Les coups de coeur du Marquis

    BEAU LIVRE

    Rodin se libère

    Comme le souligne l’artiste Alain Kirili, dans le texte de présentation, «en 1900 Rodin a soixante ans, il se libère de sa timidité de jeunesse vis-à-vis des femmes comme il en témoigne et atteint la joie infinie de pouvoir dessiner par centaines des œuvres érotiques pour le seul plaisir de leur exécution c’est-à-dire sans penser en termes de croquis pour une sculpture.» Ces dessins, on les retrouve dans ce livre magique et excitant. «Uniques dans leur liberté sauvage, la fraîcheur et l’audace de toutes ces femmes amoureusement crayonnées, découpées, aquarellées, nous frappent plus que jamais comme des confidences ou les clés d’une inspiration secrète», confie Philippe Sollers, dans l’autre texte de présentation. Fascinant. Ph.L.

    Rodin, dessins érotiques, Philippe Sollers et Alain Kirili; Gallimard; 109 p.; 32 €.

     

    Éric Sarner et l’épaisseur du vide

    Eric Sarner, deuxième à partir de la gauche.

    Poète, écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires, Éric Sarner (ici photographié lors du dernier Salon du livre de Boulogne-Billancourt, en compagnie de Philippe Jaenada) nous donne à lire un petit livre émouvant et rare. Émouvant, oui; le texte en prose, L’Épaisseur du vide conte, avec retenue et tendresse, son amitié subreptice pour Malek Alloula, écrivain algérien de langue française, décédé en février 2015 à Berlin (où réside souvent Sarner) d’une tumeur au cerveau. Il se souvient de la voix d’Alloula qu’il qualifie de «poivrée». Il constate aussi que «(…) si les petits rien nous touchent c’est parce que nous y sentons souvent plus de réel et de vraie grandeur que dans les grands tout». Le «Tombeau», lui, est constitué de beaux poèmes de Sarner. Ils font penser à Brautigan. Subtil, attachant. PHILIPPE LACOCHE

    Solitude des mots, Tombeau de Malek Alloula, précédé de L’Épaisseur du vide, Éric Sarner, Tarabuste Éditeur; 69 p.; 12 €.

     

     

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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