Pluie sur Paris, guerres, Allemagne et gueules cassées

     

    Louisa Young, écrivain anglais. Juin 2012.

    Ces derniers temps, il pleut souvent quand je vais à Paris. Il pleuvait lorsque j’arpentais la rue d’Aguesseau, dans le VIIIe arrondissement pour me rendre dans les salons de la Fondation des Gueules cassées, dans les locaux somptueux et chargés d’histoire de l’Union des blessés de la face et de la tête. Une soirée y était organisée à l’occasion de la sortie en France du best-seller anglais Je voulais te dire, de l’écrivain Louisa Young. Cette jolie blonde, qui parle très bien le français, avait à ses côtés le Pr Bernard Devauchelle, chef du service maxillo-faciale du CHU d’Amiens, et la sympathique Annette Becker, historienne. Le père de cette dernière, l’historien et écrivain Jean-Jacques Becker, se trouvait dans la salle. «Je suis venu écouter ma fille», me dit-il au moment des petits fours. Puis nous évoquâmes Blaise Cendrars, non sans passion. Quelques jours plus tard, il m’envoya «Blaise Cendrars et “La Main coupée”», un long article qu’il a écrit, en1994, avec Stéphane Audoin-Rouzeau pour la revue Guerres mondiales Conflits contemporains. Un texte passionnant. Il y est rappelé que si Cendrars s’est engagé dans la Légion et dans l’abominable conflit c’est qu’il «déteste les Boches». Voilà qui est clair. La guerre. La pluie sur Paris. L’Allemagne encore. Je me suis rendu, le weekend dernier, à l’ancienne gare de Sèvres, transformée en salle de spectacles, pour assister à l’excellente pièce Scènes de chasse en Bavière, de Martin Speer, mise en scène par Christian Termis. (C’est Lou-Mary – elle joue dans la pièce – qui m’avait invité.) J’ai aimé cette œuvre; elle évoque les malheurs d’un jeune homme étranger au village, qui se voit soupçonné d’être homosexuel par toute la population. Homophobie dégueulasse, crade. Méchancetés et mesquineries des «braves gens».Un texte noir qui plombe mais qui incite à la réflexion. Le lendemain, il pleuvait sur Bagnolet quand je suis allé interviewer le jeune humoriste Thomas VDB. Cette fois, on a bien rigolé; on a parlé de rock’n’roll. Je l’ai photographié devant l’immense photo de Sparks qui trône dans son salon. Thomas est né le 1er mars 1977, soit un mois avant que je n’intègre la rédaction de Best. Ça ne nous rajeunit pas, tu ne trouves pas, lectrice adorée?

    Dimanche 1er juillet 2012.

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    • Ca y est, lectrice, mon amour! J’ai mon blog ! En fait, j’en ai deux (de blogs) : celui-ci dessous (chics) hébergé par mon cher Courrier picard et celui hébergé sur le site de la revue La Règle du Jeu, de Bernard-Henri Lévy. En ce qui concerne ce blog du Courrier picard, j’y parlerai des trois choses les plus importantes dans la vie : les filles, la littérature et le rock’n’roll. On y retrouvera certaines chroniques des « Dessous chics », mon rendez-vous culturel et dominical du Courrier picard, certains bouts d’interviews que, faute de place, je ne peux publier, des commentaires divers sur l’air du temps, des rencontres, des coups de coeur et des coups de gueule… Et pour me faire de la pub, je parlerai sans complexe de mes bouquins. (Pourquoi se priver de se faire du bien quand, d’un seul coup, on devient puissant, grâce à ce fichu blog, presque le maître du monde). Je ne publierai que les commentaires des filles. Ceux, velus et répugnants, des mecs, seront censurés, sauf ceux qui diront du bien de moi. (Ce qui, je le sais, n’arrivera pas.). Voilà, lectrice, ma fée humide, mon ange terriblement sexué, tu sais tout. Jette-toi sur mon blog comme sur mon corps : dévore-le. Dévore-moi, gourgandine!

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    • MASTIN

      Bonsoir,
      je ne suis pas lecteur du Courrier picard.Je le regrette. Et je ne sais pas dans quelle rubrique le papier auquel j’adresse ce commentaire a été rédigé. Et je le regrette. Je ne sais pas qui est son auteur, je le regrette également. Mais finalement, ce que je regrette le plus est peut-être de lire un si mauvais papier qui parle de tout et de rien, d’une “belle blonde” et vivant dans le Sud-Ouest je crois qu’on évoque alors une blonde d’Aquitaine, pour les urbains, une vache… puis une sympathyque Annette Becker… et son père qui aimé l’écouter…. Y-a

      • Philippe Lacoche

        Merci de votre commentaire qui me fait bien plaisir, et montre que vous avez bien lu, cher (chère?) Y-a. Pour information : il s’agit d’une chronique. Mais vous ne devez pas connaître ce genre journalistique et littéraire. Bien à vous. Ph.L.

    • MASTIN

      Bonsoir,
      je ne suis pas lecteur du Courrier picard.Je le regrette. Et je ne sais pas dans quelle rubrique le papier auquel j’adresse ce commentaire a été rédigé. Et je le regrette. Je ne sais pas qui est son auteur, je le regrette également. Mais finalement, ce que je regrette le plus est peut-être de lire un si mauvais papier qui parle de tout et de rien, d’une “belle blonde” et vivant dans le Sud-Ouest je crois qu’on évoque alors une blonde d’Aquitaine, pour les urbains, une vache… puis une sympathyque Annette Becker… et son père qui aimé l’écouter…. Y-a

      • Philippe Lacoche

        Merci de votre commentaire qui me fait bien plaisir, et montre que vous avez bien lu, cher (chère?) Y-a. Pour information : il s’agit d’une chronique. Mais vous ne devez pas connaître ce genre journalistique et littéraire. Bien à vous. Ph.L.

    • MASTIN

      Bonsoir,
      je ne suis pas lecteur du Courrier picard.Je le regrette. Et je ne sais pas dans quelle rubrique le papier auquel j’adresse ce commentaire a été rédigé. Et je le regrette. Je ne sais pas qui est son auteur, je le regrette également. Mais finalement, ce que je regrette le plus est peut-être de lire un si mauvais papier qui parle de tout et de rien, d’une “belle blonde” et vivant dans le Sud-Ouest je crois qu’on évoque alors une blonde d’Aquitaine, pour les urbains, une vache… puis une sympathyque Annette Becker… et son père qui aimé l’écouter…. Y-a

      • Philippe Lacoche

        Merci de votre commentaire qui me fait bien plaisir, et montre que vous avez bien lu, cher (chère?) Y-a. Pour information : il s’agit d’une chronique. Mais vous ne devez pas connaître ce genre journalistique et littéraire. Bien à vous. Ph.L.

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