Les coups de coeur du Marquis…

    Ce passé qui rassure

    «On regrette à peu près tout, les triperies, les deux Allemagnes, les marchandes de quatre-saisons…» Deux amis se promènent dans Paris en devisant. De quoi parlent-ils? De ce qui les chagrine. Qu’est-ce qui les chagrine? Leur époque. Ils lui trouvent des défauts. C’est la preuve que ce sont deux hommes de goût. Philippe Dumas et Alain Paucard regrettent le temps où prendre un autobus en marche grâce à sa plate-forme était possible, où les buffets de gare n’étaient pas remplacés par des distributeurs de café. Ils ne regrettent pas pour le plaisir de regretter mais parce que la vie était plus agréable quand la laideur n’avait pas pris le dessus sur la poésie. Le passé rassure dans un monde qui inquiète. L’inventaire de Dumas et Paucard des formes et des situations disparues est l’amorce d’un renouveau. En tout cas, ils l’espèrent. Les dessins en couleur de Philippe Dumas sont des bonbons délicieux; les textes d’Alain Paucard distillent une nostalgie bienveillante et tendre. Leur livre est un mille-feuille de regrets poétiques. Superbe.

    Mille et un regrets, Philippe Dumas et Alain Paucard; Jean-Cyrille Godefroy; 80 p.; 24 €.

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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