Lire : je ne suis plus bon qu’à ça.

    Pascal Lainé. (Photos issue d’une interview de l’auteur sur You Tube.)

    La dentellière, Pascal Lainé; Folio-Gallimard. Je viens de lire une longue et magnifique interview de Pascal Lainé par Jérôme Garcin. L’écrivain descend à fond son roman La dentellière qui lui valut le prix Goncourt en 1974. Il estime que ce bref roman aurait occulté le reste de son œuvre abondante et éclectique. Il a tort, Lainé. Ce texte est sublime. Ce portrait de jeune femme (Pomme) issue d’un milieu ouvrier qui rencontre Aimery, fils de famille fortunée et cultivée, demeure poignant. Ça se passe «dans un département en forme de betterave» (l’Aisne); Pascal Lainé fut, dans sa jeunesse, professeur de philosophie au lycée technique de Saint-Quentin. Dans l’interview, Lainé dit aussi que Pomme n’a jamais existé. Pas sûr: quand j’étais jeune journaliste localier à L’Aisne Nouvelle, à Saint-Quentin et que j’avais fait un long article pèlerinage sur La dentellière, j’avais reçu un mystérieux coup de téléphone d’une dame; elle m’avait certifié être la fameuse dentellière; elle précisa qu’elle avait souffert. Elle ne me dévoila pas son identité, me proposa un rendez-vous mais ne vint pas. Le mystère reste entier. Pascal, si vous me lisez, je vous en prie: dites-moi la vérité.

    L’Irrévolution, Pascal Lainé; Gallimard; coll. Le Chemin. Ce court roman, oublié et certainement détesté par son auteur, se situe au début des années 1970 dans un lycée technique. Un jeune professeur de philosophie tente de communiquer avec ses élèves, de futurs chaudronniers. C’est l’histoire romancée de l’auteur au lycée technique de Saint-Quentin. Encore sur le thème de l’incommunicabilité entre les classes sociales. Comme pour La dentellière. Ce roman, prix Médicis 1971 est carrément génial. PHILIPPE LACOCHE

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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