Mario Richer entraîne les Gothiques d’Amiens pour la 4e année. Rencontre avec un Québécois au tempérament de feu marié au hockey et passionné de voyages.

    Mario Richer. Photo Fred Haslin
    Où avez-vous grandi Mario Richer ?

    Je suis originaire de Thurso, une petite ville du Québec dans la province de Gatineau. C’est au nord de la rivière, entre Montréal et Ottawa. Cette ville est connue pour son usine de pâte et papier et pour Guy Lafleur, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du hockey. Mon père travaillait d’ailleurs dans cette usine avec le père de Guy Lafleur. Aujourd’hui il y a une statue de Guy Lafleur dans la ville ! (Et la patinoire ainsi qu’une rue portent son nom, NDLR).

    Et vous, à quel âge avez-vous commencé le hockey ? Et puis d’ailleurs…vous avez quel âge ?

    Ça n’est pas un peu indiscret ce genre de question (rire) ? Je suis né en 65. Pour le hockey, j’ai commencé assez jeune. En même temps… j’habitais juste en face de la patinoire (sourire). J’ai beaucoup joué dans les collèges au Canada. Disons que c’est le niveau universitaire. J’ai aussi joué en France, à Avignon et à Deuil-la-Barre.

    À quel moment avez-vous basculé de joueur à coach ?

    Vers 20 ans. À la fi n de mes études. J’ai un double diplôme. L’un pour être professeur de sport et un autre en administration. J’entraînais beaucoup de Sport études à tous les niveaux (notamment l’équipe Intrépide de Gatineau au Québec, NDLR). J’ai aussi participé à des stages et des camps de perfectionnement à Los Angeles ou plus récemment au Japon. Côté équipes, j’ai entraîné plusieurs en Ligue de hockey junior majeur du Canada. Elles ont remporté trois fois la coupe du Président (gagnant des playoffs). Au Canada, j’ai aussi coaché l’équipe nationale senior. Mais j’ai aussi la chance d’être en Europe depuis 11 ans. J’ai notamment coaché en Autriche (les RedBulls Salzburg et Le Graz 99ers qui évoluent dans le championnat Elite autrichien).

     

    Ça vous plaît de coacher en France ?

    Je fais surtout en fonction des contrats, mais être en France, ça me permet de voyager facilement en Europe. Voyager c’est mon autre passion. Dès que j’ai quelques jours, je visite et je magasine (faire du shopping en Québécois, NDLR). J’aime beaucoup magasiner (sourire). Je suis déjà allé en Espagne, à Marrakech, en Turquie. Mes prochaines destinations seront le Portugal et l’Écosse.

    Avez-vous aussi visité la France ?

    Je vais assez souvent à Paris. D’ailleurs je me rends compte que j’ai davantage visité Paris que la région. Mais j’ai très peu de temps. Une fois que la saison a commencé, on passe notre temps à travailler. On peut parfois faire 30 heures en 2-3 jours.

    Quelle est la journée type de Mario Richer à Amiens ?
    Généralement c’est entraînement de hockey le matin, salle de musculation le midi et hockey l’après-midi.
    Vous avez de la famille ici, à Amiens ?

    Non. Enfin si, ma famille ici : c’est l’équipe de hockey. D’ailleurs j’habite tout près de la patinoire.

    Vous avez encore de la famille au Canada ?

    Oui. Je retourne au Canada une fois par an, pendant les congés internationaux.

    Votre contrat à Amiens doit se terminer à la fi n de la saison, savez-vous déjà où vous serez l’an prochain ?

    Non, quand je cherche un travail, c’est un peu comme si je roulais sur l’autoroute du hockey
    sauf que je ne sais pas encore quelle sortie je vais prendre (sourire).

    DU TAC AU TAC

    Quel est votre endroit préféré à Amiens ?

    Les cafés de la place Gambetta où je vais régulièrement boire un café avec mon adjoint
    (Antony Mortas, ndlr)

    Votre plat picard préféré ?

    J’en ai deux : la ficelle picarde et le gâteau battu.

    Votre expression picarde favorite ?

    « Brin » sans hésitation !

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