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Les Dessous chics Littérature

Confiné au jardin : il ne pense plus qu’à bouffer !

Le ragoût créole arrangé (en haut) et le velouté de céleri. (Photos : Philippe Lacoche.)
Au cours de l’épluchage des légumes pour la confection du ragoût créole et du velouté de céleri. Vous remarquerez que notre cher journal sert à tout! Ici , deux pages du cahier sport. Que mes confrères de la rédaction locale veuillent bien me pardonner.
Le tout début de la confection du ragoût façon créole. Paul Morand a écrit “Tendres stocks”; le confiné pourrait écrire “Tendres saucisses”. (Pauvres petites bêtes!)
Le ragoût créole dans l’assiette. (Cette photographie, phallique, est déconseillée aux enfants.)
Le velouté de céleri : une vraie tuerie!

Le confinement réussit-il au jardinier confiné? La question reste posée. Une chose est sûre: il ne pense plus qu’à bouffer. Hier matin, levé d’excellente humeur après avoir jardiné, la veille toute la soirée, il a décidé de se mettre aux fourneaux. Il s’est d’abord concocté un velouté de céleri. Et disons-le tout de suite, lecteur, lectrices, ce fut une véritable tuerie! Un délice! À s’en évanouir ou à se rouler par terre de plaisir. Sans emphase aucune, on peut affirmer que le velouté de céleri-rave du confiné relève de l’orgasme gustatif. C’est peu dire. Et je suis bien placé pour en parler car, pour une foi (il a la réputation d’être un peu radin et assez sauvage, voire carrément bourru), il m’avait invité à déjeuner.

Cent vingt kilos!

À peine avais-je absorbé deux cuillères du délicieux potage que je me mis en quête de lui soutirer la recette. Ce ne fut pas simple. On dit le Breton buveur, l’Écossais radin, l’Allemand envahissant, l’Italien volubile, le Picard muché, eh bien le confiné est têtu et secret. Ce ne fut qu’au fromage (un Époisses crémeux, voire liquide, de haute qualité) qu’il consentit à lâcher le morceau. Voici donc la recette du velouté de céleri, façon confiné: pour quatre personnes. Un céleri-rave d’environ 400 grammes épluché et coupé en morceaux, 125 grammes de pommes de terre, une gousse d’ail, un cube de bouillon de volaille (ou de bœuf), un jus de citron, 60 cl d’eau, 30 cl de lait. Faites revenir doucement le céleri, les pommes de terre et l’ail dans un peu de beurre pendant cinq minutes. Ajouter l’eau, le bouillon cube et le citron, porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Mixer, ajouter le lait, et assaisonner (sel et poivre). Une vraie tuerie! En plat de résistance, le confiné proposa un ragoût de pois cassés la créole. Ce fou de confiné, qui ne possédait plus de pois cassés, remplaça ceux-ci par des pois chiches. Il faut reconnaître que les chiches valaient bien les cassés et qu’ils se mariaient très bien avec les épinards. Aux dernières nouvelles, le confiné pèserait presque 120 kilos. Après le 11 mai, Mesdames, Mesdemoiselles vous pourrez constater le désastre. PHILIPPE LACOCHE

 

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By Philippe Lacoche

Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog !
En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy.
En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll.

On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde).

Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.).
Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout.
Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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