Le printemps, le sucré-salé de Deauville, les salons et les copains

     

    Jacques Béal au cours de la conférence sur le quartier Saint-Leu, qu'il a donnée, il y a peu, au bar de la Comédie de Picardie, à Amiens.

     Le printemps est un ravissement pour les écrivains; j’en profite. En compagnie de Lady Lys, je me suis rendu au salon de Deauville où j’ai fait la connaissance de Yann Queffélec, sympathique et fraternel. Nous sommes allé boire des verres, fort tard dans la nuit, après avoir écouté l’étonnant et talentueux Jean-François Zygel qui donnait un concert axé sur l’improvisation. Zygel demandait aux spectateurs de lui souffler un mot (rêverie, pluie, joie, fin, etc.) et il faisait parler son piano. Un régal où pétillaient des mélodies et des harmonies d’une infinie délicatesse. Il pleuvait sur Deauville. Les bourrasques me décoiffaient et me donnaient une tête de fou. «Tou ressembles à Jack Nicholson», souriait Lady Lys alors que nous marchions sur les célèbres planches de la plage que Françoise Sagan et Bernard Frank avaient longuement arpentées avant de se «refaire» au casino. J’adore Deauville. Son côté sucré et clinquant dans l’air salé. Le sucré salé. J’y ai bien sûr retrouvé copines et copains (Marie, des éditions du Seuil – avec qui je n’ai pu m’empêcher d’évoquer Jean-Jacques Brochier et les heures de gloire du Magazine littéraire -, Claire Julliard, du Nouvel Observateur, Nicole – qui me dit le plus grand bien du romancier Paul Vialar – et Serge Dutfoy, dessinateur et pianiste émérite, etc.) Le 1er mai, je suis allé au salon d’Arras où j’ai croisé mes copains romanciers Valère Staraselki et Pierre Hanot. On a bien ri. Comme d’habitude. Avec mon confrère Jacques Béal, je rigolais bien quand il était grand reporter au Courrier picard. Aujourd’hui, Jacques profite d’une retraite très active puisqu’il ne cesse d’écrire.En 2008, il avait publié chez Michalon L’ange noir, une biographie de l’aviatrice Bessie Coleman, une Afro-Américaine qui apprit à piloter au Crotoy. Trois ans plus tard, il nous a donné à lire un excellent roman, Les Ailes noires (Presses de la Cité), une histoire romancée de Bessie au Crotoy. Jacques travaille actuellement à un roman intitulé Au sourire d’avril, une saga qui évoque 30 ans de la vie du quartier Saint-Leu, à Amiens (de 1950 à 1980).Sortie prévue en octobre prochain aux Presses de la Cité. Saint-Leu, thème d’une conférence qu’il a donnée, il y a peu, à la Comédie de Picardie, en compagnie de Cécile Marseille, conseillère municipale, férue d’histoire locale. Passionnant.

    Dimanche 6 mai 2012

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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