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Coups de barre Histoires de prétoire

C’est si difficile de reconnaître ?

Me Moreau, en défense, relativise : « Des aveux ? Si on peut appeler cela des aveux… » Ses arguments sont retenus par les juges : « Monsieur, vous êtes relaxé, parce que vos auditions sont contradictoires et que vous avez été interrogé sans que votre curatrice, le juge des tutelles ne soient informés, ni que vous soyez assisté d’un avocat ».
Quelques heures plus tard, on apprend que le parquet fait appel, qui avait requis dix mois avec sursis : « Dans ce dossier, il y a peu de doute, sauf à faire fi de tout ce qu’on a appris sur les victimes depuis vingt ans. Cette gamine, si elle l’accuse en 2015, elle est toute seule. Sa mère est terrifiante. Elle ne sait rien et elle ne veut surtout rien savoir… » Didier tremble de tout son corps. Le procureur insiste : « C’est si difficile de reconnaître ?”
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By Tony Poulain

Depuis cinq ans, chaque dimanche dans le Courrier picard, les Histoires de prétoire présentent non pas les plus importantes affaires du rôle d’audience mais les plus émouvantes, énervantes, cocasses, amusantes. La fidélité des lecteurs et les encouragements de certains confrères m’ont donné envie de les réunir dans ce blog, avec (car la maison ne recule devant aucun sacrifice) quelques autres articles que j’ai commis.

Ces pages sont-elles réservées aux spécialistes du droit ou à quelques voyeurs qui se complairaient du malheur des autres ? Je ne le crois pas, tant ces tranches de vie me semblent au contraire universelles.

Alors bonne lecture ! Et demandez-vous avec Victor Hugo : « Qui sait si l’homme n’est pas un repris de justice divine ? »

Tony Poulain

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