Ils ont osé ! (3/3)

    Les dernières pour la route !

    Grand classique
    26 juin, Assises de la Somme. Un accusé de viol : “Je suis capable du pire comme du meilleur mais dans le pire, je suis le meilleur”.

    Du tac au tac
    Même jour, même audience. L’avocate de la partie civile : “Je ne vous comprends pas”. L’accusé : “Comme ça on est deux, on va monter un club”.

    Dopé
    Le 13 juillet, comparutions immédiates. Le prévenu : “Je sais, je suis un sale con. C’était le départ du Tour à Abbeville. Avec mon beau-père, on a bu trente bières”.

    Menteuse
    Le 13 juillet, audience de juge unique dans la torpeur de l’été. Début de la lettre de l’avocate qui demande un renvoi : “Mon client est indisponible”. Suite de la lettre : “Je suis moi-même en vacances du 8 juillet au 24 août”. Ben tiens…

    Ouf
    Le 4 août, en audience collégiale, un assesseur soupire pendant une très longue plaidoirie. L’avocat : “Si ça vous ennuie, faut me le dire. La présidente : “On a quand même le droit de respirer”.

    Vite fait
    Le 7 août, à Amiens, la présidente : “Votre casier compte 46 mentions. On ne va pas tout lire. On va commencer à la 38e”.

    Pudique
    Le 21 août, pendant le délibéré, la “victime” roucoule avec l’homme accusé de violences conjugales. La présidente : “Non mais ils se roulent des pelles ! Retournez à votre place !”

    Actor’s studio
    Le 14 septembre, un prévenu qui en fait des tonnes parle au mur : “Laisse-moi tranquille !” Un avocat : “Pfff… Il le fait même pas bien”.

    La boucle est bouclée
    Le 29 septembre, aux Assises de l’Oise. L’ineffable Dr Petit, psychiatre, à propos de l’accusé : “Il voulait devenir surveillant de prison, ça n’a pas marché. Il a fini surveillé”.

    Eh bêêêêê dis donc !
    Le 29 octobre à Amiens, Fayçal évoque l’abattage rituel le jour de l’Aïd : “Le mouton, il faisait meuh-meuh !”

    Logique
    Amiens, le 5 novembre. La présidente : “Vous avez volé alors que vous étiez sous bracelet électronique !” Le prévenu : “Oui mais c’était dans le jour, et j’avais le droit de sortir”.

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    • Depuis cinq ans, chaque dimanche dans le Courrier picard, les Histoires de prétoire présentent non pas les plus importantes affaires du rôle d’audience mais les plus émouvantes, énervantes, cocasses, amusantes. La fidélité des lecteurs et les encouragements de certains confrères m’ont donné envie de les réunir dans ce blog, avec (car la maison ne recule devant aucun sacrifice) quelques autres articles que j’ai commis. Ces pages sont-elles réservées aux spécialistes du droit ou à quelques voyeurs qui se complairaient du malheur des autres ? Je ne le crois pas, tant ces tranches de vie me semblent au contraire universelles. Alors bonne lecture ! Et demandez-vous avec Victor Hugo : « Qui sait si l’homme n’est pas un repris de justice divine ? » Tony Poulain

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