Louis Aguilar, le caméléon

    Avant d’être Musicien, Louis Aguilar, l’un des artistes qui montera sur la scène du festival Minuit avant la nuit, est surtout un passionné.

    Il aime le rock, la folk, l’electro pop, les tatouages, la photographie, le Japon, les reptiles mais aussi les objets chinés. C’est au milieu de tous ses trésors, dans sa maison du quartier Henriville à Amiens, où il vit avec sa femme et ses deux enfants, qu’il nous reçoit.


    Depuis quand faites-vous de la musique ?

    J’ai dû commencer vers 6 ou 7 ans. À cette époque, j’étais à l’école primaire, à Lille, dans une classe aux horaires aménagés pour faire de la musique. Moi, je ne savais pas que c’était une classe particulière, je pensais que tout le monde faisait ça.


    Vos parents sont musiciens eux aussi ?

    Mon père joue du piano et ma mère… elle aime les vieilles chansons (sourire).


    À quel moment vous êtes-vous dit : 
    « Plus tard je ferai de la musique » ?
    J’étais en CM2. À ce moment-là, j’allais lâcher la musique car ce que je faisais ne me plaisait plus vraiment. Et puis un jour, j’ai entendu le groupe Offspring. Et là, je me suis dit « je veux faire ça ! » Ma mère m’a prêté sa vieille guitare et je n’ai plus jamais arrêté de jouer. J’ai commencé à donner des concerts dans les bars à l’âge de 16 ans. J’avais une démo et je faisais le tour des établissements pour trouver des dates.


    Mais pour autant, au départ, vous n’aviez 
    pas l’ambition de devenir musicien professionnel…
    Non, je voulais être herpetologue (sourire). C’est-à-dire spécialiste des reptiles. J’ai eu plusieurs serpents ces dernières années. […] J’ai aussi voulu être tatoueur.
    J’ai toujours aimé dessiner. À ce moment-là, je revenais d’un séjour aux États-Unis où j’avais fait la connaissance d’un tatoueur de Lille. Je l’ai retrouvé en rentrant en France, j’ai commencé à travailler avec lui, notamment parce que je sortais avec une fille qui bossait là-bas.


    C’est aussi en rencontrant une fille que vous avez eu envie d’aller quelque temps aux États-Unis ?

    Oui j’avais fait une demande pour partir avec elle. Mais finalement, on s’est séparés avant le départ. Du coup, je ne l’ai pas suivie mais je suis quand même parti aux États-Unis. J’ai atterri dans le Missouri, dans un patelin de 10 000 habitants où il y avait une toute petite université. Je faisais toujours de la musique et il y avait un groupe qui reprenait des chansons de country et cherchait un guitariste. Le  chanteur était aussi champion de rodéo. Du coup, tous les week-ends, on partait en caravane sur des compétitions de rodéo. L’après-midi, le chanteur participait au tournoi et  nous, on montait la scène tout en priant pour qu’il revienne entier et qu’il puisse chanter le soir même, pour le concert.


    De retour en France, à Lille dont vous êtes originaire, vous avez continué à jouer ?
    Oui, et avec d’autres musiciens, j’ai monté le groupe : Louis Aguilar et les Crocolile tears. On a sorti l’album Close Your Eyes, You’re Invisible (novembre 2011) et on a fait pas mal de salles, de festivals… On a fait Bourges, on a fait le concours des Inrocks. Là on a été repérés, du coup on a fait un EP avec les Inrock Lab.


    Qu’est-ce qui vous a poussé à venir à Amiens ?
    Une fille encore une fois (sourire). Nous nous sommes rencontrés lors de mon tout premier concert à Amiens. C’était une amie de l’un de mes meilleurs potes. Lorsqu’on a voulu s’installer quelque part, elle m’a dit qu’elle ne  voulait pas vivre à Paris et moi, j’avais fait le tour de Lille  Sa famille était ici, alors on a choisi de vivre à Amiens. On a eu un appartement puis cette maison dans le quartier Henriville.


    Et depuis, vous avez créé un nouveau groupe ?
    Oui, j’ai toujours mon solo folk Louis Aguilar, je viens d’ailleurs de sortir mon 3e album « Oh boys », mais je fais aussi partie d’un duo : Week-end Affair que j’ai créé avec mon ami Cyril Debarge. On fait de l’électro-pop. On est d’ailleurs en train de préparer notre 3e album. Le deuxième album « Du rivage » est sorti en février 2018. On avait d’ailleurs tourné le clip à la piscine Vallerey – parce que Cyril adorait la fresque – juste avant qu’elle ferme définitivement ses portes.


    Quelles sont vos prochaines dates de 
    concerts ?
    Les prochaines dates de mon Oh Boys tour (son album solo, ndlr) sont en Belgique le 20 juin à Lasne, le 21 juin à Bruxelles, le 26 juin à Loos (Nord) et le 7 juillet au Main square festival à Arras.
    J’ai aussi plusieurs dates avec Weekend affair, notamment le 22 juin pour le Festival organisé par la Lune des Pirates
    « Minuit avant la nuit ». On est très contents de participer à ce festival.

     

    DU TAC AU TAC

    Vous êtes Amiénois d’adoption, quel est votre endroit préféré dans la ville ?
    Je dirais la lune des Pirates, j’y ai déjà joué plusieurs fois,
    j’aime bien cet endroit.
    Votre coin favori en Picardie ?
    Le Marquenterre parce que c’est sauvage. J’aime particulièrement Le Bout des crocs.
    Votre plat picard préféré ?
    Le gâteau battu !
    Votre expression picarde fétiche ?
    « Ch’père », j’ai toujours adoré cette expression.

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