Prince-Désir Gouano (Amiens SC): «Je savais que Dieu n’allait pas m’abandonner»

     

    Face à Rennes à domicile, Prince-Désir Gouano a retrouvé son brassard de capitaine et marqué de la tête le deuxième but de l’Amiens SC (2-1). Le défenseur amiénois se livre et revient sur le transfert à Andelercht qui n’a pas abouti, son arrêt maladie, la banderole déployée par les supporters, ses rapports avec ses coéquipiers, son coach, Dieu et son avenir à Amiens.

    Qui a décidé de vous redonner le brassard de capitaine ?

    Le coach mais il a dû s’entretenir avec les cadres. C’est une belle preuve de confiance. J’étais vraiment content et cela m’a montré à quel point il me faisait confiance et qu’il comptait sur moi cette saison.

    Les sollicitations d’Anderlecht, c’est fini, vous avez tourné la page ?

    C’est fini, j’ai tourné la page.

    L’offre d’Anderlecht vous a-t-elle déstabilisée ?Elle était intéressante mais le club (NDLR: Amiens SC) a estimé qu’elle ne l’était pas. C’est eux qui voient et j’ai respecté ce choix. Une fois que cela ne s’est pas fait, je suis revenu et j’ai travaillé. Mais mon début de saison a été bâclé. Avant de recevoir l’offre d’Anderlecht, j’étais blessé aux adducteurs. Je n’ai pas eu de préparation. À mon retour, je me devais de travailler dans l’ombre deux fois plus que certaines personnes. C’est ce que j’ai fait mais au début, cela ne marchait pas trop contre Lille. Puis à Strasbourg, c’était un peu mieux et ce soir face à Rennes, c’était nettement meilleur. Mais ce n’est pas fini. Je sais ce qu’il me reste à faire: bosser et bosser. Savourer ce succès avec mes coéquipiers et ma famille puis se remettre au travail.

    Comment se sont comportés vos coéquipiers ?

    Ils ont été vraiment sympas et irréprochables. J’ai beaucoup de respect pour eux.

    Que pensez-vous de l’attitude des supporters ? Ils ont déployé une banderole en vous faisant comprendre qu’ils n’avaient pas aimé votre geste parce que vous étiez en conflit avec le club et que vous aviez décidé de vous mettre en arrêt maladie et ce soir après votre but, ils ont scandé votre nom…

    C’est le football qui est comme ça. C’est l’homme qui est comme ça. Je ne leur en veux pas. C’était beau et on était en communion. Cela fait plaisir

    Avez-vous été blessé ?

    Un peu mais c’est de l’histoire ancienne maintenant. Je sais ce qu’il me reste à faire: bosser pour faire oublier tout ce qu’il a pu se passer.

    Vous aviez entamé une épreuve de force avec le club et étiez-vous prêt à aller jusqu’au bout ?

    On aurait pu aller jusqu’au bout mais c’est moi qui aie pris la décision de parler avec mon entraîneur qui m’a accordé beaucoup de confiance. C’est lui qui m’a donné le brassard la saison dernière. Il m’a fait part de ses projets pour cette saison et honnêtement, je me suis dit que je ne pouvais pas partir de la sorte. J’aurai pu aller jusqu’au bout mais le coach m’a accordé tellement de confiance que je devais lui rendre. Je devais lui renvoyer l’ascenseur pour le maintien et j’ai décidé de rester.

    En regardant votre carrière et le nombre de clubs (10) où vous avez évolué avant Amiens, n’avez-vous l’impression d’avoir déjà vécu ce genre de situation et d’avoir été rattrapé quelque part par votre passé ?

    Oui mais cela fait partie du passé et je n’ai pas envie d’épiloguer là-dessus sinon il faudra pas mal de pages pour ça. C’est digéré et je suis passé à autre chose. Je suis croyant. Je suis quelqu’un qui a la foi et je savais que Dieu n’allait pas m’abandonner. Il m’a montré encore une fois que je pouvais compter sur lui. J’ai gardé la foi dans mon coin et j’ai travaillé. Si les hommes doutaient de moi, il n’y a pas de souci car cela fait partie de la vie et de ma profession. Avant même d’être professionnel, je savais à quoi m’attendre dans mon métier.

    Vous donnez l’impression d’être redevenu un leader après ce but et cette victoire ?

    J’ai toujours été leader. Je suis comme ça que le coach me donne le brassard ou pas. J’ai toujours té comme ça. Je n’ai jamais triché. Cela fait partie de ma personnalité. Je viens de vivre une période un peu plus compliquée et là ça me sourit. On va profiter mais on ne va pas se reposer sur ça.

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    • Journaliste sportif pour le Courrier picard. De l’Amiens SC, du foot, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout... « Le vestiaire » vous ouvre ses portes et ce blog est destiné à toutes celles et tous ceux qui aiment le foot, le sport mais pas que… Après avoir connu  des descentes, des montées et 17 entraîneurs avec l’ASC, il était temps de raconter quelques souvenirs et de vous faire partager  ma première saison en Ligue 1. Autrement, différemment en portant aussi un regard sur les autres sports.

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