Bons moments au Gaumont

    Il est jeune, cultivé, littéraire, cinéphile, passionné et dynamique. Alban Rastelli, 42 ans, est le nouveau directeur du cinéma Le Gaumont. J’ai déjeuné avec lui, l’autre jour, tout près de son lieu de travail, au restaurant Le 7e art. Je l’ai un peu questionné sur sa vie, sur sa carrière. Il m’a raconté. Né à Epernay, dans la Marne, famille corse originaire de Corte, il étudie le droit, obtient un Deug (le Deug existait encore; j’aimais le Deug, les francs, les frontières, les douaniers, les fromages au lait cru, les filles avec couettes, des panties et des Clarks, les Solex; je ne suis pas un être raisonnable ni un parangon des avant-gardes), mais n’a, au fond qu’une passion dans la vie: le cinéma. Il fait partie d’un ciné club art et essai, s’adonne à un contrat en alternance de projectionniste, œuvre pour une société de diffusion indépendante, travaille à Montargis, Le Havre et Reims, puis entre au groupe Gaumont, à Dijon, comme directeur adjoint. En 2007, il est nommé directeur du Pathé-Liévin, dans le Pas-de-Calais, puis de celui de Dammarie-les-Lys, en Seine et Marne, puis du Docks Vauban, au Havre, avant de diriger le Gaumont d’Amiens, depuis septembre dernier. Ses projets? L’extension imminente du lieu avec la création de trois salles supplémentaires (15 salles au lieu de 12).Car le Gaumont d’Amiens se porte bien grâce à une programmation diversifiée (25 à 30 films et 500 séances par semaine) et une ouverture culturelle tout à fait sympathique, avec notamment la diffusion, en live, des opéras du Metropolitan de New York, des animations diverses et des projets plus pointus comme la première projection publique du Minotaure, d’après Jean Cocteau, un film de danse en 3D présenté par la compagnie Arts’Fusion, du Havre, le 23 janvier, sur invitation. Au Gaumont, je m’y suis encore rendu, avec ma Lys, à deux reprises pour La Tempête, un opéra en trois actes de Thomas Adès et Meredith Oakes, et pour L’Air de rien, une comédie mélancolique, subtile, très française et délicate autour de l’admirable Michel Delpech, endetté jusqu’au cou mais aidé par l’huissier qui le poursuit (le génial Grégory Montel), fan de l’idole. Plongée dans la France régionale (ici le Limousin).

    Alban Rastelli, directeur du cinéma Le Gaumont, à Amiens. Novembre 2012.

    Beaucoup d’humour et de tendresse. Doux et lent comme la caresse d’une Ternoise des seventies.

    Dimanche 18 novembre 2012.

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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