatre saisons intenses sportivement et émotionnellement – deux montées et deux maintiens en Ligue 1 – Christophe Pelissier et Bernard Joannin étaient arrivés au bout de leur histoire.

L’entraîneur amiénois voulait des garanties dans le temps et un contrat sur la durée, eu égard à ses résultats, mais son président avait le sentiment, même s’il prétend qu’il aurait aimé prolonger l’histoire, qu’il fallait passer à autre chose.

Intuitif mais aussi chef d’entreprise, il avait le choix entre son entraîneur et John Williams, chargé du recrutement. Le premier coûtait, le second rapporte et il a du flair. Depuis quatre saisons, son recrutement a porté ses fruits et Christophe Pelissier a su l’optimiser en disposant à chaque fois d’un groupe de joueurs capables de se prendre en mains dans les périodes difficiles.

Les deux ont cohabité difficilement et ils étaient animés par la même envie, le même but: la réussite de l’équipe, du club en étant continuellement écoutés et soutenus par leurs dirigeants. Tous rêvaient de la Ligue 1 et grâce à un bon alignement des planètes, de la chance et beaucoup de travail, le rêve est devenu réalité. Mais après quatre saisons intensives, il n’était plus possible de repartir sur les mêmes bases.

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Régis Gurtner : ”Les mentalités ont évolué”

A 32 ans, le gardien de but de l’Amiens SC estime qu’on apprend à tout âge et il essaie de transmettre son savoir aux plus jeunes. Reconnaissant que les mentalités ont évolué dans son métier, il pointe aussi du doigt les réseaux sociaux.

(Photo Fred DOUCHET)

Régis Gurtner, le maintien est-il acquis ?
Non, loin de là. Il faut vraiment qu’on reste consciencieux et tous, on doit être conscient que c’est loin d’être acquis. Il y a cinq ou six matches, on était en train de lutter avec les trois derniers et peut-être que dans cinq ou six matches une ou deux équipes seront revenues dans le coup pour éviter d’être barragiste. Restons sur ce qu’on fait actuellement et ne nous relâchons pas. À nous, les plus anciens, et au staff d’être très vigilants.
Les arrivées de Guirassy et Pieters ont-elles provoqué un déclic ?
Ils nous font vraiment du bien à tous: que ce soit au niveau de leur état d’esprit ou de leurs qualités footballistiques mais ce n’est pas non plus deux joueurs qui vont changer tout globalement. Ils apportent un vrai plus. C’est important pour un groupe comme le nôtre. Cela permet d’élever le niveau de jeu de l’équipe. Le mercato a été plutôt réussi à ce niveau-là.
Et vous défendez mieux sur les quatre derniers matches avec trois buts encaissés…
On savait que notre mois de janvier serait compliqué. Mais depuis le début de l’année, on défend globalement mieux. Dans l’état d’esprit, il y a eu une prise de conscience de tout le monde. On sent qu’on forme une vraie équipe. On se bat les uns pour les autres. Le maintien passe par là.
La saison dernière, vous avez fini avec la quatrième défense (42 buts) et cette saison vous en avez déjà encaissé 43 en conservant pratiquement le même noyau de défenseurs notamment dans l’axe. Comment l’expliquez-vous ?
Je ne l’explique pas trop. La défense, c’est un état d’esprit et tout le monde doit être concerné. La saison dernière, on fournissait peut-être beaucoup plus d’efforts.
Pour moi, l’aspect défensif, cela démarre des attaquants et peut-être qu’à un certain moment, parce qu’on a fait une saison en Ligue 1, on a pensé que le niveau était acquis. Chacun d’entre nous a fait peut-être un peu moins d’efforts. Il y a eu une forme de relâchement et c’est contre ça qu’il faut lutter si on veut continuer à être performant.
Il y a eu une prise de conscience après une première partie de saison, au niveau défensif, qui n’a pas été clairement bonne. Durant cette période, chacun faisait moins pour le collectif et cela s’est ressenti. On prenait souvent des vagues et depuis le mois de janvier, c’est beaucoup mieux au niveau des efforts collectivement.
Et vous avez trouvé la bonne formule en 4-4-2 ?
Le coach a changé avec deux attaquants et cela fonctionne bien avec Moussa et Sehrou devant. Ce duo marche plutôt bien et il nous amène un vrai plus offensif tout en restant solide défensivement. Cela démontre aussi que chacun d’entre nous fait des efforts.

