Confiné au jardin : des dizaines de Marine Vacth

    Le jardinier confiné adore ces jolies petites fleurs. Lecteur botaniste, si tu connais leur nom, écris-moi au journal; je transmettrai cette précieuse information au Confiné. (Photo : Philippe Lacoche.)

    Il faisait encore beau temps, ce jour-là. Le Confiné baguenaudait dans son jardin, l’âme légère. Soudain, son attention fut attirée par le muret qui sépare sa modeste propriété à l’immense pampa de Tio Guy. Il sait que les briques, depuis des années, sont recouvertes de lierre. Ce dernier est tenace, têtu, solide, envahissant comme cinq divisions allemandes en 1940. Par rapport au lierre, le Confiné est partagé. Amour et haine. Il apprécie cette belle plante aux feuilles d’un vert brillant. En revanche, il la trouve trop fougueuse et trop entreprenante; elle l’effraie et, surtout, elle lui donne du travail. Par endroits, elle a même endommagé les briques et les jointures du muret.

    Amoureux

    Chaque année, à plusieurs reprises, il est obligé d’y aller à la cisaille lourde comme on eût pu le dire d’une mitrailleuse. Mais, même avec cette sacrée cisaille, il ne parvient pas toujours à venir à bout des racines. On vous l’a dit: le lierre se tape l’incruste. Le Confiné se rapproche et aperçoit, parmi les feuilles de lierre, d’adorables et minuscules fleurs blanches piquetées d’un bleu tendre. Il n’a jamais été capable de savoir ce dont il s’agissait, mais il les aime; il leur voue même une manière de passion étrange. Il a compris pourquoi il y a peu: avec leur fraîcheur, leur fragilité adolescente, elles lui font penser à la comédienne Marine Vacth dont, en douce, il est follement amoureux. Lorsqu’il contemple ces fleurs minuscules dont il ne connaît pas le nom mais qui ont la fragilité du cresson (lecteurs horticulteur ou botaniste, si tu parviens à les identifier, écris-moi au journal; je transmettrai la précieuse information à l’étrange Confiné), il a l’impression d’avoir devant lui des dizaines et des dizaines de Marine Vacth. D’où son émoi. Confidence: il en pousse même devant sa maison et il refuse de les enlever. Tio Guy, parfois, quand il gare sa grosse motocyclette, les regarde, attendri. Peut-être, lui aussi, est amoureux de Marine Vacth.

    PHILIPPE LACOCHE

    Marine Vacth. (Photo : Allociné.)
    Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis !
    4
    J'AIMEJ'AIME
    1
    WOUAHWOUAH
    0
    J'ADOREJ'ADORE
    0
    HahaHaha
    0
    SUPER !SUPER !
    0
    TRISTETRISTE
    0
    GrrrrGrrrr
    Merci !

    Tags:

    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

    • Voir les commentaires

    Your email address will not be published. Required fields are marked *

    comment *

    • name *

    • email *

    • website *

    Vous aimerez également peut-être

    Malaval, suicidé dans les glaciales eighties

                                    Franck Maubert dresse le portrait du peintre talentueux et torturé, mais aussi et ...

    Très bel article sur le site littéraire de Nicolas Giorgi

    http://www.denecessitevertu.fr/2013/02/19/entretien-avec-philippe-lacoche-un-hussard-rouge-aux-yeux-toujours-aussi-bleus/ Commentez ou exprimez-vous grâce aux emojis ! 0J'AIME0J'ADORE0Haha0WOUAH0SUPER !0TRISTE0GrrrrMerci !

    Le marquis des Dessous chics lance son recueil

    Philippe Lacoche, écrivain et journaliste au Courrier picard, a eu la bonne idée d’éditer ...

    Robert Poiret.

    Tout est relatif dans cette fichue vie

    Retour de vacances. J’ai l’impression de t’avoir quittée il y a des années, lectrice ...

    L’infecte puanteur du nazisme

    Dans un roman magistral, Franz-Olivier Giesbert fait comprendre comment l’ignominie est née en Allemagne. ...

    Confiné au jardin : ces vieux fruits nouveaux

    Depuis qu’il se trouve en confinement, le jardinier s’intéresse à tout. Cet après-midi-là, il ...