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Les gagnants et les perdants du passage au 4-4-2

 

Khaled Adenon est l’un des perdants après le passage au 4-4-2 (Photo F.DOUCHET)

 

L’Amiens SC reste sur cinq matches sans défaite après une évolution tactique
qui a changé la donne en dégageant, à un ou deux joueurs près, une équipe type.

Les arrivées de Serhou Guirassy et Erik Pieters lors du mercato d’hiver ont transformé l’Amiens SC qui est passé en 4-4-2 après avoir évolué en 4-3-3 ou en 4-2-3-1. Depuis ce changement tactique, opéré face à Caen (1-0) à domicile, avec le duo Guirassy-Konaté en attaque, les Amiénois ont pris 11 points sur 15 possibles: trois victoires, deux nuls et une défaite.
1 Cinq matches sans défaite. Grâce à ce 4-4-2, l’équipe amiénoise reste sur cinq matches sans défaite. Une première depuis le début de saison sachant que lors de l’exercice précédent, elle avait réussi à aligner sept matches sans perdre,du 21 octobre au 28 novembre: quatre victoires face à Bordeaux (1-0), Lille (3-0), Metz (0-2) et Dijon (2-1) et quatre nuls contre Guingamp, Montpellier, Monaco, sur le même score (1-1).

2 Les gagnants. Sur les quatre derniers matches, la défense Gurtner-Krafth-Gouano-Lefort-Pieters a encaissé trois buts. L’expérience de Pieters a stabilisé un secteur de jeu où Lefort s’est imposé dans l’axe aux côtés de Gouano, de mieux en mieux, sans oublier Krafth, à droite. Deux latéraux puissants capables de monter, déborder et d’effectuer des centres: 94 pour Krafth, autant que Ghoddos, devant Otero (82), Pieters étant parti sur de très bonnes bases (21 en six matches).
Mendoza est le meilleur dribbleur de L1 avec 87,5% de dribbles réussis
Depuis quatre rencontres, l’association Monconduit-Blin fonctionne plutôt bien au milieu. Ils sont complémentaires et travaillent défensivement en apportant un certain équilibre à l’équipe. Sur les côtés, si Ghoddos est incontournable, il reste une place et elle se joue entre Otero, Mendoza et Timité qui s’en est plutôt bien sorti, notamment à Reims, même si ce n’est pas son poste. En attaque, Guirassy (2 buts) est une bonne pioche et il est de plus en plus complice avec l’indispensable Konaté, le meilleur buteur (5 buts).

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Erik Pieters : ” Je fais en sorte de profiter de la vie, de voir le positif dans chaque situation”

À 30 ans, l’international néerlandais a posé ses valises à Amiens, après avoir évolué au FC Utrecht, au PSV Eindhoven et à Stoke City.

(Photo D.Touchart)

Erik Pieters, vous êtes-vous facilement intégré à Amiens ?
Je me sens bien dans le groupe. Les gars sont sympas. Ils m’ont fait me sentir chez moi tout de suite. Ce n’était vraiment pas dur de bien s’entendre avec tout le monde. La langue française reste difficile, mais je comprends grosso modo ce que mes coéquipiers disent et veulent.
Apprenez-vous le français ?
Un petit peu, sur YouTube! J’essaie d’apprendre les bases pour pouvoir me faire comprendre. Apprendre le «bon français», ce sera la prochaine étape.
Vous considérez-vous déjà comme un cadre du vestiaire ?
J’espère que je le suis. À la fois pour mon bien et celui de l’équipe. J’essaie de parler le plus possible avec tout le monde, surtout après les matches, pour connaître le ressenti de mes coéquipiers et savoir ce que nous pouvons améliorer. Et avec un peu de chance, chacun perçoit que je veux simplement aider le groupe, et à travers lui, moi-même.
Qu’est-ce qui différencie le football anglais du football français ?
La Premier League est un championnat à part. Elle regorge de bons joueurs et de bonnes équipes. Le jeu est plus physique et plus rapide qu’en Ligue1. Mais le championnat français n’est pas aussi facile que certains prétendent. Il y a aussi beaucoup de bons joueurs, qui vont vite et sont techniques. Au final, on ne joue pas de la même manière en Premier League et en Ligue1.
Pourquoi aviez-vous envie de découvrir la Ligue1 ?
J’ai des amis néerlandais et français qui évoluent en Ligue1. On discute des différents championnats et des opportunités qui s’offrent à nous. Quand j’étais gamin, je regardais les différents championnats, allemand, néerlandais bien sûr, anglais, français. Quand les opportunités sont arrivées, je n’ai pas hésité.